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Dernière modification : 13/01/15 à 13:33

Relations gouvernementales

Introduction

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2007

 

 

Notre étude de marché réalisée en 2002 nous a vite appris que le Québec ne comptait aucun éditeur libraire en ligne sur Internet. Nous étions surpris car nous venions d'en dénombrer une soixantaine dans la grande Europe dont près de la moitié se situait en France et trois cents aux États-Unis. Force est de conclure que notre projet serait unique au Québec. Aussi, nous percevions notre projet comme un moyen d'aider le Québec et le Canada-Français à combler son retard dans le domaine de l'édition en ligne. Bref, pour nous, il s'agissait d'un projet d'importance nationale pour le Québec.

 

Nous avons commencé à avoir des relations gouvernementales lors de notre étude de marché. Monsieur Louis Dubé, fonctionnaire responsable du secteur de l'édition à la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC), une société d'état, s'est prononcé en ces mots sur notre projet: «S'il n'y a pas d'éditeur en ligne au Québec, c'est qu'il n'y a pas de demande». L'affirmation eu l'effet d'une douche froide sur nos attentes face au gouvernement du Québec, et ce, avant même que nous puissions les exprimer. En effet, nous nous étions alors limités à demander ce qu'il pensait de l'idée de doter le Québec d'un premier éditeur en ligne plutôt que de formuler une demande d'aide.

 

Nous avons conclu que ce fonctionnaire ne connaissait pas l'édition en ligne pour affirmer qu'il n'y avait pas de demande au Québec alors que cette dernière se faisait sentir dans la majorité des autres pays occidentaux. La demande de services d'édition en ligne se base sur le fait que les éditeurs traditionnels refusent plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention, ce qui est également le cas au Québec. La demande provient donc du besoin des auteurs d'être tout de même publiés et lus, ne serait-ce sur Internet, plutôt que de remiser à jamais au fond de leurs tiroirs leurs manuscrits refusés par les éditeurs traditionnels. L'édition en ligne s'inscrit dans la démocratisation de l'accès à l'édition. L'édition en ligne participe aussi à l'amélioration de la diversité éditoriale puisque les éditeurs traditionnels se voient contraints de refuser toute oeuvre dont les ventes anticipées seront insuffisantes pour rentabiliser l'édition. L'édition en ligne étant beaucoup moins dispendieuse et produisant uniquement ses exemplaires papier et numériques à la demande, elle permet d'éditer des oeuvres que les éditeurs traditionnels ne peuvent pas éditer compte tenu de leurs impératifs commerciaux. La déclaration de monsieur Louis Dubé de la SODEC nous est apparue comme une aberration d'autant plus qu'il était l'un des fonctionnaires responsables de l'édition.

 

L'accueil au sein du ministère de la Culture et des Communications du Québec fut un peu plus encourageant, notamment de la part du responsable des librairies et de la responsable de l'édition. Nous avons communiqué avec ces deux fonctionnaires pour savoir s'il y avait des programmes d'aide pour notre projet d'édition en ligne. Malheureusement, la réponse fut négative. Encore ici, c'est avec un certain étonnement que nous avons appris que le Québec n'avait pas encore de programme d'aide à l'édition en ligne alors que la plupart des pays européens, certains avec une population et des moyens en deçà des nôtres, avaient un tel programme.

 

Le retard du Québec dans le domaine de l'édition en ligne n'était pas et n'est toujours pas imputable à une faiblesse ou un manque technologique mais plutôt au politique. Les deux fonctionnaires interrogés au ministère québécois de la Culture et des Communications se sont montrés favorables au développement de l'édition en ligne au Québec et ils nous apparurent assez bien informés sur ce qui se passait ailleurs dans ce domaine. Malheureusement, en l'absence de programme dédié à l'édition en ligne, ils ne pouvaient rien faire pour nous.

 

D'une discussion à l'autre avec des fonctionnaires du ministère, nous avons fini par apprendre une nouvelle encore plus dévastatrice, si tant soit peu que cela puisse être possible. Le monde de l'édition est un monde fermé qui ne laisse pas facilement entrer en ses rangs le nouveau joueur, aussi bien intentionné puisse-t-il être. Aussi, les programmes d'aide à l'édition sont une chasse gardée. L'aide gouvernementale à l'édition est érigée en un véritable système avec des règles qui ont force de loi et qui laissent très peu de place à l'innovation en son sein même.

 

 

Suite de 2002 

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