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Dernière modification : 06/03/08 à 14:12 |
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Nous recevrons la charte d'incorporation de la fondation quelques jours après le refus de Patrimoine Canada, soit avant même que les fonctionnaires soumettent les projets pré-sélectionnés au membre du jury.
Si la réponse de Patrimoine Canada ne s'est pas fait attendre, il y a maintenant six mois que nous espérons un accusé de réception de notre demande de subvention adressée à la ministre de la Culture et des Communications du Québec.
Nous sommes exaspérés et profondément déçus de l'accueil réservé à notre entrepreneurship par le gouvernement du Canada qui nous repousse pour un détail technique administratif et par le gouvernement du Québec qui nous laisse sans réponse. Notre insatisfaction est d'autant plus grande que notre projet a pour but d'aider le Québec à reprendre son retard dans un domaine où il accusait et accuse encore un retard marqué. Il s'agissait de doter le Québec et le Canada-Français de son premier éditeur libraire en ligne, une innovation importante.
Que nous fallait-il faire pour attirer l'attention des gouvernements et améliorer notre situation le plus rapidement possible. Nous avons décidé de révéler que nous étions assistés sociaux espérant un emploi de notre projet, et ce, dans une lettre ouverte qui fut publiée dans l'édition du 9 décembre 2003 dans le quotidien Le Soleil.
Nous avions fait tout ce qui était humainement possible pour lancer ce projet compte tenu de notre situation financière précaire. Nous nous étions résignés à fréquenter les banques alimentaires pour économiser sur l'épicerie en vue d'utiliser l'argent ainsi rendu disponible pour l'achat d'un ordinateur usagé à 200.00$ et une connexion au réseau Internet. Nous avions besoin que d'un petit coup de pouce de 10,000$ voire 5,000$ pour que l'oiseau prenne sont envol. En fait, ce dont nous avions besoin, c'est d'un petit budget de publicité et de relations publiques pour faire connaître le projet puisque la demande était là. Les auteurs et les lecteurs ne demandaient pas mieux que de nous découvrir pour nous supporter dans ce projet. Nous en avions la preuve avec l'appui de plus de 186 auteurs de partout dans la francophonie fin octobre, moins de 5 mois après le lancement du projet sur le Net. Nous devions rejoindre davantage des gens, lecteurs et auteurs, pour démarrer avec plus d'assurance. Et pour ce faire, nous avions besoin de la collaboration des médias afin d'informer la population au sujet de l'édition en ligne et de notre projet. Notre étude de marché nous avait appris que le succès de l'édition en ligne en Europe et aux États-Unis était en grande partie le fait d'une importante couverture de presse cette «nouvelle économie du livre». Malheureusement, il faut plus qu'une innovation aussi fantastique puisse-t-elle être pour attirer l'attention des médias. Il faut des sous, beaucoup de sous, pour tenir des conférences de presse avec succès.
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