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Les premiers mois de 2005 seront consacrés à une contestation en
règle du refus de notre demande de subvention dans le cadre du
programme Culture Canadienne en ligne. Nous commençons par une autre lettre ouverte
que le quotidien Le Soleil publiera dans son édition du 18
janvier 2005 sous le titre: «Au dernier rang de l'édition en
ligne...»
Nous demandions une seule chose: que la ministre de Patrimoine
Canada, Liza Frulla Hébert, soit informée de notre demande et
qu'elle confirme la décision du jury de ne pas subventionner le
seul et unique éditeur libraire francophone en ligne sur
Internet au Canada. En fait, nous reprochions aux fonctionnaires
et aux membres du jury d'avoir pris une décision politique
compte tenu du retard du Canada dans le domaine de l'édition en
ligne. Était-ce la volonté de la ministre?
Nous aurons plusieurs conversations téléphoniques à ce sujet
avec Jean-François Del Torchio du cabinet de la ministre Frulla.
Mais ce dernier ne semble rien comprendre à l'édition en ligne
et encore moins à notre situation. Il transfère notre dossier à
son collègue du cabinet responsable des programmes d'aide à
l'édition même si nous lui avions expliqué qu'il n'y avait aucun
programme d'aide à l'édition qui incluait l'édition en ligne et
que seul le programme «Culture canadienne en ligne» dont il
avait la charge au cabinet pouvait nous ouvrir la porte. Devant
son incompréhension, nous laissons tomber pour nous tourner vers
Hélène Scherrer au cabinet du Premier Ministre.
On se souviendra que Liza Frulla Hébert occupe alors le poste de
ministre de Patrimoine Canada depuis six mois, à la suite de
l'élection générale du 28 juin 2004. Elle remplace à ce poste sa
collègue Hélène Scherrer battue dans son comté. La veille du
déclenchement de cette élection générale, nous avions rencontré
une conseillère politique de madame Scherrer, toujours ministre
de Patrimoine Canada, à son bureau de Québec. Elle trouva notre
projet très intéressant et nous apprendrons plus tard qu'il en
va de même pour madame Scherrer. Sa défaite électorale nous
laisse donc orphelin devant Patrimoine Canada.
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Mais, le
temps venu de contester le refus de notre demande de subvention par le
ministère dirigé par sa collègue, nous contactons tout de même madame Scherrer
parce qu'elle vient d'être engagée au bureau du Premier ministre du Canada, Paul
Martin, à titre de conseillère spéciale. Nous demandons à madame
Scherrer si elle peut nous obtenir une rencontre avec sa collègue qui la
remplace à Patrimoine Canada. Une telle intervention est très délicate
de la part du cabinet du Premier Ministre, nous dit-elle, car il en va
de l'autonomie de la ministre.
Madame
Scherrer nous obtiendra finalement une rencontre avec la secrétaire
personnelle du Premier Ministre du Canada, madame Lucie Santoro, en
meilleure position pour recommander une telle rencontre au cabinet de la
ministre de Patrimoine Canada. La rencontre avec madame Santoro a lieu
au bureau du Premier Ministre à Montréal le 2 mars 2005 et nous nous
entendons sur un projet de rencontre avec le directeur du cabinet de
Liza Frulla Hébert, monsieur John Welch. Mais ce projet tombe à l'eau
lorsque ce dernier est suspendu de son poste dans la foulée du scandale
des commandites.
Les hommes du scandale
Kathleen Lévesque
Le Devoir, édition du
vendredi 08 avril 2005
«- John Welch. Militant libéral de longue date, John
Welch a fait son entrée à Groupaction à la demande expresse de
Jacques Corriveau et de Benoît Corbeil. Il a reçu un salaire annuel
de 97 000 $. «On lui a trouvé un petit bureau dans un coin assez
isolé, et il était libre de son temps. Il n'avait pas de comptes à
rendre. [...] Il était très actif au téléphone, et on doit
comprendre qu'il faisait du travail d'une forme ou d'une autre pour
le parti. [...] M. Welch était un proche de Denis Paradis», a
raconté Jean Brault devant la commission Gomery.
John Welch est chef de cabinet de la ministre du Patrimoine
canadien, Liza Frulla. Hier, il a demandé à être suspendu de ses
fonctions le temps de défendre sa réputation. Son salaire est
maintenu.»
Texte en ligne
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Nous
avions écrit à tous les chefs de partis politiques fédéraux afin qu'ils
interviennent en faveur de la révision du refus de notre demande de
subvention auprès de la ministre de Patrimoine Canada.
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Réponse de Steven Harper
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La
réponse de Steven Harper, alors Chef de l'opposition, est signée
par son adjointe, madame Salpie Stepanian. Elle écrit: «Je suis
au regret de vous dire que M. Harper ne peut pas vous aider dans
ce dossier». Elle nous explique, contre toute attente, que nous
ne sommes pas citoyens du comté de M. Harper, ce dernier
n'intervient que pour les gens de sa circonscription. C'est la
première fois que nous voyons un Chef de l'opposition se limiter
aux seuls enjeux de son comté.
L'adjointe de M. Harper se donne
même la peine de nous renvoyer au député du Bloc Québécois élu
dans notre circonscription, monsieur Réal Lapierre, en nous
précisant son adresse postale et son adresse électronique.
Quelle incompétence! Nous tenterons de sensibiliser le personnel
du cabinet de M. Harper à Ottawa à cette bévue mais personne ne
donne suite à nos appels téléphoniques. |
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Réponse de Gilles Duceppe
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La réponse de Gilles Duceppe, chef du Bloc Québécois, est signée par sa
directrice des communications, France Amyot. Elle nous informe qu'elle a
transféré notre dossier aux membres de leur service de recherche. Ce
service ne nous donnera aucune nouvelle par la suite.
Notre démarche comprenait aussi une rencontre
avec le député Réal Lapierre du Bloc Québécois élu dans notre
comté (Lévis). Le député a transféré notre demande à son
confrère Maka Koto, député du Bloc Québécois responsable des
affaires culturelles. Un employé du bureau de monsieur Koto nous
téléphonera et nous promettra de faire suivi nécessaire. Mais il
n'y a jamais eu de suivi.
Bref, notre dossier s'est perdu dans la brume, et
ce, même après quelques appels téléphoniques au bureau de M. Duceppe à
Ottawa. |
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Réponse de Jack Layton
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Lettre J. Layton à
Lisa Frulla

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La
seule réponse digne d'un Chef de parti est venue
de Jack Layton qui se donne non seulement la peine de nous
écrire personnellement mais aussi d'écrire à la ministre Lisa
Frulla comme nous le lui demandions, à croire qu'il était le
seul à savoir comment traiter la demande d'aide d'un citoyen insatisfait
du gouvernement Libéral en place.
Il va s'en dire que nous l'avons chaleureusement
remercié. |
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