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Notre commentaire
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La tournure
que semble prendre le développement des livres électroniques (appareils
de lecture) en décevra plusieurs.
En effet,
selon les dires de monsieur Rives, certains éditeurs envisagent mettre
en marché leurs propres appareils de lecture. Monsieur Rives a fait
allusion au groupe Hachette qui envisage offrir un livre électronique
avec des fonctions spécifiques adaptées aux livres de son catalogue.
On sait déjà
que le quotidien français Les Échos offre son propre appareil de lecture
portable.
Pis encore, il
s'avère que le livre électronique deviendra un support publicitaire à
l'instar du papier électronique lui-même. Le lecteur électronique du
quotidien Les Échos affiche le logo du journal (voir ci-contre). Les
Échos ont même offert un appareil de lecture avec le logo de Citroën, de
quoi distraire passablement le lecteur. |
Jusqu'ici, le livre a échappé à la publicité (quoique certains écrivains
furent accusés de placement de produits dans les textes de leurs livres,
choisissant une marque plutôt qu'une autre). Et il ne faudrait pas que cela
change, tant dans le support de lecture que le contenu. Ouvrir un livre
électronique pour voir apparaître à l'écran une publicité ne sera pas
apprécié.
De plus, s'il faut acheter plusieurs appareils de lecture différents en
raison de formats de fichiers de livres numériques spécifiques à tel ou tel
éditeur, encore telle ou telle librairie comme le cas du Kindel d'Amazon, je
crois que les lecteurs n'aimeront pas faire les frais d'une pareille guerre
de formats. Sans universalité, tant dans les formats que dans les appareils,
le livre électronique connaîtra un succès limité.
Il faut donc espérer qu'un livre électronique s'impose davantage que les
autres, à l'instar du iPod, par exemple.
Serge-André Guay, président
Fondation littéraire Fleur de Lys
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