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Dernière modification : 13/01/15 à 13:55

12 décembre 2007

 

Le retard du Québec

dans le domaine de l'édition en ligne

 

 

«Pour innover, la présence des médias est nécessaire»

© EiTBNET

 

 

Le titre est celui d'un texte publié par eitb 24, la Chaîne basque de nouvelles et d'information, le 2 novembre dernier.

 

«Pour innover, la présence des médias est nécessaire» était notre stratégie de départ: miser sur les médias pour expliquer aux Québécois cette innovation qu'est l'édition en ligne.

 

 

 

L'article de la eitb 24 parle du «journalisme d'innovation», un concept de David Nordfors, directeur des programmes dédiés à ce nouveau type de journalisme à l'université Standford et en Suède. Vous pouvez vous rendre sur le site Internet de eitb 24 pour lire cet article. La Chaîne eitb 24 a également produit une vidéo (en anglais). Voir ci-dessus ou sur le site de eitb 24.

 

 

* * *

 

 

À lui seul, le titre de cet article («Pour innover, la présence des médias est nécessaire») résume une part importante de la philosophie à l'origine de la création de la Fondation littéraire Fleur de Lys. Nous misions sur les médias pour informer et familiariser la population québécoise à l'édition en ligne puisque cette dernière est sans contredit l'une des plus importantes innovations dans le milieu du livre depuis plusieurs années. Notre espoir d'une couverture de presse soutenue par la presse québécoise relevait du comportement exemplaire des médias européens et américains qui n'ont pas hésité à intégrer le sujet parmi les actualités à suivre de près, et ce, dès l'apparition de l'édition en ligne au cours des années 90. C'est du moins ce que nous avions relevé lors de notre étude de marché de cette nouvelle économie du livre en 2002. Bref, pour nous, le succès de l'édition en ligne au Québec passait nécessairement par les médias.

 

Malheureusement, cinq ans plus tard, nous devons nous rendre à l'évidence que l'édition en ligne a très peu retenu l'attention des médias d'ici malgré nos efforts. Nous avons obtenu quelques articles ici et là dans la presse écrite et un seul reportage à la télévision nationale mais ce n'est pas suffisant. Car nous constations à chaque jour que la population québécoise connaît très peu l'édition en ligne et les enjeux en cause. Il va s'en dire qu'une majorité de Québécois considère l'édition électronique, l'édition numérique, l'impression à la demande, l'encre électronique,... comme des concepts futuristes qui sont ailleurs des réalités bien palpables. Comme partout ailleurs dans le monde, la population québécoise s'informe d'abord et avant tout à l'aide des médias. Ainsi, lorsqu'un sujet est absent de ses médias, la population demeure dans l'ignorance.

 

Nous avons même constaté que la majorité des responsables québécois de la chaîne du livre, les premiers concernés par l'édition en ligne, sont tout aussi ignorants ou mal informés sur le sujet que la population qu'ils desservent.

 

À la question «Que pensez-vous de notre projet d'ouvrir la premier maison d'édition en ligne au Québec», monsieur Louis Dubé, alors responsable au secteur de l'édition à la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) répondra en 2002: «S'il n'y en a pas, c'est qu'il n'y a pas de demande.» Or, la demande pour l'édition en ligne est présente partout où le marché du livre traditionnel est saturé et c'est le cas au Québec comme dans la majorité des pays occidentaux industrialisés. Cette saturation force les éditeurs à refuser plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention. C'est dans ce contexte que l'édition en ligne se présente comme une alternative souhaitable pour soutenir la diversité éditoriale, les éditeurs traditionnels étant contraints d'appliquer des critères de sélections commerciaux et de publier uniquement les meilleurs vendeurs. Affirmer qu'il n'y a pas demande pour l'édition en ligne au Québec est donc un signe d'ignorance.

 

À la question «Savez-vous en quoi consiste l'édition en ligne?», madame Ginette Desmarais, agente de développement culturel attachée à la Direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec, répondra tout simplement en 2006: «Non». Pourtant, on s'adresse ici à une agente de «développement» culturel employée au ministère qui est de loin le premier concerné par l'avenir du livre.

 

Un an plus tard, le 10 juillet dernier, son patron, monsieur Pierre Aubry, directeur de la direction de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du Québec comparera notre site Internet d'édition en ligne à un «YouTube» du livre pour affirmer que nous sommes uniquement des «marketers» et non pas des éditeurs. Il nous soupçonne alors de mettre en ligne sur notre site les manuscrits tel que nous les recevons, sans aucun travail éditorial, comme le font les internautes avec leurs vidéos sur le site YouTube. Évidemment, il n'en est rien et ce n'est là qu'une preuve de plus de l'ignorance d'un responsable concerné par l'édition en ligne, ne serait-ce que parce que le pionnier dans le domaine est sur son territoire et qu'il doit répondre à ses demandes. Monsieur le directeur est visiblement mieux informé du fonctionnement de YouTube que de l'édition en ligne. Faut-il s'en étonner? Non. Les médias parlent régulièrement de YouTube et très peu de l'édition en ligne.

 

Même si cette agente de développement culturel et ce directeur travaillent au sein du ministère de la Culture et des Communications du Québec, ils ne connaissent pas davantage l'édition en ligne que la population. Pourquoi? Parce que ces employés du ministère, à l'instar de la population en général, s'informent d'abord et avant tout auprès des médias et ils se limitent à cette information plus souvent qu'on se l'imagine, et ce, même s'ils disposent de sources d'informations privilégiées au sein du gouvernement.

 

À preuve, l'agente de développement culturel nous disait ne rien trouver pour sa fille au sujet des démarches à suivre pour devenir éditeur. Nous l'avons référé à un document disponible au sein même de son ministère, document que nous avions déniché lors de notre étude de marché en 2002. Cette agente de développement culturel aurait eu plus de chance d'apprendre l'existence de document si les médias en avaient parlé. Loin de moi l'idée de soutenir que les médias devraient parler de tous les documents gouvernementaux disponibles mais nous avons ici encore une preuve de la primauté des médias sur toutes autres sources d'information même auprès de professionnels.

 

La référence aux médias est devenue à toute fin pratique le premier réflexe de notre société. Si les médias ne parlent pas d'un sujet donné, on ne le connaît pas.

 

Le problème, c'est que les médias ne parlent pas de tous les sujets. Avec la somme d'information diffusée dans les médias, on a généralement l'impression du contraire. La population en général croit que les médias parlent de tout et même parfois de rien. Seuls ceux qui tentent de faire parler d'eux, de leur organisation ou leur cause par la presse savent que les médias ne parlent pas d'emblée de tous les sujets, qu'il s'agisse ou non d'une nouveauté. Le devoir d'information est soumis au fait qu'informer, c'est choisir, et que choisir, cela se fait suivant des politiques éditoriales spécifiques à chaque média.

 

Ainsi, plusieurs croient que les médias sont les mieux placés pour choisir l'information à diffuser. Ils ont l'impression que si les médias ne parlent pas d'un sujet donné, c'est qu'il ne s'agit pas d'un sujet suffisamment important pour être soumis à la population.

 

Toute la question est de savoir comment assurer le développement d'une innovation lorsque les médias privilégient les sujets déjà populaires? Au départ, une innovation n'est pas connue; elle est dans l'ombre. C'est ici qu'entre en scène le «journalisme d'innovation», un type de journalisme lui-même peu connu.

 

Le concept et l'expression «journalisme d'innovation» date de quelques années seulement. En effet, c'est en 2003 que David Nordfors professeur au Standford Centre for Innovation in learning  crée et développe la notion de journalisme d'innovation. Aujourd'hui, David Nordfors dirige les programmes dédiés à ce nouveau type de journalisme à l'université Standford et en Suède.

 

 

«David Nordfors explique que "le journalisme d'innovation" est la combinaison du journalisme économique, technologique, politique et culturel, qui offre la possibilité de se rapprocher de l'innovation depuis un point de vue différent. C'est un concept nouveau et une valeur communautaire nouvelle.

Nordfors a également déclaré à eitb24.com que "pour que l'innovation fasse partie de la société, il est indispensable que les médias parlent d'elle". Il affirme de plus, qu'innover est introduire quelque chose de nouveau dans n'importe quel domaine, cette introduction a besoin de communication et la communication requiert une sorte de langage. Une nouveauté nécessite un langage nouveau pour être diffusée. Et justement c'est le travail journalistique: les médias répandent ce nouveau langage et permettent susciter la connaissance et la discussion. Il ne s'agit pas seulement d'intéresser le public en général à l'innovation mais de créer un lien pour la création d'un réseau, une communauté d'innovateurs.»

 

 

SOURCE :

 

eitb 24, la Chaîne basque

de nouvelles et d'information

 

 

Au départ, on pourrait croire que le journalisme d'innovation consiste à informer la population au sujet des différentes innovations qui s'offrent à elle ou qui ont le potentiel de changer dans la société dans laquelle elle vit. Ainsi perçu, le journalisme d'innovation n'apporte rien de nouveau. Les médias traitent d'innovations presque tous les jours ou à la moindre occasion. Le journalisme d'innovation va beaucoup plus loin que la simple annonce d'une innovation. Il aide cette innovation à faire partie de la société.

 

Pour ce faire, il faut d'abord que les médias initient et familiarisent la population avec le langage propre à cette innovation. Au cours de la rédaction de ce texte, j'ai reçu un appel téléphonique d'une auteure du Saguenay qui a été informée du travail de notre maison d'édition en ligne à la lecture d'un double article paru dans l'édition du 18 novembre dernier dans le Progrès-Dimanche sous le titre: «Un projet cher enfin réalisé - ''L'édition en ligne c'est l'avenir'' Hélène Beaudet Proulx». Madame Proulx est une auteure dont l'oeuvre a été édité en ligne par notre fondation et elle peut être très fière de cette couverture de presse car il est très rare au Québec qu'un livre édité en ligne occupe la une littéraire d'un grand quotidien. La journaliste Christiane Laforge a fait un excellent travail et la direction de la rédaction a fait preuve d'une ouverture d'esprit peu commune puisque le double article occupait une pleine page avec une photographie de l'auteure, sans aucune publicité. Évidemment, cet article a suscité l'intérêt de quelques auteurs dont celle qui vient de me téléphoner pour de plus amples informations. Cette auteure pensait que «l'édition en ligne» consistait uniquement à publier sur Internet le texte intégral d'un manuscrit. Cela se fait mais ce n'est qu'une des possibilités de l'édition en ligne. En fait, il y a plusieurs types d'édition en ligne, chacun ayant une appellation propre. En Europe et aux États-Unis, les médias ont traité abondamment de l'édition en ligne et ainsi initié la population aux différentes possibilités. Au Québec, le sujet est retenu rarement par les médias et ces derniers se limitent souvent dans leurs propos. L'expression «édition en ligne» donne encore lieu à toutes sortes de perceptions plus ou moins justes.

 

Par exemple, lorsque l'éditorialiste Mario Roy du quotidien La Presse écrit: «Il y a 15 jours, à Montréal, le Forum sur la littérature nationale a proposé plusieurs initiatives destinées à prendre place dans l'univers électronique, où le retard de l'édition québécoise est flagrant, a constaté Stanley Péan, président de l'Union des écrivains (UNEQ)» (source), que faut-il entendre par «l'univers électronique» dont il est question dans le monde de l'édition québécoise? L'univers électronique est très vaste et le mot «électronique» a d'innombrables sens aujourd'hui, même dans les limites de l'édition. Autre exemple, de quoi s'agit-il lorsque l'éditorialiste parle de «numérisation des oeuvres» ? (source) Est-il question de numérisation sous la forme de textes dans lequel nous pourrons effectuer des recherches, si oui, est-ce que le livre ainsi numérisé sera accessible sous la forme d'un fichier de traitement de texte ou sous la forme de PDF? S'agit-il simplement de photographies des pages, si oui, comment seront-elles accessibles? Le terme «numérisation» ne peut pas être utilisé sans une définition précise auprès d'une population qui n'a pas été initiée au langage propre de cette innovation. Le profane se trouve plongé dans un sujet auquel il n'a pas été initié. Or, c'est pourtant à lui que s'adressent les innovations dont il est question. Autrement, l'innovation demeurera à jamais marginale et accessible à une minorité d'initiés.

 

Et c'est encore plus vrai dans le domaine du livre au Québec où les commerçants n'ont pas la force d'imposer aux médias les innovations de leur secteur comme le font les autres. Prenons l'exemple du téléphone cellulaire. L'innovation fait désormais partie prenante de la société et c'est en grande partie en raison de l'implication des médias qui ne se sont pas contentés de dire que l'innovation existait mais qui l'ont expliquée (et l'expliquent encore). Et c'est parce que la population a ainsi été familiarisée avec le téléphone cellulaire que les compagnies du secteur se sont multipliées. Il n'y a rien de plus difficile pour une entreprise d'introduire une innovation au sein de la population sans le support des médias. Car l'entreprise doit non seulement mettre en marché le produit de son innovation mais aussi et surtout faire de l'éducation populaire au sujet de l'innovation elle-même jusqu'à ce que les intéressés puissent en maîtriser le langage et en discuter, une tâche impossible sans les médias. Une fois la population initiée à l'innovation, les compagnies peuvent se multiplier plus aisément.

 

Un des aspects les plus importants du journalisme d'innovation est d'être multidisciplinaire. Il se doit d'aborder tous les aspects de l'innovation proposée:  scientifiques, technologiques, financiers, industriels, commerciaux, culturels, politiques, sociaux,... Habituellement, les nouvelles au sujet des innovations se retrouvent dans la section dédiée à la technologie ou aux affaires. On isole alors un ou deux aspects de l'innovation. Le journalisme d'innovation propose d'en aborder tous les aspects dans une approche multidisciplinaire plutôt que sectorielle.

 

Dans le cas de l'édition en ligne, la rédaction des médias nous renvoyait presque systématiquement à la section «Technologie». Parfois, même la direction de la section «Livres», pourtant directement concernée par l'édition, nous référait à la section «Technologie». C'est l'approche sectorielle: «Tout ce qui concerne ceci, vient ici. Tout ce qui concerne cela, va là.».

 

Mais les politiques éditoriales des différentes sections d'un média ne sont pas toujours très claires. Par exemple, au quotidien montréalais La Presse, on nous référait à la section «Technologie» et cette dernière nous renvoyait à la section «Arts & Spectacles» qui nous renvoyait à son tour à la section «Technologie». Bilan: le quotidien La Presse n'a jamais parlé de notre maison d'édition en ligne, même s'il s'agit de la première en ce domaine au Québec.

 

Autre exemple, nous tentions depuis plusieurs mois d'attirer l'attention de la direction du cahier «Livres» du quotidien montréalais Le Devoir. Finalement, ce sera le chroniqueur des nouvelles technologies qui nous accordera une couverture de presse. C'est notre différent avec une maison d'édition de France au sujet de l'usage du mot «manuscrit» dans l'adresse de notre site Internet qui captivera l'attention de ce chroniqueur. Bilan: le quotidien Le Devoir a publié un article intitulé «Technologie: Rififi autour d'un mot - Un éditeur français réclame l'exclusivité du mot ''manuscrit'' dans l'adresse de son site Internet» dans la section «Technologie», moins de dix lignes dans la section «Livres».

 

Ces deux derniers exemples nous démontrent à quel point l'approche journalistique sectorielle peut être catastrophique pour certaines innovations. C'est sans doute pourquoi, selon son concepteur David Nordfors, le journalisme d'innovation se définit aussi comme un état d'esprit partagé par l'ensemble des journalistes et non pas uniquement comme une spécialité.

 

L'objectif ultime du journalisme d'innovation est formulé en ces mots par le journaliste de la eitb 24 à la suite d'une entrevue avec David Nordfors: «Il ne s'agit pas seulement d'intéresser le public en général à l'innovation mais de créer un lien pour la création d'un réseau, une communauté d'innovateurs.» Appliqué à notre domaine, le journalisme d'innovation aurait pour but de nous aider à créer un réseau d'auteurs publiés en ligne et une communauté de lecteurs de ces auteurs, voire un réseau d'éditeurs en ligne.

 

De tels réseaux existent en France et dans plusieurs autres pays européens tout comme aux États-Unis. Pourquoi n'est-ce pas le cas au Québec? Une part importante de la réponse se trouve dans la couverture de presse du sujet. C'est du moins ce que nous avons constaté lors de notre étude de marché en 2002. Les médias européens et américains sont revenus (et reviennent encore) régulièrement sur le sujet auprès de la population ce qui a entraîné la création de réseaux d'éditeurs en ligne, d'auteurs et de lecteurs. Et c'est l'avènement de ces réseaux au sein de la population qui a forcé le politique à s'intéresser au sujet. La couverture de presse a précédé la mobilisation politique en faveur de l'édition en ligne.

 

À la question «Qui sont les responsables du retard dans le domaine de l'édition en ligne, tout comme dans l'ensemble du nouvel univers électronique du livre?, le premier en liste est donc la presse québécoise. Dans une société d'information telle que la nôtre, les médias se doivent d'assumer leur immense influence sur l'opinion publique et, par conséquent, sur les gouvernements. Si les médias québécois avaient pratiqué le journalisme d'innovation face à l'édition en ligne dès son apparition au milieu des années 90, le Québec et le Canada ne seraient pas à ce point en retard dans le domaine. Aujourd'hui, plusieurs auteurs québécois se font éditer en ligne à l'étranger, notamment en France et aux États-Unis où la presse a permis de développer le secteur avec des réseaux qui s'étendent désormais jusqu'au Québec.

 

 

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Pour en savoir plus au sujet du «journalisme d'innovation»:

 

The Innovation Journalism Blog

 

Published Stuff by David Nordfors

 

David Nordfors Clips

 

Innovation Journalism Official Site

 

Innovation Journalism at Stanford

 

Innovation Journalism in Sweden

 

Innovation Journalism in Slovenia

 

Innovation Journalism in Finland

 

The INJO Doer - stories by Injo fellows

 

European Journalism Center

 

Innovation Journalism in Wikipedia

 

INNOVMORE & Brasil-start-up

 

( Informacyde )

 

Le Monde

 

The Future of Innovation Journalism (vidéo)

 

WordPress.com

 

Innovation Journalism

 

 

 

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Serge-André Guay, président

Fondation littéraire Fleur de Lys

contact@manuscritdepot.com

 

 

Suivi de presse

 

http://www.quebec-politique.com/article560.html

 

 

 

12 décembre 2007

 

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