Nous nous
sommes aussi demandés pourquoi le pionnier de l'édition en ligne au
Québec, en l'occurrence notre fondation, n'avait pas été informé par la
SODEC de cette étude sur la numérisation et pourquoi, lors de cette
étude, l'Association nationale des éditeurs de livre, récipiendaire de
la subvention, ne nous avait pas contactés. Nous avons donc téléphoné à
cette association pour parler à son directeur général, monsieur Pierre
Le François. Ce dernier n'a pas voulu nous dire davantage sur cette
subvention et cette étude. Il nous a référé à monsieur Louis Dubé de la
SODEC. Nous avons communiqué avec ce dernier et laissé un message dans
sa boîte vocale. Deux semaines plus tard, il a retourné notre appel à
nos bureaux et, selon la secrétaire trésorière de notre fondation qui a
pris la communication, il a été bête. Je n'ai pas osé lui retourner son
appel.
De toute
façon, le simple fait que le directeur général de l'ANEL n'ait pas sauté
sur l'occasion pour nous renseigner au sujet de l'étude qu'il réalisait,
pas plus que pour s'informer au sujet de notre fondation, nous laissait
perplexes. Il s'agissait tout de même d'une étude réalisée avec nos
taxes et nos impôts et, en pareil cas, chacun devrait au moins savoir de
quoi il s'agit au juste. Enfin, le renvoi à la SODEC nous a mis sur la
piste du corporatisme. Nous n'avions pas été informés de cette étude
parce que nous ne faisons pas partie de la bande.
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Le corporatisme est un terme faisant référence à deux
concepts. Il s'agit d'abord d'une doctrine économique et sociale
basée sur le regroupement de différents corps de métier au sein
d'institutions défendant leurs intérêts. Par extension, ce terme
qualifie aussi l'utilisation de pouvoirs économiques, sociaux et
politiques par certains groupes puissants ne cherchant qu'à
défendre leurs intérêts ou l'intérêt de leurs membres au
détriment de l'intérêt général. On peut alors le considérer
comme un système économique.
Source
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Nous
avons profité de cette conversation téléphonique avec monsieur Pierre Le
François pour lui demander s'il connaissait notre fondation. Sa réponse:
«Non». Pourtant, une lettre de notre part fut bel et bien envoyée à l'ANEL
en juin 2003 les informant de notre existence. Il n'en demeure pas moins
qu'il y a là anguille sous roche lorsque le directeur général de
l'Association nationale des éditeurs de livres affirme ne pas connaître
le pionnier de l'édition en ligne au Québec, et ce, malgré notre
couverture de presse et les communications écrites et électroniques que
nous avons envoyées à son association.
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Le Journal de Montréal
édition du 15 mars 2007
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Le projet «Initiation
à l'édition» sera déposé dans le cadre du programme «Accueil
de projets» du ministère de la Culture et des Communications du
Québec le 21 février 2007.
La date correspond bien malgré nous au déclenchement d'élection
générale au Québec. Nous craignons un changement de gouvernement
qui nous forcerait à tout reprendre à zéro avec une nouvelle
ministre de la Culture et des Communications voire un nouveau
régime politique. Nous tentons de mettre de la pression sur la
ministre actuelle en annonçant en pleine campagne électorale que
nous devrons fermer nos portes si nous n'obtenons pas une aide
gouvernementale immédiate. Nous espérons que la ministre saisira
la balle au vol et nous rassurera.
Le journaliste David Patry du Journal de Montréal donne écho à
notre communiqué dans un double article intitulé «Le pionnier de
l'édition numérique ferme ses portes» et «Le Québec traîne de la
patte» publié dans l'édition du 15 mars 2007.
Le jour même, nous communiquons avec madame
Ginette Desmarais du ministère à Montréal, responsable du
traitement de notre demande de subvention. Nous lui demandons si
elle a lu l'article paru dans le Journal de Montréal pour
connaître son opinion. Son accueil nous laisse envisager le
pire. Elle nous dit qu'elle n'aime pas la direction que nous
prenons et qu'elle n'aime pas le ton». Nous répliquons que cet
article est de bonne guerre.
En effet, en campagne électorale, il est courant de faire
pression sur le gouvernement sortant pour faire valoir sa cause,
surtout lorsqu'elle est balayée sous le tapis par le personnel
du cabinet du ministre concerné. Nous faisons remarquer à madame
Desmarais que l'Union des artistes a fait la même la chose la
semaine précédente en exposant ses propres revendications dans
les médias. |
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