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Dernière modification : 08/07/08 à 14:58 |
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Le bilan de notre démarche était mince. Un seul chef de parti s'était donné la peine d'intervenir en notre faveur auprès de la ministre Lisa Frulla. Écœurés de perdre ainsi notre temps, nous avons finalement renoncé à notre contestation du refus de notre demande de subvention par Patrimoine Canada.
En l'absence de cette aide gouvernementale, nous nous résignons à imposer aux auteurs des frais d'édition de 250.00$ par oeuvre pour assurer notre survie en l'absence d'aide financière gouvernementale. La décision ne fut pas facile à prendre compte tenu de notre philosophie originale. Pis encore, nous nous trouvions ainsi à passer de l'édition à compte d'éditeur à l'édition à compte d'auteur et nous savions que cette dernière a une très mauvaise réputation au Québec. L'édition à compteur d'auteur viole l'un des principes de base les plus chers à la chaîne québécoise du livre: un auteur ne devrait jamais avoir à débourser un seul sou pour être édité. Nous savions qu'en imposant aux auteurs des frais d'édition, nous serions mal vus par la chaîne traditionnelle du livre et les gouvernements qui excluent d'emblée de leurs programmes l'édition à compte d'auteur. Mais qu'avions-nous à perdre: l'Association nationale des éditeurs de livre ne s'était pas donnée la peine de répondre à notre lettre de présentation du projet, l'Union des écrivaines et des écrivains québécois refusait de nous appuyer publiquement, la Société de développement des entreprises culturelles du Québec nous disait qu'il n'y avait pas de demande pour l'édition en ligne, le ministère de la culture et des communications du Québec avait refusé notre demande de subvention, le ministère Patrimoine Canada avait fait de même deux fois plutôt qu'une,... L'année suivante, 2006, nos frais d'édition passeront à 500.00$.
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