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28 décembre 2007
Bilan
littéraire 2007 de la Fondation littéraire Fleur de Lys,
pionnier de
l'édition en ligne au Québec
PARTIE II
Quelques mots
Nous ne croyons pas
que le gouvernement du Québec a l'intention de moderniser cette loi en faveur de
la nouvelle économie du livre sur Internet parce qu'il serait ainsi forcé de
briser le monopole éditorial qu'il a lui-même contribué à créer en complicité
avec les éditeurs traditionnels (qu'il a lui-même agréés).
Notre analyse de la
situation nous a aussi incités en conclure que la Loi sur le développement des
entreprises québécoises dans le domaine du livre est non seulement exclusive
mais en défaut avec l'article 19 de la
Déclaration universelle des droits de l'homme.
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Déclaration universelle des droits de l'homme
Article 19
«Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce
qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et
celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations
de frontières, les informations et les idées par quelque moyen
d'expression que ce soit.»
Source |
Le droit à la liberté
d'expression ne se limite pas à la liberté d'écrire de l'auteur car il «implique le
droit (...) de répandre, sans considérations de frontières, les informations et
les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.» Le droit à la liberté
d'expression implique donc un droit à la liberté de diffusion, ce qui inclut
l'édition d'une oeuvre et le livre à titre de «moyen d'expression».
Ainsi, en limitant son aide financière aux livres publiés par les éditeurs
agréés, le gouvernement du Québec privilégie un seul moyen d'expression alors
que la Déclaration universelle des droits de l'Homme stipule qu'il ne doit pas y
avoir de discrimination selon le moyen d'expression. On peut lire dans cette
déclaration : «le droit (...) de répandre, (...), les informations et les idées
par quelque moyen d'expression que ce soit.» L'un de ces moyens d'expression est
l'édition en ligne.
La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre
du gouvernement du Québec contrevient donc à la Déclaration universelle des
droits de l'Homme adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en excluant
l'édition en ligne de ses programmes d'aide à l'édition.
* * *
En résumé,
l'environnement québécois dans lequel évolue la Fondation littéraire Fleur de
Lys est hostile à l'édition en ligne. Après cinq ans de travail pour influer sur
l'attitude du gouvernement du Québec et des acteurs de la chaîne du livre notre
démarche demeure vaine. En cette fin de 2007, il fut décidé d'abandonner toutes
relations avec le gouvernement du Québec parce qu'il nous décourage au lieu de
nous encourager en plus de nous manquer de respect (voir
l'historique de nos relations gouvernementales).
Dans le contexte où
nous souhaitons demeurer optimismes, il vaut mieux que la Fondation littéraire
Fleur de Lys revienne à ce qu'elle était au départ, une fondation familiale, la
cause d'un couple, Serge-André Guay et Renée Fournier, deux bénévoles qui en
espèrent un emploi en servant les auteurs et les lecteurs les plus audacieux de
notre société.
La priorité 2008 :
notre projet de librairie café
Serge-André Guay, président et éditeur
Renée Fournier, secrétaire trésorière et libraire
Fondation littéraire Fleur de Lys
28 décembre 2007
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