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Dernière modification : 06/03/08 à 14:11 |
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Et tel qu'anticipé, l'une des fonctionnaires que nous avions déjà consultée est entrée en communication avec nous un mois et demi plus tard, janvier 2004. Cette fonctionnaire nous a informés de ce que nous savions déjà: «Il n'y a pas de programme d'aide à l'édition en ligne au ministère de la Culture et des Communications du Québec. Elle était étonnée d'avoir le mandat de traiter notre demande de subvention discrétionnaire. Elle était d'accord avec nous: cette demande ne devait pas aller vers le bas pour être traitée par les fonctionnaires mais plutôt vers le haut pour être traitée par la ministre elle-même. Nous étions dans l'impasse. Le dossier de notre demande de subvention devait absolument remonter vers le haut, au cabinet pour être présenté à la ministre.
Le dossier est bel et bien remonté vers le haut jusqu'au cabinet entre les mains de la conseillère de la ministre qui, au lieu de le présenter à la ministre, le renvoya à nouveau vers le bas, cette fois à la direction des programmes. Des conversations téléphoniques avec le personnel de cette direction suivirent. On nous offrait une subvention de 15,000$ pour réaliser une étude de marché à condition que nous en confiions la réalisation à une firme indépendante. Or, notre étude de marché était déjà réalisée et cette subvention n'aiderait en rien notre organisme puisqu'il avait l'obligation de la donner en sous-traitance. Nous avons alors insisté pour que notre demande soit présentée à la ministre elle-même mais cela ne fut jamais fait. Finalement, nous avons reçu une lettre de refus de la direction des programmes.
Même si la signataire de cette lettre affirme nous écrire au nom de la ministre, nous soupçonnions que la ministre n'avait pas été informée de notre dossier.
Toujours en 2004, à la demande des auteurs, la fondation projette de participer à des salons du livre. L'organisation n'en a pas les moyens mais les auteurs acceptent de contribuer financièrement à cette opération de promotion sur le terrain. Ce serait la toute première fois qu'un éditeur en ligne sur Internet participe à un salon du livre au Québec. En France, le salon du livre de Paris a déjà certains éditeurs en lignes sur Internet à sa liste d'exposants. Nous envoyons un courriel à tous les salons du livre au Québec.
Nous étions sans savoir que notre demande de participation provoquerait un débat au sein de l'Association des salons du livre du Québec. Nous ignorions que le règlement de l'association stipulait qu'un éditeur devait nécessairement distribuer ses livres en librairies (traditionnelles) pour être reconnu comme exposant. Notre maison d'édition en ligne se trouvait donc à être exclue puisqu'elle distribuait uniquement ses livres sur Internet dans une librairie dite virtuelle par opposition à une librairie traditionnelle avec pignon sur rue. Le salon du livre de Québec et celui de Montréal nous refusent. Puis, le salon du livre de Sherbrooke et celui de Rimouski nous acceptent. Intrigués par les motifs de ces refus et de ces acceptations, nous apprendrons que les demandes de participations de la fondation ont été mis à l'ordre du jour d'une réunion de l'Association des salons du livre du Québec compte tenu de la règlementation. Au terme de cette réunion, il fut décidé de laisser chaque salon prendre la décision qui lui convenait en ce qui concernait notre maison d'édition en ligne, de là l'accueil différent d'un salon à l'autre. Nous avons donc participé aux salons du livre de Sherbrooke et de Rimouski. La station de télévision du réseau TVA à Rimouski profitera de notre passage pour réaliser un reportage qui sera ensuite repris sur la chaîne d'information continue LCN (voir ce reportage). Ce sera là notre premier passage à la télévision. L'année suivante, le salon du livre de Québec nous acceptera mais dans les métiers connexes du livre, une véritable insulte pour nous et pour nos auteurs. Nous n'y participerons pas.
Mais d'où provenait cette idée qu'un éditeur n'est réellement un éditeur que s'il a une distribution de ses livres en librairies? Du gouvernement. Nous apprendrons plus tard et nous y reviendrons que cette définition de l'éditeur a force de loi au Québec.
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