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Dernière modification : 13/01/15 à 13:54

9 novembre 2007

 

 

HISTOIRE D'UNE HEUREUSE RETROUVAILLE SUR LE WEB

 

Une dame de 75 ans de Beauceville publiée sur Internet

 

 

Âgée de 75 ans, Madame Thérèse Veilleux est la preuve que nos aînés peuvent faire bon ménage avec les nouvelles technologies pour en profiter pleinement et se révéler au monde et à leurs proches, au même titre que les jeunes.

 

En effet, peu de gens savent que cette dame, enseignante de profession, fut promue «Chevalier de l’Ordre International de la Renaissance des Arts et des Lettres de France» en 1973, qu’elle recevra l’année suivante le «Diplôme de Médaille d’argent au 6e Grand Concours International de l’Académie Internationale de Lutèce» (Paris) pour son poème inédit «Jour d’Amour» et qu’elle sera élue à la

présidence de la Société des poètes canadiens-français en 1976.

 

À cette époque, elle rencontre un jeune adolescent, poète en herbe, dont elle perdra la trace pour le retrouver près 30 ans plus tard… sur Internet. Il est devenu éditeur en ligne sur le WEB. C'est donc en ces mots que madame Veilleux s'adresse à la Fondation littéraire Fleur de Lys:

 

 

Bonsoir Monsieur Guay,

 

Comme vous avez signé le courriel ci-après, j'imagine que c'est vous et non pas un employé qui a effectivement répondu à ma demande d'information. Je m'imagine donc que je vais m'adresser à André Guay.....

 

J'ai une petite anecdote à vous raconter.

 

Un jour - dans une autre vie , dans les années 70 ++ , je crois - je suis passée prendre un adolescent quelque part à Lévis... pour l'amener à une rencontre quelconque de la Société des Poètes canadiens-français. À  Québec ou à Montréal... je ne sais plus.

 

C'était un jeune homme très volubile, sûr de lui, qui avait des projets plein la tête  et assez de fougue pour "virer le monde à l'envers"... Déjà poète de coeur, de tête et d' écriture, il fallait l'écouter vous parler comme un pro. Un bel ado, avec toute sa candeur et sa naïveté non encore écorchées par la vie et qui affichait déjà une  détermination de vivre peu commune. Il s'appelait : André Guay.

 

Je ne l'ai jamais revu.

 

De mon côté, j'étais une femme dans la quarantaine, mère de cinq enfants dont deux avaient peut-être son âge, ce qui me rendait sans doute plus sensible au bouillonnement de tous les rêves qu'il semblait entretenir.

 

J'étais aussi et surtout une  grande passionnée de poésie  qui trouvait un immense bonheur à assister aux rencontres de la "défunte" S.P.C.F." dont j'étais à l'époque secrétaire, je crois, puis ensuite trésorière aussi en remplacement d'un démissionnaire et finalement, j'en étais devenue la Présidente à l'automne 1976... jusqu'à ma démission forcée moins d'un an après pour cause d'épuisement professionnel et de maladie car  à cette époque, je travaillais aussi à la C.E.Q.

 

Il y a deux ans environ, une amie m'a suggéré de voir sur Internet une maison d'édition bien spéciale où notre ancien collègue Jean Aubut avait publié un recueil de Poésie. C'était bien sûr votre maison d'édition. Votre nom a attiré mon attention mais... celui que j'avais connu ne s'appelait pas  "Serge-André"  ???

 

Je suis revenue fouiner sur le site à quelques reprises mais ce n'est que récemment que votre photo m'a vraiment intriguée... Chercher dans des souvenirs de 30 ans (?) des traits d'un visage vu une fois, ça peut effectivement intriguer mais ça n'apporte pas de certitude.

 

La semaine dernière, en classant des  revues Poésie, j'ai retrouvé une petite plaquette de poèmes  - présentée par Reine Malouin (voir aussi), notre chère Reine - dont le titre était : Lueur de solitude et dont l'auteur était André Guay. Je suis donc retournée visiter votre site

 

Puis en lisant votre biographie, je me suis rendu compte que vous étiez l'ado décrit plus avant...

 

Vous avez maintenant 50 ans... ou presque... je viens d'en avoir 75... Il semble bien que vous ayiez réalisé plus de rêves que je ne l'ai fait en ce qui concerne les lettres.

 

À  part un petit recueil publié en 83 chez Les Éditions à Mains Nues   de Pierre Lapointe, je n'ai pas publié... par négligence... parce que je me trouvais trop vieille à 50 ans ??? Les éditeurs de l'époque n'auraient pas été très intéressés à publier une cinquantenaire... et surtout pas de la poésie.

 

Et voilà que maintenant, j'aimerais m'offrir la réalisation de ce rêve, pour mes enfants surtout. Ma fille aînée qui est bibliothécaire à l'UQAM ne cesse de me demander quand je vais publier.

 

Mais avant de parler un peu plus de mes projets, je veux vous dire que votre CV est assez "époustouflant" et quand on a connu l'adolescent, on se dit qu'il n'a pas trahi l'image de lui qu'il donnait. Bravo!

 

Sincèrement
Thérèse Veilleux

 

 

La lecture de courriel m'a procuré un grand bonheur en éveillant d'heureux souvenirs de mon adolescence au cours de laquelle j'ai eu l'immense plaisir de rencontrer les auteurs membres de la Société des Poètes Canadiens-Français, notamment madame Thérèse Veilleux.

 

La Fondation littéraire Fleur de Lys est très heureuse de vous offrir le fruit de cette retrouvaille : «Je mettrai le feu à ton Âme».

 

 

 

 

NOTES

 

La Société des Poètes Canadiens-Français a été fondé en juin 1923 par Francis Desroches et Louis-Joseph-Doucet. Elle s'inscrit dans l'histoire de la littérature québécoise en ce qu'elle a fortement contribué à faire écho à la poésie d'ici à la fois dans les milieux littéraires et au sein de la population. La Société publia une revue trimestrielle intitulée «Poésie». Le Vol. 1, No 2, publié au printemps 1966, compte 24 pages (24 cm) et offre des textes de Alfred Des Rochers, Jovette Bernier, Gilles Vigneault, Suzanne Paradis, Alain Grandbois, Alice Lemieux-Lévesque, Reine Malouin... Le numéro suivant, Vol. 1, No 3, suivra à été 1966, toujours avec 24 pages (24 cm), et on peut y lire des textes de Rosaire Dion-Lévesque, Simone Routier, Marie Laberge, Yves Mongeau, Ernest Pallascio-Morin, Jean Royer, Georgette Lacroix, Madeleine Guimont... J'ai eu l'insigne honneur d'être accepté à titre de membre de la Société en 1973 à l'âge de 16 ans. L'année suivante, je fus nommé directeur du concours national de poésie organisé par la Société. Je me souviens encore de mes retours à la maison après l'école où m'attendait à mon grand étonnement, non pas quelques lettres de participation, mais des grosses poches de courriers livrées par la Société canadienne des postes. Cette responsabilité m'a donné le privilège de discuter de poésie avec les membres directeurs de la Société dont Georgette Lacroix, Thérèse Veilleux et Reine Malouin, cette dernière acceptant de préfacer mon tout premier recueil de poésie, une plaquette de quelques pages intitulée «Lueur de solitude». Je garde de très heureux souvenirs de cette période de ma vie.

 

 

 

 

Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

 

 

 

9 novembre 2007

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