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Dernière modification : 08/07/08 à 14:59

Plusieurs médias ont un tel système de traitement de l'information émise par leur auditoire. Monsieur Pineau a souligné que si le quotidien montréalais La Presse avait eu un tel système d'échange avec ses lecteurs lors de l'effondrement de la structure du nouveau centre d'entraînement du Canadien le 25 février dernier (voir), on aurait sans doute eu des photographies des travailleurs et des passants pour alimenter la nouvelle avant même que le photographe du journal arrive sur les lieux.

 

Selon monsieur Pineau, les pionniers de ce système d'utilisateurs générateurs de contenus sont sans doute les coréens qui ont lancé en l'an 2000 un site Internet alimenté à 80% par des coréens qui ne sont pas des journalistes mais qui sont souvent témoins directs d'un événement. Le site se nomme Oh! my news. Ce qui est intéressant, c'est qu'une rémunération est rattaché aux meilleures contribution. On permet aussi aux lecteurs de verser un pourboire à l'auteur d'un texte qu'ils ont trouvé intéressant. Monsieur Pineau a rapporté qu'un auteur d'une critique du gouvernement coréen a reçu pas moins de 30,000$ en pourboires des autres lecteurs.

 

La publication des contributions des simples citoyens est devenue pratique courante dans plusieurs médias, y compris CNN avec le site iReport qui se vante d'avoir plus de 80,500 «iReporters» à travers le monde.

 

 

Notre commentaire

 

La conférence de monsieur Pineau était intéressante mais elle nous rappelle qu'il se fait encore très peu de choses au Québec en faveur des utilisateurs générateurs de contenus. Il faut mentionner que ces derniers contribuent à la démocratisation des médias et à une meilleure réponse des besoins en informations au sein des populations. Pour accepter la contribution de ses lecteurs et de ses téléspectateurs, il faut savoir se remettre en question, accepter que le témoin d'un événement est souvent mieux placé pour en parler qu'un journaliste qui ne l'a pas vécu ou qui n'a rien vu. C'est le journalisme citoyen. Malheureusement, ce nouveau type de journalisme n'a pas encore réellement pris son envol au Québec alors qu'ailleurs dans le monde on s'y ouvre de plus en plus.

 

 

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