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Dossier
La culture, une affaire industrielle et économique ?
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«Si les
questions culturelles sont désormais couramment abordées sous l’angle
économique, ce n’est donc pas seulement en raison d’un « changement de
mentalités », mais parce qu’elles ont été plus que jamais déplacées sur
le terrain de l’économie et de la finance.»
Dubois, Vincent, « La
vision économique de la culture :
Éléments pour une
généalogie », BBF, 2001, n° 2, p. 31-34
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internet
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«Un
débat passionné agite régulièrement les bibliothécaires, notamment ceux
qui exercent en bibliothèque publique, autour des principes qui motivent
les acquisitions : faut-il suivre les demandes exprimées par les
usagers, ou au contraire affirmer avec force des choix culturels et
éducatifs ?»
Calenge, Bertrand, « La
collection entre offre et demande ? », BBF, 2001, n° 2, p. 40-48
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internet
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«La
notion de public est entrée dans le sens commun de toute réflexion sur
la culture et la communication comme étant le synonyme d’un « pôle
récepteur » toujours défini par rapport à un « pôle émetteur » qui
fabrique, crée et diffuse une offre destinée à être proposée à des
individus dans des conditions déterminées.
Ces conditions constituent les individus en « public », éventuellement à
leur insu, voire à leur corps défendant : la constitution du public en «
cible », la formulation des objectifs, en terme « d’impact », ne sont
pas des métaphores anodines. »
Le Marec, Joëlle, « Le public : Définitions
et représentations », BBF, 2001, n° 2, p. 50-55
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internet
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«Entre
la célèbre incantation de Malraux appelant à créer les « cathédrales de
la culture », comme conditions (nécessaires et presque suffisantes) de
l’accès du peuple à cette même culture, et le souci de segmenter une
population en multiples publics dont on décortique les desiderata, il
s’est écoulé moins d’un demi-siècle. Et pourtant, quel fossé entre la
flamboyante certitude de la culture révélée, et la scrupuleuse recherche
de la congruence ! Un fossé ? Peut-être pas tant que cela. Et si, somme
toute, l’attention portée aux usagers n’était qu’un masque ? Les
recherches actuelles laissent planer un doute : le « public » pourrait
n’être qu’un étrange artefact créé pour légitimer les entreprises
volontaristes des institutions culturelles… et la diffusion culturelle
être toujours fondée sur l’offre.»
Calenge, Bertrand, « Editorial », BBF,
2001, n° 2, p. 1
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«Elle
commençait à se faire longue, la comédie de la Culture. J'y figurais
depuis trop longtemps. Acteur serait beaucoup dire. Depuis près de trois
ans, j'étais directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la
Culture. Mais pas un jour n'avait passé sans que je me demande ce qu'un
tel titre pouvait bien vouloir dire, sans que me trouble ce mélange de
pouvoir et d'art que la politique culturelle de l'État tente de rendre
légitime. C'est ce soir-là que je me dis: "Allez, il faut s'en aller." »
Gilles Guénette, « FORMER » LA DEMANDE? «
FAVORISER » L'OFFRE?, Le Québécois libre
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«L'économie
de la culture est une branche de l'économie
s'intéressant aux aspects économiques de la création, de la distribution
et de la consommation d'œuvres d'art.
Longtemps cantonné aux
beaux-arts et aux
spectacles vivants dans la tradition anglo-saxonne, son spectre
s'est élargi depuis le début des
années 1980 à l'étude des particularités des
industries culturelles (cinéma,
édition de livres ou de musique) ainsi qu'à l'économie des institutions
culturelles (musées, bibliothèques, monuments historiques).»
Wikipédia
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Les caractéristiques économiques de la
culture
et son financement
par M. Jean-Pierre
Pellegrin, économiste
Montage Power
Point
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Économie de la culture
par M. David Throsby
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Économie et culture
« Dans l'économie
informationnelle, ce sont les idées, les concepts, la création de la
valeur sociale des biens et services qui constituent les ressources les
plus importantes. Les industries culturelles, "industries de
l'imaginaire" alimentent pour une large part les réseaux et les supports
informationnels. Soumises aux impératifs de la rentabilité économique,
elles se sont regroupées pour former un oligopole qui ne favorise guère
le pluralisme. L'importance économique grandissante de la culture
peut-elle être reconnue et analysée sans céder à l'économisme ambiant ?
Comment concilier la logique du marché fondé sur le profit et la logique
de la culture orientée vers la création du lien social et
l'épanouissement artistique ?»
par Mme Joëlle FARCHY
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Par delà les industries
culturelles,
l'émergence du capitalisme
culturel
«Par le biais des mécènes,
le développement économique a pu contribuer à la culture. Aujourd'hui,
les révolutions technologiques favorisent la captation du culturel par
l'économie. Les productions et les marchés de l'information, de la
connaissance et du divertissement s'élargissent. Par delà les industries
culturelles, art et culture sont incorporés dans une large gamme de
produits. Dans le monde, une part importante de la culture se trouve
soumise aux lois du marché, de la propriété, du profit et de
l'accumulation capitaliste. Elle devient, par delà la science et la
technique, une force productive, un instrument de production, un capital
au service des entreprises et des États.»
par Jacques Delcourt,
Professeur émérite
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DERNIER AJOUT - 7 AOÛT 2007 |
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À propos du retard
économique du Québec
- L'impossible dialogue?
«Il n'en demeure pas moins
qu'il est absolument essentiel et incontournable d'avoir une conception
pluraliste de la vie. Autrement, il y a des conséquences réelles et bien
plus importantes que celle de s'incliner devant les discours économiques
autosuffisants. Il y a un appauvrissement important de la vie si l'on se
restreint seulement aux facteurs économiques. De plus, on tombe dans un
piège: celui du rétrécissement de la vie. Cela peut-être considérés
avantageux par certains qui ont tout intérêt à voir disparaître de
nombreux enjeux de la sphère publique... »
Le Devoir, édition du mardi 7
août 2007.
par Jean-François Lessard, Auteur du livre
récemment paru L'État de la nation, Liber 2007, Membre de la Chaire de
recherche en Mondialisation, Citoyenneté et Démocratie.
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