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Dernière modification : 06/03/08 à 14:12 |
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Mais n'avons pas perdu espoir pour autant. Le site de la Fondation littéraire Fleur de Lys fut conçu sans aucune aide gouvernementale, tout comme sa mise en ligne le 23 juin 2003. Nous y présentions le projet sur plus de 300 pages d'informations suivies d'un sondage auprès des lecteurs et des auteurs intéressés.
La mise en ligne du site a concordé avec notre première demande de subvention officielle, une demande de subvention «discrétionnaire», c'est-à-dire «à la discrétion de la ministre en poste», madame Lyne Beauchamp. On adresse une demande de subvention discrétionnaire au ministre lorsque son projet ne cadre dans aucun programme de son ministère. Habituellement, une telle demande ne doit pas dépasser les 10,000$. Le montant accordé est généralement réduit à 5,000$. C'est ce que nous espérions.
Au même moment, juin 2003, nous adressions à toutes les organisations reconnues de la chaîne québécoise du livre une lettre officielle de présentation de notre projet d'édition en ligne en mettant en relief les avantages spécifiques pour chacune d'elle: Association nationale des éditeurs de livres, Association des libraires du Québec, Union des Écrivaines et des Écrivains Québec, Conseil des arts et des lettres du Québec, Bibliothèque nationale du Québec,...
Votre projet, qui présente beaucoup
d'intérêt, vise à répondre à des besoins
réels dans le monde de l'édition.
Toutefois, la Bibliothèque nationale du
Québec ne peut y participer activement,
en raison de la spécificité de ses
missions et de ses propres activités et
programmes, mais elle suivra
attentivement son cheminement dans le
milieu.
Je vous prie d'agréer, Madame,
Monsieur, mes voeux de succès ainsi que
l'expression de mes sentiments les
meilleurs.
Le directeur général de la
conservation Cette lettre a fait notre bonheur. Même si la Bibliothèque nationale du Québec nous apprenait ne pas pouvoir participer activement à notre projet, elle reconnaissait qu'il répondait à des besoins réels: «Votre projet, qui présente beaucoup d'intérêt, vise à répondre à des besoins réels dans le monde de l'édition». C'était tout le contraire de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec. Très heureux d'une telle réponse de notre bibliothèque nationale, nous l'avons vite publiée sur notre site Internet tout en prenant soin d'en informer son signataire, monsieur Claude Fournier, directeur général de la conservation.
Pour une raison que nous ne comprenons toujours pas, monsieur Fournier a été vivement offusqué par la publication de sa lettre et nous a même menacé d'en parler aux avocats du gouvernement. Surpris et choqués par la réaction de monsieur Fournier, notre réponse a été la suivante: «Cette lettre est accessible à quiconque en ferait le demande en vertu de la loi sur l'accès à l'information, alors elle va rester sur notre site». Il va s'en dire que ce fut la dernière fois que nous avons eu une communication avec monsieur Fournier.
Il va s'en dire aussi que nous sommes barrés de tous projets voire de toutes communications avec la Bibliothèque nationale du Québec. Nous en avons pour preuve l'arrêt impromptu des communications avec le responsable de la location des salles de la bibliothèque où nous voulions tenir une conférence au sujet de l'édition en ligne à l'occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur en 2005. Les échanges étaient pourtant en bonne voie avec le responsable qui nous informa devoir soumettre notre demande à son supérieur. Puis, soudainement plus rien. Nous n'avons jamais eu de réponse à nos courriels et nos téléphones pour savoir où en était notre dossier.
pertinence de votre projet à la lumière des services déjà existants du marché des nouveaux auteurs et des libraires, tous ces domaines ne faisant pas partie de notre mandat. Le Conseil se concentre surtout sur l'aide financière aux écrivains par divers programmes de bourses, et complète son action par des programmes accessibles aux associations, périodiques ou diffuseurs spécialisés (spectacles littéraires, etc.). Si vous souhaitez plus d'informations sur ces programmes, je vous invite à en discuter avec Mmes Monique Ouellet et Brigitte Malenfant, qui en assure la gestion au Conseil.
En vous conseillant à nouveau de prendre contact avec la SODEC, je vous
réitère toute mon admiration pour votre entreprise et vous souhaite le
plus grand succès.
Cette lettre était très encourageante parce que le point de vue de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec devenait ni plus ni moins que minoritaire. Ici encore, nous voulions partager notre euphorie avec les visiteurs de notre site Internet et nous avons publié la lettre, convaincus que la réaction de monsieur Fournier de la Bibliothèque nationale du Québec était une exception. Nous nous trompions. Aussitôt informée de la publication de sa lettre, madame Hélène Bernier nous a demandé de la retirer en soutenant qu'elle parlait en son nom et non pas au nom du Conseil des arts et des lettres du Québec. Beaucoup plus aimable que le signataire de la lettre de la Bibliothèque nationale du Québec, madame Bernier ne nous a pas menacé d'en référer aux avocats du gouvernement; elle a manifesté son mécontentement avec respect et politesse. En résumé, elle nous a dit que ses patrons ne seraient pas contents qu'elle ait ainsi engagé tout le «Conseil» dans sa réponse. Pourtant, elle nous répondait bel et bien au nom de la présidente-directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec, Mme Marie-Claire Lévesque, comme elle l'indiquait dans l'introduction de sa lettre. Nous avons décidé de laisser la lettre sur notre site mais en nous limitant à affirmer qu'il s'agissait d'une appréciation et des bons voeux de la directrice des arts visuels, des arts médiatiques et de la littérature du Conseil des arts et des lettres du Québec plutôt que de l'organisme lui-même. Nous n'avons plus vraiment eu d'autres communications avec le Conseil des arts et des lettres du Québec.
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