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Dernière modification : 06/03/08 à 14:12 |
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La réponse de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ) est venue quelques jours plus tard à l'initiative de la journaliste Francine Plourde de Radio-Canada affectée aux capsules d'information culturelle connues à l'époque sous le nom «Info-Culture». À la suite de la réception du communiqué de presse annonçant le lancement du projet, madame Plourde souhaite réaliser une entrevue avec nous. Auparavant, elle veut connaître l'opinion de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ) nous dit-elle lors du suivi de l'envoi de notre communiqué de presse. Bref, la journaliste de Radio-Canada attendait la réaction de l'UNEQ avant de faire une entrevue avec nous. Quelques jours plus tard, fin juin 2003, le téléphone sonne:
- Bonjour, Fondation littéraire Fleur de Lys.
- Bonjour, je suis Me François Coderre, avocat de l'UNEQ. Ça va bien?
- Si ce n'est pas pour une poursuite, tout va bien.
Notre premier contact avec l'UNEQ fut donc avec l'avocat de l'organisation. Ce dernier, après examen de notre site, nous conseilla de changer le mot «ristourne» pour «redevance». Nous avons acquiescé à cette demande avec empressement compte tenu des tenants et des aboutissants face au ministère du revenu du Québec: les redevances ne sont pas imposables, un acquis chaudement gagné par l'UNEQ. Puis, Me Coderre nous a demandé pourquoi nous limitions notre projet aux nouveaux auteurs ou, si vous préférez, aux auteurs n'ayant aucune publication à leur actif en prenant soin de nous préciser que les membres de l'UNEQ éprouvent également des difficultés à trouver un éditeur même s'ils ont déjà une publication à leur actif. Nous avons ouvert notre projet à tous les auteurs dans les vingt minutes qui ont suivi la fin de notre conversation téléphonique avec Me Coderre. La conversation fut chaleureuse et amicale.
Juin 2003 marque non seulement le lancement du projet par la mise en ligne du site d'information mais aussi le dépôt d'une première demande de subvention gouvernementale. Il s'agit d'une demande de subvention discrétionnaire de 10,000$ adressée à la ministre de la Culture et des Communications du Québec, madame Lyne Beauchamp. Ce type de demande de subvention, discrétionnaire, s'impose lorsqu'il n'a aucun programme pour un projet donné au sein du ministère concerné. Le ministère n'aucun programme d'aide à l'édition en ligne et ce type de demande s'impose. On adresse alors sa demande de subvention directement au ministre. L'acceptation ou le refus de la demande est à la «discrétion» du ministre. Chaque ministre dispose d'un budget spécial pour les projets qui ne cadrent pas dans les programmes de son ministère. On parle du budget «discrétionnaire» ministériel.
Un mois passe et nous n'avons toujours pas reçu l'accusé de réception habituel. Nous nous expliquons ce retard par le fait que la ministre Beauchamp est une toute nouvelle élue et qu'elle n'est en poste au ministère que depuis quelques semaines. Elle fut assermentée le 29 avril 2003. Nous considérons aussi que l'arrivée au pouvoir de son parti politique à la suite de l'élection générale du 14 avril 2003 implique un changement de régime. Enfin, l'accusé de réception de notre demande de subvention se fait peut-être également attendre parce que nous sommes en plein coeur de l'été, période de vacances par excellence.
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