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Ce type de tests de mouvement des
yeux n'est pas nouveau. Louis Cheskin, pionnier des études de motivation
d'achat des consommateurs, exécutait de pareils tests sur des emballages
et des publicités de produits dans les années cinquante. Je parle
abondamment du sujet dans mon livre «Comment motiver les consommateurs à
l'achat» dont la version numérique est offerte gratuitement sur ce site
(cliquez
ici).
Lors d'un test
de mouvement des yeux, on apprend
essentiellement trois choses:
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1. |
Qu'est-ce qui attire
l'attention? |
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2. |
Qu'est-ce qui retient
l'attention? |
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3. |
Quel
est le pourvoir de communiquer de ce
qui retient l'attention? |
Une grosse surprise : un texte
qui a retenu l'attention sur Internet est davantage lu
que le texte qui a retenu
l'attention dans un quotidien, grand format et tabloïd
Les chercheurs du
Poynter Institute ont fait
une découverte importante lors de l'édition 2007 de leur étude du mouvement des
yeux des quotidiens, format et tabloïd, et des sites Internet:
les gens lisent beaucoup plus que le laisse entendre le mythe à l'effet que les
gens feuillettent ou naviguent et lisent peu leurs médias papier ou en ligne. Et
plus surprenant encore, on lit davantage les textes sur Internet qui ont retenu
l'attention que les textes des quotidiens papier.

(Source)
En moyenne, les gens ont lu 77% des textes publiés en
ligne qui ont retenu leur attention, comparativement à 62% pour les quotidiens
grand format et à 57% pour les quotidiens de format tabloïd. Autrement, on lit
davantage un texte qui attire notre attention sur Internet que le texte qui
attire notre attention dans un quotidien. Il faut dire qu'il y a moins
d'éléments qui distraient l'oeil sur une page Internet où le texte occupe toute
la page que dans un quotidien où l'on retrouve plusieurs articles sur une même
page.
Une autre surprise d'envergure:
le texte en ligne sur Internet est davantage lu
peu importe le style du lecteur
contrairement au texte publié dans un quotidien
Les chercheurs se sont intéressés ensuite au style de
lecture en formant deux catégories de lecteurs: les lecteurs méthodiques et les
lecteurs «scanner» (scanning reader).
Le méthodique lit le texte de haut en bas sans trop
balayer la page. Et il lira l'article en entier même si ce dernier se trouve sur
deux pages. Il va aussi relire certains passages ou éléments accompagnateurs de
l'article (citations encadrées, graphiques, légendes des photographies,...). Sur
Internet, le méthodique utile les menus et les barres de navigation pour
localiser un texte et ensuite il ira lire ce dernier.
Le lecteur «scanner» se promène sur la page balayant les
grand titres et les autres éléments en présentation. Il lit une partie du texte
puis saute sur les photographies ou autres éléments sans revenir à la même place
dans le texte. Sur Internet, le lecteur «scanner» regarde un peu partout dans la
page web pour choisir un texte et ensuite le lire.
L'étude révèle que 75% des lecteurs de quotidiens
imprimés sont méthodiques dans leur lecture. Sur Internet, 50% sont méthodiques
et 50% sont du type «scanner».
La conférencière a attiré notre attention sur les types
de lecture en proportion de la quantité de texte lu dans un article.

(Source)
Notez bien, on ne parle pas ici du pourcentage des
textes lus parmi l'ensemble des textes publiés dans l'édition d'un quotidien ou
d'un site Internet mais du pourcentage d'un texte lu, par exemple: «l'article
est lu à 77%.
Le pourcentage d'un texte lu sur Internet s'élève à 77%
et varie peu en fonction du type de lecture: méthodique (78%); «scanner» (77%).
Cependant, le lecteur méthodique lit une plus grande proportion du texte que le
lecteur de type «scanner», 65% dans le cas d'un grand format et 66% dans le cas
d'un tabloïd. C'est le pourcentage de lecture d'un texte du lecteur de type
«scanner» de tabloïd qui est le moins élevé, seulement 45%.
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