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IMPRESSION À LA DEMANDE / PRINT-ON-DEMAND
Définition
Impression à la demande / Print-on-demand / Publish-on-demand [Mode
d'impression sur papier privilégié par la micro-édition]
− Tirage par impression numérique d'un exemplaire papier à la fois à la demande expresse de chaque
lecteur.
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L'expression
«Impression à la demande» est une traduction de l'expression anglaise
«Print-on-demand». L'impression à la demande est née aux États-Unis d'Amérique
au milieu des années 90. Elle est rendue possible grâce aux technologies
d'impression numérique.
Elle permet de
reproduire un livre à raison d'un seul exemplaire à la fois à la demande expresse
de chaque lecteur. Contrairement au processus habituel qui oblige l'éditeur à
imprimer plusieurs exemplaires à la fois avant même d'en avoir vendu un seul,
l'impression à la demande est lancée après la commande du lecteur. Ainsi, chaque
exemplaire imprimé est un exemplaire vendu à l'avance. L'impression à la demande
permet donc d'éviter les frais d'un tirage élevé, les coûts d'entreposage et de
distribution de masse, et les frais liés aux exemplaires invendus. Les risques
financiers de l'édition sont alors réduit à leur plus simple expression. En fin
de compte, l'impression à la demande résulte en un choix plus vaste de titres
pour les consommateurs.
Il n'y a pas
d'économie d'échelle avec l'impression à la demande, contrairement à
l'impression traditionnelle (Offset) où le prix de l'exemplaire baisse avec le
nombre d'exemplaires commandé. Autrement dit, avec l'impression à la demande, le
coût de l'exemplaire est fixe qu'importe le nombre d'exemplaires commandés. Le
coût fixe de l'exemplaire imprimé à la demande est généralement plus bas que le
coût d'un petit ou d'un micro tirage par impression traditionnelle en raison des
frais élevés de lancement de la presse Offset.
Généralement,
l'impression à la demande est retenue par les éditeurs en ligne sur Internet et
ou autre éditeur qui n'a pas de distribution dans les réseaux de ventes
traditionnelles. Il faut comprendre que la distribution en librairies oblige
l'éditeur à commander l'impression de plusieurs centaines voire plusieurs
milliers d'exemplaires, ce qui n'est pas rentable avec l'impression à la
demande. Bref, l'impression à la demande est le choix privilégié des petites
maisons d'édition à distribution limitée, y compris les éditeurs en ligne sur
Internet.
Informations complémentaires
Confusion entre «Print-on-demand» (Impression à la demande)
et «Publish-on-demand» (Publication à la demande)
Des sources américaines nous invitent à ne pas confondre «Print-on-demand»
avec «Publish-on-demand». Ces sources indiquent que l'expression
«Publish-on-demand» est une exploitation malheureuse de l'expression
«Print-on-demand» par les éditeurs à compte d'auteur. Aux États-Unis
d'Amérique, les termes «publish» (publier) et «publisher» (éditeur) font
référence à la commercialisation du livre en incluant cette dernière. Or, le
prix de l'éditeur américain à compte d'auteur n'inclut pas généralement de
services de commercialisation, mais le laisse croire en utilisant le terme «publish-on-demand»
tout en se présentant comme un «publisher» (éditeur traditionnel / éditeur à
compte d'éditeur), ce qu'il n'est pas, d'où l'invitation à éviter toute
confusion.
Notez qu'au Québec, certains éditeurs à compte d'auteur offrent des services
de commercialisation du livre pour un coût additionnel à celui du service
d'édition (production et impression du livre).
Dans tous les cas d'édition à compte d'auteur, il faut se méfier du nombre
d'exemplaires que nous offre ou que nous commandons à l'entreprise.
L'enthousiasme voire l'euphorie de l'auteur l'incite souvent à surévaluer
les ventes potentielles, donc à commander des centaines voire des milliers
d'exemplaires. Et dans le cas où l'auteur achète à l'éditeur un service de
distribution en librairies, le tirage minimum imposé sera de 300 à 500
exemplaires pour couvrir l'ensemble du Québec. L'expérience démontre que la
plupart des auteurs ne recouvrent pas leur investissement de départ en
raison de nombre limité d'exemplaires vendus lors des trois premiers mois en
librairies, période à la suite de laquelle les libraires retournent à
l'éditeur les invendus pour faire place à d'autres nouveautés dont ils
espèrent un meilleur rendement. Parfois, suite à ces retours, l'éditeur
facturera des frais d'entreposage des invendus si l'auteur n'accepte pas de
les entreposer chez-lui ou ailleurs. Bref, l'auteur qui souhaite diminuer
les risques se tournera vers un éditeur à compte d'auteur qui offre
l'impression à la demande.
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Serge-André Guay, président et éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys