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Dernière modification : 22/11/13 à 11:56

Relations gouvernementales

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2007

 

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L'année 2006 commence par la publication de notre bilan littéraire 2005 sous le titre «Où est passé l'avenir du livre?» dans le quotidien Le Soleil. Il souligne plus particulièrement le manque d'intérêt des chroniqueurs littéraires pour l'édition en ligne.

 

Fin mars 2006, nous déménageons à Montréal croyant qu'il nous serait plus facile de trouver les appuis et la clientèle nécessaires pour réaliser notre projet de librairie café inscrit à notre charte d'incorporation.

 

Au cours de la semaine précédant notre déménagement, nous envoyons un courriel à Kim Fontaine-Skronski, conseillère politique responsable du livre et de la lecture auprès de la ministre Lyne Beauchamp. Ce courriel l'informe de notre déménagement et l'invite à contribuer personnellement à la campagne de financement tenue à cette fin. Une semaine après notre arrivée à Montréal, alors que nous nous affairons au déballage de nos boîtes, le téléphone sonne. L'appel provient de madame Ginette Desmarais, agente de développement culturel au bureau de Montréal du ministère de la culture et des communications du Québec. Elle nous informe que madame Kim Fontaine-Skronski du cabinet a transféré au bureau du ministère à Montréal notre courriel au sujet de notre déménagement. Madame Desmarais nous dit que le ministère ne peut pas contribuer financièrement à notre déménagement. C'est avec un sourire en coin que nous accueillons cette information parce que notre courriel à madame Kim Fontaine-Skronski s'adressait à elle personnellement et non pas au ministère puisque nous savions fort bien que ce dernier ne verserait pas un cent pour notre déménagement. Nous faisons le point avec madame Desmarais. Puis, nous présentons brièvement notre fondation tout en lui demandant si elle sait en quoi consiste l'édition en ligne. Nous sommes très surpris d'apprendre que cette agente de développement culturel ne connaît pas du tout l'édition en ligne. Mais elle ajoute que nous cadrons peut-être dans un nouveau programme, Accueil de projets. Nous lui promettons de communiquer avec elle pour en discuter lorsque notre bureau sera fonctionnel.

 

Notre priorité demeure tout de même le projet de librairie café. Nous souhaitons l'établir sur le Plateau Mont-Royal et, pour ce faire, nous communiquons avec la Corporation de développement économique et communautaire Centre-Sud/Plateau Mont-Royal pour évaluer nos chances d'obtenir un support financier de leur part. Il aura suffi de deux conversations téléphoniques pour voir notre projet rejeté du revers de la main sous prétexte qu'il y a déjà trop de librairies sur le Plateau Mont-Royal. Évidemment, nous avons opposé le fait que la concentration fait vendre, comme c'est le cas dans la restauration rapide. Nous avons aussi précisé que notre librairie café ne ferait pas concurrence aux autres librairies parce que nous nous limiterions uniquement à la vente des livres édités par notre maison d'édition en ligne, les livres autoédités et les livres édités à compte d'auteur. Réponse: «On a eu une librairie café et elle vient de fermer». Bref, on nous a signifié qu'on ne voulait pas de nous, et ce, au téléphone, sans se donner la peine de nous offrir une rencontre avec l'agent responsable de notre secteur d'activités. Il va s'en dire que ce n'est pas l'accueil auquel nous nous attendions de la part d'une telle corporation financée à même nos taxes et nos impôts. Le choc fut brutal et nous nous sommes complètement découragés. Nous avons protestés auprès de la direction de la corporation et nous avons finalement obtenu une rencontre avec la directrice générale et l'agente responsable de notre secteur. On nous a clairement fait comprendre qu'on n'investirait pas dans notre projet ou si peu que ce serait insuffisant au démarrage mais on nous a laissé aussi entendre qu'on nous aurait accueilli à bras ouverts si nous avions de l'argent à investir. L'argent attire l'argent. Bref, on a fait notre deuil du Plateau Mont-Royal, non sans peine.

 

Quelques semaines plus tard, nous nous sommes tournés vers la Corporation de développement économique et sociale d'Ahuntsic/Cartierville. Nous avons été accueillis et informés chaleureusement des différentes possibilités d'aide financière lors d'une rencontre des plus courtoises. Malheureusement, la survie au quotidien nous a empêché de nous investir dans la préparation du plan d'affaires de ce projet de librairie café. En l'absence de toute aide financière, nous sommes constamment sur la corde raide. Quand un projet n'est pas lancé avec une mise de fonds suffisante, il connaît sans cesse des hauts et des bas. Aurions-nous dû laisser tomber dès le départ, sachant qu'aucun programme d'aide financière existait pour l'édition en ligne?

 

La principale faiblesse de l'édition en ligne, c'est le marketing et la publicité. C'est ce que nous avait appris notre étude de marché en 2002 et c'est exactement de cette faiblesse dont nous souffrions et souffrons encore aujourd'hui. Si nous avons tout de même tenté notre chance en l'absence de tout budget de publicité, c'est que nous misions sur les médias pour informer la population de cette innovation qu'est l'édition en ligne. En fait, notre étude de marché nous avait appris que si l'édition en ligne connaissait un tel succès en Europe, c'était parce que les médias revenaient constamment sur le sujet, souvent à la une. C'est l'intérêt des médias pour le sujet qui a suscité l'intérêt des ministres de la culture de la communauté européenne. On espérait que les médias fassent de même au Québec mais c'était sans compte qu'ici, en Amérique du Nord, on donne plus souvent la priorité au contenant qu'au contenu.

 

Nous en avons pour preuve l'événement «Vitrine technologie - Imaginons notre culture au futur» qui se tenait à Montréal le 31 août 2006 à la Société des arts technologiques organisé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. La ministre Lyne Beauchamp a invité une seule personne ressource en matière d'édition lors de cet événement: «[Édition] M. Ronald Hawkins (SONY, États-Unis) - Possibilités que suscite l’arrivée du livre électronique dans le secteur de l’édition et ses retombées possibles dans le domaine de la culture. Présentation du dispositif de Sony.» Outrés, nous avons écrit et envoyé le texte ici-bas dans les jours suivant l'événement à tous les membres du personnel du cabinet de la ministre et à tous les directeurs du ministère.

 

 

 La ministre Lyne Beauchamp confond

le contenant avec le contenu

 

Le 31 août dernier, la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la région de Montréal, Mme Line Beauchamp, accueillait à la Société des arts technologiques, à Montréal, ses homologues responsables de la culture et du patrimoine au Canada afin d'entamer les réflexions entourant l'impact des nouvelles technologies sur les politiques culturelles (lire le communiqué de presse). Au programme, une seule intervention et un seul invité concernant l'édition: «[Édition] M. Ronald Hawkins (SONY, États-Unis) - Possibilités que suscite l’arrivée du livre électronique dans le secteur de l’édition et ses retombées possibles dans le domaine de la culture. Présentation du dispositif de Sony.»

 

Le choix du «livre électronique» n'est pas innocent et nous informe peut-être sur l'inertie voire l'incompréhension du gouvernement du Québec dans le domaine de l'édition en ligne. En effet, une fois de plus, on préfère parler de la bébelle électronique, du contenant plutôt que du contenu: «Livre électronique: petit portable en forme de livre, muni d'un écran de visualisation, qui permet de stocker et de lire les publications en ligne disponibles par téléchargement dans Internet.» (Source : Office québécois de la langue française). Et pour ce faire, on invite à Montréal rien de moins qu'un représentant américain de la compagnie Sony Electronics pour une démonstration du petit portable. Voilà une démonstration sans équivoque de la suprématie du contenant sur le contenu en Amérique, jusque dans le cabinet de la ministre québécoise de la culture.

 

Dans le communiqué ministériel annonçant l'événement, titré «Vitrine technologie: Montréal 2006 - Imaginons notre culture au futur», on peut lire: «La rencontre permettra aux ministres d’entamer les réflexions entourant l’impact des nouvelles technologies sur les politiques culturelles.» On y cite Mme la ministre: «La révolution numérique a provoqué de profonds bouleversements dans le paysage culturel et médiatique un peu partout sur la planète. La radio satellite, la télévision IP, la distribution numérique du cinéma et le livre électronique ne sont que quelques-uns des changements qui ont un impact sur le travail des artistes et sur les industries culturelles. Il importe de comprendre ces nouveaux environnements, de les documenter et de les expérimenter. L'événement auquel nous prenons part aujourd'hui nous fournira des connaissances précieuses pour que nous soyons prêts le plus rapidement possible à adapter nos politiques culturelles.» Notez ici qu'on persiste et signe en faisant référence au «livre électronique».

 

La ministre attend-elle après le contenant pour adapter ses politiques d'aide à l'édition du contenu? Croit-elle que l'édition de livres numériques méritera d'être incluse dans les politiques d'aide à l'édition de son ministère que le jour où le livre électronique sera à la portée de tous? Est-ce parce que la ministre québécoise de la culture est obnubilée par le contenant qu'elle a est passé à côté de l'édition en ligne?

 

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