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Dernière modification : 13/01/15 à 13:55

23 octobre 2007

 

 

Le CEFRIO saisit mal les avantages de l'édition en ligne

 

Sur le site Internet du Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO), on peut lire que l'organisme «est un centre de liaison et de transfert qui regroupe plus de 160 membres universitaires, industriels et gouvernementaux ainsi que 57 chercheurs associés et invités. Sa mission : aider les organisations à être plus productives et à contribuer au bien-être des citoyens en utilisant les technologies de l'information comme levier de transformation et d'innovation. En partenariat, le CEFRIO réalise partout au Québec des projets de recherche, d’expérimentation et de veille stratégique sur l’appropriation des TI. Ces projets touchent l'ensemble des secteurs de l'économie québécoise tant privé que public. Les activités du CEFRIO sont financées en majeure partie par ses membres et par le gouvernement du Québec, son principal partenaire financier.»

 

Avec une telle mission, on peut s'attendre à ce que cet organisme saisisse tous les avantages propres à l'Internet en différents domaines spécifiques, y compris l'édition en ligne. Or, le CEFRIO publie un périodique sous le nom «Réseau CEFRIO 2006» en version papier et en version numérique (PDF) qu'il vend au même prix, une véritable aberration compte tenu que la version numérique coûte une infime fraction du prix de production de la version papier. Tout éditeur en ligne sait fort bien qu'on ne peut pas offrir la version papier et la version numérique au même prix. En fait, l'éditeur en ligne s'oblige à refiler cette économie de coût aux lecteurs, par respect de cet avantage que lui procure l'édition numérique en ligne.

 

Comment le CEFRIO peut-il présenter dans sa revue «le point de vue d’experts sur le passage d'une société basée sur le savoir vers une économie axée sur l'innovation» si ses propres pratiques ne témoignent pas des avantages de l'édition en ligne, une nouvelle discipline reconnue comme une innovation de taille dans le monde du livre?

 

C'est l'histoire du cordonnier mal chaussé puisque le CEFRIO prétend se pencher en priorité sur six axes de recherche, dont la gestion du savoir et l'usage d'Internet :

 

EN PRIORITÉ, SIX THÈMES DE RECHERCHE

 

Axé vers l'innovation sociale et organisationnelle, le CEFRIO oriente ses travaux de veille et de recherche dans des secteurs névralgiques pour le Québec : éducation, santé et administration publique; et sur les thématiques suivantes : compétitivité des entreprises, gestion du savoir et usages d'Internet.

 

Source : site Internet du CEFRIO

 

Eh! Bien, l'un des usages de l'Internet, mesdames et messieurs du CEFRIO, c'est l'édition en ligne que vous pratiquez malheureusement comme s'il s'agissait d'édition traditionnelle. Personnellement, je n'ai recensé aucun internaute québécois qui offre la version papier et la version numérique de son travail, oeuvre littéraire ou autres, à un seul et même prix.

 

Au CEFRIO l'économie réalisée avec l'édition numérique sur l'édition papier est réservée aux membres qui se voient offrir la version numérique de la revue gratuitement: «Revue Réseau CEFRIO 2006 - Version PDF Membres du CEFRIO : PDF gratuit via l'extranet». Or, le CEFRIO compte seulement 161 membres selon le rapport annuel 2007 de l'organisme. Autrement dit, l'offre gratuite ne représente pas une grosse dépense puisque la version numérique est produite pour une petite fraction du coût de production de la version papier, tel que précisé ci-dessus.

 

Réserver la gratuité uniquement est à ses membres va à l'encontre de la culture de gratuité qui règne sur l'Internet et prive la population du retour auquel elle est en droit de s'attendre dans le cas d'un organisme subventionné par l'état. Le budget total du CEFRIO en 1987 est de 3,573,780$ et 1,223,070$ provient des taxes et des impôts des citoyens, soit un peu plus de 34%. (Source) Cette aide est accordée parce que le CEFRIO vise à «aider les organisations à être plus productives et à contribuer au bien-être des citoyens en utilisant les technologies de l'information comme levier de transformation et d'innovation.» Mais quand on vend un PDF d'une revue 25.00$ pièce, le CEFRIO est loin de cet objectif. La productivité et le bien-être sont avant tout une affaire d'individus, de citoyens bien informés et, pour ce faire, le libre accès à l'information est essentiel mais ce n'est pas le cas avec la revue du CEFRIO, même si un tiers du financement de l'organisation provient des citoyens par le biais de leur gouvernement.

 

Qui plus est, le citoyen se trouve à financer une organisation dont il ne peut pas devenir membre même s'il est plus souvent qu'autrement au coeur de la recherche car «seules les organisations peuvent devenir membres du CEFRIO». (Source)

 

En résumé, non seulement le CEFRIO saisit mal les avantages de l'édition en ligne mais sa perception du bénéfice citoyen laisse nettement à désirer.

 

 

P.S. : Même pour une organisation non subventionnée, il ne serait pas logique de vendre la version papier et la version numérique de sa revue au même prix.

 

 

 

 

Extrait de la page du site Internet du CEFRIO où est annoncée la revue

 

 

 

 

Page du site Internet du CEFRIO où est annoncée la revue

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Source

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

 

 

 

23 octobre 2007

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