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Contrairement à la plupart des pays européens, les gouvernements du
Canada et du Québec n'ont pas encore pris position face au nouveau monde
du livre sur Internet, y compris face à l'édition en ligne. Nos
gouvernements accusent donc un retard considérable qui est devenu au fil
des ans rien de moins que de l'immobilisme à l'égard de la nouvelle
économie du livre.
C'est
dans ce contexte que fut lancée officiellement la Fondation littéraire
Fleur de Lys en juin 2003 après une étude de marché de 9 mois.
Aujourd'hui, la fondation est reconnue comme le pionnier de l'édition en
ligne au Québec. On lui attribue ce titre parce qu'elle fut :
-
la
première à opérer avec un véritable contrat d'édition;
-
la
première à offrir à la fois des exemplaires numériques et des
exemplaires papier;
-
la
première à opter pour l'impression à la demande, c'est-à-dire,
l'impression d'un exemplaire à la fois à la demande expresse de
chaque lecteur, comme cela se fait là où l'édition en ligne s'est
développée.
On doit
aussi reconnaître que la Fondation littéraire Fleur de Lys est :
Le titre
de pionnier dans un domaine donné annonce rarement un développement
facile. À l'image de l'explorateur, le pionnier avance souvent dans un
jungle intense et hostile. Ce fut et c'est encore le cas de la Fondation
littéraire Fleur de Lys même après cinq ans de travail acharné. Le
retard des gouvernements du Québec et du Canada à adopter des politiques
favorables au développement de
l'édition en ligne demeure le principal obstacle rencontré depuis notre
lancement en juin 2003. La Fondation littéraire Fleur de Lys ne peut compter uniquement
que le support financier de ses auteurs et de leurs lecteurs.
Cette
section vous présente l'histoire détaillée de nos relations
gouvernementales, question de ne pas laisser le temps en altérer le
souvenir.
Résumé
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2002
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2003
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JUIN - Lancement du projet par la mise en ligne d'un site d'information
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JUIN - Demande d'une subvention discrétionnaire de 10,000$ à la ministre
de la Culture et des Communications du Québec, madame Lyne Beauchamp.
Refusée.
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JUILLET - Claude Fournier, directeur général de la
conservation, Bibliothèque nationale du Québec, répond à notre lettre de
demande d'appui: «Votre projet, qui présente
beaucoup d'intérêt, vise à répondre à des besoins réels dans le monde de
l'édition». Monsieur Fournier refuse la reproduction de sa lettre sur
notre site. Nous la publions tout de même, et ce, en nous appuyant sur
la loi d'accès à l'information.
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JUILLET - Hélène Bernier, directrice des arts visuels, des arts
médiatiques et de la littérature, Conseil des arts et des lettres du
Québec, répond à notre lettre de demande d'appui: «D'entrée de jeu,
permettez-moi de vous féliciter pour une telle initiative: le milieu des
lettres ne peut que profiter de telles perspectives de promotion et
diffusion. Qui plus est, l'accent que vous semblez mettre sur la relève
est tout aussi prometteur. (...), je vous réitère toute mon admiration
pour votre entreprise et vous souhaite le plus grand succès.»
Madame Bernier refuse la reproduction de sa lettre sur
notre site. Nous la publions tout de même, et ce, en nous appuyant sur
la loi d'accès à l'information.
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OCTOBRE - Demande d'une subvention de 80,831$ dans le cadre du programme
Culture canadienne en ligne du ministère Patrimoine canadien du
gouvernement du Canada. Refusée.
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DÉCEMBRE - Incorporation sur la Troisième partie de la loi des compagnie
du gouvernement du Québec.
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DÉCEMBRE - Lettre ouverte adressée aux gouvernements et publiée dans le
quotidien Le Soleil de Québec.
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DÉCEMBRE - Rencontre avec Kim Fontaine-Skronski, conseillère politique
responsable du livre et de la lecture, auprès de la ministre de
l'époque, Lyne Beauchamp. Cette dernière nous informe que notre demande
de subvention discrétionnaire de juin dernier a été perdue.
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DÉCEMBRE - Nouveau dépôt de la demande de subvention discrétionnaire de
10,000$ à la ministre de la Culture et des Communications du Québec,
madame Lyne Beauchamp. Refusée.
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2004
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FÉVRIER - Refus de la demande de subvention discrétionnaire de 10,000$.
Raison donnée: absence de programme d'aide l'édition en ligne.
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JUIN - Rencontre avec la ministre du Patrimoine canadien, madame Hélène
Scherrer, à son bureau de circonscription à Québec en prévision d'une
nouvelle demande de subvention dans le cadre du programme Culture
canadienne en ligne de son ministère.
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OCTOBRE - Demande d'une subvention de
188,150$ dans le cadre du programme
Culture canadienne en ligne du ministère Patrimoine canadien du
gouvernement du Canada. Refusée.
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2005
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JANVIER - Lettre ouverte adressée aux gouvernements et publiée dans le
quotidien Le Soleil de Québec.
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JANVIER - FÉVRIER - MARS - Protestation du refus de notre demande de
subvention dans le cadre du programme Culture canadienne en ligne du
ministère Patrimoine canadien du gouvernement du Canada
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Plusieurs conversations téléphoniques à ce sujet avec Jean-François Del
Torchio responsable politique du programme Culture canadienne en ligne
au cabinet de la ministre Frulla
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Téléphone à Hélène Scherrer, conseillère spéciale du Premier ministre
Paul Martin, afin qu'elle nous organise une rencontre avec sa collègue
Lisa Frulla au ministère du Patrimoine canadien. Elle transfert le
dossier à Lucie Santoro, secrétaire particulière du Premier ministre
Paul Martin.
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Rencontre avec Lucie Santoro, secrétaire particulière du Premier
ministre Paul Martin à son bureau de Montréal le 2 mars.
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Lettre à Steven Harper lui demandant d'appuyer notre demande de révision
du refus de notre projet par la ministère du Patrimoine canadien.
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Lettre à Gilles Duceppe lui demandant d'appuyer notre demande de
révision du refus de notre projet par la ministère du Patrimoine
canadien.
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Lettre à Steven Harper lui demandant d'appuyer notre demande de révision
du refus de notre projet par la ministère du Patrimoine canadien.
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Démission du chef de cabinet de Lisa Frulla dans la foulée du scandale
des commandites.
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Nous abandonnons notre contestation du refus de notre demande de
subvention.
2006
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JANVIER - Publication de notre bilan littéraire 2005 dans le quotidien Le
Soleil.
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MARS - Déménagement à Montréal pour notre projet de librairie café
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JUIN - La Corporation de développement économique et communautaire
Centre-Sud/Plateau Mont-Royal refuse notre projet de librairie café lors
d'une simple conversation téléphonique
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JUIN - La Corporation de développement économique et sociale
d'Ahuntsic/Cartierville nous reçoit en rendez-vous et se montre intéressée
par notre projet de librairie café.
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SEPTEMBRE - Contestation de l'événement «Vitrine technologie - Imaginons
notre culture au futur» qui se tenait à Montréal le 31 août 2006 à la
Société des arts technologiques organisé par le ministère de la Culture et
des Communications du Québec. Cette dernière confond le contenant avec le
contenu. Nous envoyons un texte sur le sujet à tous les membres du cabinet
de la ministre et à tous les directeurs du ministère car nous croyons qu'ils
induisent la ministre en erreur.
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SEPTEMBRE - En réponse à la question «Connaissez-vous la Fondation
littéraire Fleur de Lys?» posée par le journaliste David Patry, la ministre
Beauchamp répond: «Oui, ils viennent de commencer leur lobbying». La
ministre fait allusion à notre texte au sujet de sa confusion entre le
contenant et le contenu.
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2007
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FÉVRIER - Nous profitons du déclenchement de la campagne électorale le 21
février pour lancer une campagne d'intervention auprès de la ministre Line
Beauchamp afin qu'elle subventionne la Fondation littéraire Fleur.
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FÉVRIER - Sylvie Desrosiers, Attachée politique et adjointe à
l'administration au cabinet de la ministre Line Beauchamp transfère un
courriel d'intervention d'un de nos auteurs à Louis Dubé de la SODEC.
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AVRIL - La réponse de Louis Dubé au courriel de l'un de nos auteurs
transféré par le cabinet à son attention nous apprend que la SODEC vient
d'accorder sous notre nez une subvention à l'Association nationale des
éditeurs de livres pour réaliser une étude sur la numérisation.
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FÉVRIER - Dépôt d'une demande de subvention dans le cadre du programme
«Accueil de projets» du ministère de la Culture et des Communications.
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MARS - Le journaliste David Patry du Journal de Montréal donne écho à notre
communiqué dans un double article intitulé «Le pionnier de l'édition
numérique ferme ses portes» et «Le Québec traîne de la patte» publié dans
l'édition du 15 mars 2007.Réactions négatives du ministère, plus
spécifiquement, de la conseillère en développement culturel chargé d'étudier
notre demande de subvention pour notre projet «Initiation à l'édition».
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MARS - Communiqué de presse
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MARS - Lettre adressée à Madame Véronik Aubry, Attachée de presse de la
ministre Beauchamp, en réponse à ses propos rapportés par le journaliste
David Patry dans l'édition du 15 mars du Journal de Montréal.
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AVRIL - Refus de notre demande de subvention dans le cadre du programme
«Accueil de projets» du ministère de la Culture et des Communications, et
ce, pour notre projet «Initiation à l'édition».
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MAI - Réponse du ministère à la demande de précision. Pierre Aubry,
directeur du ministère pour la région de Montréal attaque nos compétences et
nos expériences professionnelles.
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JUIN - Protestation face aux précisions du refus de notre demande de
subvention
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JUIN - Campagne contre la discrimination des auteurs - Le gouvernement du
Québec contrevient à la Déclaration universelle des droits de l'Homme en
excluant l'édition en ligne de ses programmes d'aide à l'édition
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JUIN - Étude au sujet de l'Internet littéraire québécois
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JUILLET - Rencontre avec le directeur du ministère à Montréal, Pierre Aubry.
Il compare notre site à un YouTube. Il nous promet un suivi.
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JUILLET - Rencontre de sensibilisation avec le député du Bloc Québécois, M.
Réal Ménard (circonscription de la fondation).
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SEPTEMBRE - Rencontre de sensibilisation Michel Vincent, Attaché politique
de la député du Parti Québécois Rita Dionne-Marsolais (circonscription de la
fondation). Il nous promet une rencontre avec le porte-parole en matière de
culture et communications du Parti Québécois, M. Pierre Curzi.
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NOVEMBRE - Contestation de l'attitude de l'Association nationale et des
éditeurs et de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québec lors du Forum
sur la littérature nationale.
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DÉCEMBRE - Découragés par le protectionnisme de la chaîne québécoise du
livre et par le corporatisme du ministère québécois de la Culture et des
Communications, nous nous replions sur nous-mêmes, nous rompons toutes
relations avec les gouvernements et nous déclarons la Fondation littéraire
Fleur de Lys un organisme privé.
Relations gouvernementales
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