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Montréal, 30 Mars 2007
Madame Véronik Aubry,
Attachée de presse,
L'Honorable Line Beauchamp,
Ministre de la culture et des communications
Gouvernement du Québec
Édifice Guy-Frégault
225, Grande Allée Est
Bloc A
1er étage
Québec (Québec)
G1R 5G5
Madame,
La ministre de la culture et des communications du Québec,
l'Honorable Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la
maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de
Lys annoncée dans l’édition de ce jour du quotidien Le Journal
de Montréal ?
Il existe un moyen fort simple de nous venir en aide : accepter
de subventionner notre projet «Initiation à l’édition» présenté
dans le cadre du programme «Aide aux projets / Accueil ».
http://manuscritdepot.com/initiation-edition.htm
Ce projet, créateur de trois emplois à temps plein pour une
période de 62 semaines, n’oblige pas la ministre à prendre
position en faveur de l’édition en ligne. Il lui permet
cependant de venir en aide à notre fondation dans sa mission
d’information, tous types d’édition confondus, auprès des
nouveaux auteurs, des aspirants éditeurs et des enseignants.
Grâce à cette subvention, Madame la Ministre nous permettrait de
préserver, par la bande, notre maison d’édition en ligne.
Dans l’article paru aujourd’hui dans Le Journal de Montréal,
vous soulignez attendre le rapport d’un comité. Nous aimerions
en savoir plus sur ce comité, ses travaux, ses membres,… car
nous n’avons pas été consultés par ce dernier quoique nous
soyons le pionnier dans le domaine de l’édition en ligne avec
impression à la demande au Québec.
À votre question «Quelle place va prendre l’édition en ligne par
rapport à l’édition traditionnelle ?», permettez-moi de répondre
que l’édition en ligne doit être et demeurer «une alternative» à
l’édition traditionnelle, ce qui implique que l’édition en ligne
ne doit pas être envisagée comme un compétiteur de l’édition
traditionnelle mais un simple complément. J’espère sincèrement
que votre comité sur la question abonde en ce sens.
Qui plus est, l’édition en ligne doit être
proposée comme un tremplin pour l’édition traditionnelle, comme
ce fut le cas pour quelques-uns de nos auteurs qui, après avoir
publié en ligne ont reçu des offres d’éditeurs traditionnels.
Ici, la grande différence entre l’édition en
ligne et l’édition traditionnelle est dans la distribution et la
vente des livres. L’édition en ligne se limite à l’Internet
pendant que l’édition traditionnelle profite du réseau des
librairies (traditionnelles). À notre avis, l’édition en ligne
ne doit pas viser les librairies traditionnelles car elle
perdrait ainsi les avantages de l’Internet et de l’impression à
la demande qui lui permettent, entre autres, de ne pas avoir à
conserver d’inventaire comme doivent le faire les éditeurs
traditionnels pour remplir leur mandat auprès des librairies
traditionnelles. Bref, la complémentarité de l’édition en ligne
et de l’édition traditionnelle ne force pas le ministère à
revoir ses politiques de soutien à l’édition traditionnelle mais
uniquement à ajouter une aide à l’édition en ligne.
Qui plus est, l’aide à l’édition en ligne ne doit pas être
récurrente, comme celle accordée à l’édition traditionnelle.
Voilà de quoi réjouir la ministre dont le budget est presque
entièrement récurent d’une année à l’autre. L’édition en ligne a
uniquement besoin d’un coup de pouce pour son démarrage et, dans
notre cas, pour son développement afin d’atteindre
l’autofinancement. Car contrairement aux coûts de l’édition
traditionnelle, ceux de l’édition en ligne sont minimes. Par
exemple, notre fondation a atteint l’autofinancement de ses
activités, y compris celles reliées à l’édition, il y a
maintenant deux ans. Tout ce qu’il manque à notre fondation pour
assurer son avenir, c’est une permanence de deux employés.
Autrement dit, l’édition en ligne est non seulement faisable
mais aussi viable actuellement pour autant qu’elle soit
entièrement bénévole, comme l'est notre fondation.
Pour générer les profits utiles à la création d’emplois
permanents, il faut simplement augmenter la capacité d’édition,
de diffusion et de mise en marché des livres, ce que de simples
bénévoles ne peuvent pas faire sans l’appui d’une permanence.
Ainsi, mis à part l’aide à la conception du site Internet de
l’éditeur en ligne, le ministère pourrait se limiter à une aide
pour la création d’emplois permanents sur une période de 18 à 24
mois, comme le font d’ailleurs les
CEDECs
(Corporation de développements économique et communautaire) pour
les projets d’économie sociale, le critère de base demeurant
l’autofinancement à court terme plutôt qu’une aide annuelle
récurrente (notez que c'est sur ce type de corporation que nous
comptons pour
notre
projet de librairie-café). Il n’y a donc pas de quoi
fouetter un chat dans la recherche d’une solution pour permettre
au Québec de combler son retard dans le domaine de l’édition en
ligne.
La seule et unique raison qui n’a pas permis à ce jour à notre
fondation de créer les emplois permanents visés au départ, c’est
le manque de support pour la mise en marché, plus spécifiquement
la publicité, ou si vous préférez, l’information auprès des
auteurs et des lecteurs potentiels.
Notre projet
«Initiation à l’édition» va en ce sens. Vous n’avez pas idée
jusqu’à quel point nous devons «former» nos auteurs et nos
lecteurs à l’édition, à tous les types d’édition, pour bien les
servir.
Si le Québec se classe au dernier rang de l’édition en ligne en
Occident, c’est uniquement parce que les auteurs et les
lecteurs, ne la connaissent pas, car la matière première et
l’intérêt sont là. Nous constatons cet intérêt à chaque jour. Au
cours du présent mois, nous aurons édité plus d’une vingtaine de
nouveaux titres. Ce sera le mois le plus productif de la
fondation depuis sa création en juin 2003. Pourquoi? Parce que
les médias de Montréal parlent de plus en plus de nous (Le
Journal de Montréal, les hebdomadaires régionaux, L’Actualité,
Tout le monde en parle,…) et diffusent ainsi l’information
nécessaire auprès de la population. Intéresser les médias n’est
pas une mission facile à remplir de nos jours, d’autant qu’il
nous faut aussi former les journalistes à l’édition en ligne
afin qu’ils puissent traiter adéquatement du sujet et qu'ils ne
l’oublient pas lorsque vient le temps de parler de littérature,
comme ce fut le cas dans La Presse en fin de semaine. La
journaliste ne connaissait visiblement pas l’édition en ligne et
elle n’est pas la seule dans ce cas :
http://manuscritdepot.com/nouveaux.htm#La%20Presse
Or, dans les pays en avance sur le Québec en matière d'édition
en ligne, les médias traitent régulièrement du sujet pour
informer la population. Pourquoi cette différence ? Parce que
l’aide gouvernementale a attiré l’attention des médias en
donnant à l’édition en ligne une certaine crédibilité et
notoriété. Nous pouvons donner en exemple l'implication
du Conseil de l'Europe dans plusieurs projets d'édition en ligne
depuis 1998 et la
commission sur le livre numérique tenue par le ministère de la
culture en France dès l'an 2000. Ici, au Québec, il en sera
de même le jour où le ministère supportera notre initiative.
Force est de conclure que l’aide que nous espérons aura un
double impact : sauver notre maison d’édition en ligne de la
fermeture et attirer définitivement l’attention des médias et
ainsi informer les auteurs et les lecteurs à qui revient somme
toute de décider de notre avenir.
Sachez que ce n’est pas par hasard si nous parlons de
«fermeture» alors que nous visons le contraire. Mais nous en
sommes rendus là pour attirer l’attention des médias et de
Madame la ministre. N’est-ce pas malheureux ? Et dire que nous
demandions à la ministre que 5,000$ en 2003. À cette époque,
cette petite subvention nous aurait permis d’atteindre
l’autofinancement en moins de 6 mois. Mais ce n’est pas ce qui
s'est passé : six mois après le dépôt de notre demande, nous
apprenions qu’elle avait été perdue par un membre du cabinet et
nous avons dû tout reprendre à zéro avec, pour résultat, cette
lettre de refus datée de février 2004 publiée sur cette page de
notre site:
http://manuscritdepot.com/line-beauchamp.htm
Nous savions fort bien que le ministère n’avait pas de programme
d’aide pour l’édition en ligne au moment d’adresser notre
demande à Madame la ministre. Nous espérions une aide spéciale,
discrétionnaire. Mais jamais notre demande fut présentée comme
telle à la ministre.
En fait, ce n’est que l’automne dernier, deux ans et demi plus
tard, que la ministre fut informée de notre existence suite à
une lettre ouverte adressée à son intention et diffusée auprès
de toutes les directions du ministère. En réponse à la question
du journaliste David Patry du quotidien Le Journal de Montréal,
le soir de la grande première de Kent Nagano, Madame la ministre
a répondu qu’elle connaissait notre fondation en prenant soin
d’ajouter que nous venions de commencer notre lobbying. Or,
notre première démarche auprès de son cabinet remonte en réalité
à juin 2003. La direction de notre fondation fut très surprise
de cette déclaration de la ministre. D’une part, nous n’avons
pas, croyons-nous, à nous investir dans une vaste opération de
lobbying pour atteindre la ministre. L’édition en ligne n’est
pas une bataille politique. D’autre part, elle aurait dû être
informée de notre existence et de notre mission dès notre
première démarche en juin 2003.
Aujourd’hui, nous devons, en pleine campagne électorale,
annoncer la fermeture de notre maison d’édition en ligne pour
attirer l’attention de Madame la ministre en vue d’obtenir
rapidement une réponse à
notre
demande de subvention qui ne concerne même pas l’édition en
ligne directement.
Enfin, permettez-moi aussi de répondre à vos deux autres
questions.
«Comment assurer la qualité d’une œuvre
qui est publiée en ligne ?» Votre question laisse
supposer que les œuvres publiées en ligne ne sont pas de
qualité. Or, si plusieurs des œuvres que nous publions furent
préalablement refusées par des éditeurs traditionnels, il faut
savoir qu’une œuvre n'est pas obligatoirement refusée par un
éditeur traditionnel parce qu’elle n’est pas de qualité, comme
nous l’expliquons en page d'accueil de notre site Internet à la
lumière de l’examen des nombreuses lettres de refus que nous
avons recueillies auprès de nos auteurs :
|
«Nos éditeurs
refusent plus de 90% des manuscrits. Et dans la
majorité des cas, les manuscrits ne sont pas refusés
parce qu'ils ne sont pas intéressants. Au contraire,
la plupart des lettres de refus reçues par nos
auteurs précisent clairement que leurs manuscrits ne
manquent pas d'intérêt. Et on y souligne aussi très
souvent la qualité littéraire. Bref, la plupart du
temps, ce n'est pas le manuscrit de l'auteur qui est
en cause.
Nos éditeurs refusent plus de 90% des manuscrits
tout simplement parce qu'ils sont débordés de
manuscrits, des dizaines voire des centaines par
mois. Car de plus en plus de gens écrivent et de
mieux en mieux compte tenu de l'accès généralisé à
l'éducation. Nos éditeurs, je suis convaincu, font
tout en leur pouvoir pour offrir aux lecteurs le
maximum de nouveautés à chaque rentrée littéraire.
Et le nombre de nouveautés augmente d'une année à
l'autre avec, pour conséquence, un marché du livre
complètement saturé. L'espace en librairie n'est pas
illimité. Les libraires acceptent d'emblée toutes
les nouveautés mais encore faut-il qu'elles se
vendent. Le libraire doit rentabiliser son espace.
Les livres qui ne se vendent pas sont vite retournés
aux distributeurs pour faire place à la prochaine
vague de nouveautés. Aujourd'hui, la durée de vie
d'une nouveauté en librairie n'est plus que de trois
mois si elle ne connaît le succès de vente espéré.
Dans ce contexte, les éditeurs tentent de repérer
les manuscrits qui peuvent connaître un succès
commercial instantané une fois en librairies. Le
potentiel commercial d'un manuscrit est devenu l'un
des principaux critères de sélection des auteurs qui
seront édités. Et on parle ici d'une approche à très
court terme car, vous le savez maintenant, au bout
de trois mois le livre lui sera retourné s'il ne se
vend pas.» |
De plus, plusieurs auteurs de renom
choisissent désormais d’emblée l’édition en ligne et plusieurs
ne se donnent même plus la peine de soumettre préalablement
leurs œuvres à des éditeurs traditionnels. Il en va ainsi de
l’écrivaine professionnelle
Monique
De Gramont dont une œuvre est publiée par nous et d'autres
par Fides en France. Et que dire de
Chantal
Gevrey, récipiendaire du prix
Robert-Cliche, qui publie trois recueils de nouvelles chez
nous. Que penser encore de l’auteur
Pierre
Chatillon, professeur émérite de l’Université du Québec et
récipiendaires des Prix Adagio du Salon du livre de
Trois-Rivières et du Prix d’excellence en littérature du Conseil
de développement culturel du Centre-du-Québec, signataire de
plus de 20 essais sur la littérature québécoise, qui vient de se
joindre à notre fondation à l’instar de l’auteur
Paul-Émile
Roy, récipiendaire du
prix Richard-Arès et possédant plus d'une dizaine de
publications à son actif, de
Michel
Leclerc qui a occupé notamment les fonctions de Directeur de
Cabinet du ministre de la Justice, de Greffier adjoint du
Conseil exécutif, de Greffier en loi de l’Assemblée nationale,
de Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée nationale,
et de Directeur du Bureau des règlements au ministère de la
Justice, de
Patrick Simon, chercheur à l'Institut
de Documentation et Recherches sur la Paix, de
Fernand
Couturier, professeur de philosophie allemande retraité de
l'Université du Québec à Montréal, de
Pierre Bonin,
agent d’information, rédacteur relationniste et chargé de
communication retraité de la fonction publique montréalaise
après 30 années de service, d'Alix
Boucard, docteur en sociologie diplômé de l'Université de
Montréal, de
Mouloud
Belabdi, universitaire et journaliste, qui a travaillé à la
Radio algérienne et à Radio Canada international tout en
collaborant à divers journaux et magazines, récipiendaire de la
médaille d’argent de l’URTI (Université
radiophonique et télévisuelle internationale) et du premier
prix de poésie adulte de la ville de Gijon en Espagne, de
Caroline Côté,
formée en études littéraires à l'Université du Québec à
Montréal, et ainsi de suite. Bref, la qualité est déjà au
rendez-vous de l’édition en ligne tout comme elle l’est dans
l’édition traditionnelle.
«Comment assurer les droits d’auteur?»
demandez-vous. Les droits d’auteur sont tout autant assurés dans
l’édition en ligne que dans l’édition traditionnelle. C’est mal
connaître l’édition en ligne que de penser qu'elle menace ou
n’assure pas l’auteur de ses redevances sur ses droits d’auteur
et un contrôle adéquat des ventes et des copies illégales. Un
livre publié en ligne est même davantage protéger qu'un livre en
bibliothèque. Le lecteur peut emprunter et photocopier ou
numériser à sa guise tout livre soumis au prêt en bibliothèque.
Or, dans le cas de l'exemplaire numérique publié en ligne, on
peut empêcher l'ouverture du fichier par un tiers et son
impression sur papier pour en contrôler la reproduction et la
diffusion illégales. L'idée qu'un livre numérique peut être
reproduit indéfiniment et sans contrôle est fausse et désuète.
On ne peut pas non plus associer le contrôle des droits d'auteur
des exemplaires numériques édités en ligne avec les problèmes de
piratage Internet de l'industrie de la musique. Enfin, dans le
cas de l'exemplaire papier disponible en ligne, la protection
est la même que celle de l'exemplaire papier disponible en
librairie traditionnelle.
Questionner les droits d'auteur c’est aussi
mal connaître ce qui distingue notre fondation dans le monde de
l’édition en ligne : nos auteurs conservent leurs droits
d’auteur. Ils nous accordent seulement une licence d’édition,
tel que recommandé par l’UNEQ dans son contrat type d’édition.
Autrement dit, nous n’exigeons pas de l’auteur qu’il nous cède
ses droits d’auteur pour l’éditer, contrairement aux éditeurs
traditionnels avec lesquels l’UNEQ se bat pour faire reconnaître
son point sur le sujet. Nous avons accepté la proposition de
l'UNEQ dès le départ parce qu'il nous est aisé de comprendre la
position des auteurs : nous sommes nous-mêmes un regroupement
d'auteurs. La Fondation littéraire Fleur de Lys est le seul
éditeur en ligne fondé et géré entièrement par des auteurs. Et
son statut d'organisme sans but lucratif est le choix de ses
auteurs.
Outre la proposition de l'UNEQ, la principale
raison pour laquelle nous n’exigeons pas la cession des droits
d’auteur est simple : nous voulons que nos auteurs puissent
poursuivre leurs démarches auprès des éditeurs traditionnels
avec leurs œuvres même si ces dernières sont en ligne sur notre
site. Nous devons agir de la sorte car si l’auteur nous cède ses
droits sur son œuvre, il ne peut plus espérer intéresser un
éditeur traditionnel qui exigera de lui la cession de ses droits
d’auteur. Voila un bel exemple de complémentarité de l’édition
en ligne et de l’édition traditionnelle qui a déjà profité à
quelques-uns de nos auteurs. C'est le cas notamment de
Mireille
Bisson dont nous avons publié le premier roman avant
d'intéresser les Éditions Septentrion avec son deuxième roman
alors que nous travaillions à la mise en page de ce dernier.
Madame Bisson a donc pu rompre son contrat avec nous pour
accepter l'offre de cet éditeur traditionnel :
http://manuscritdepot.com/a.mireille-bisson.html
http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/auteurs.asp?DevID=582
Notre contrat d’édition stipule que l’auteur
peut rompre son contrat avec nous en tout temps sans aucun
préjudice de quelque nature que ce soit s’il trouve un éditeur
traditionnel pour son œuvre.
Le saviez-vous ? Votre comité d'étude sur l'édition en ligne le
sait-il ? La ministre en est-elle informée ?
Mais la question la plus importante demeure, pour l’instant : «Madame
la ministre acceptera-t-elle d'accorder à notre fondation la
subvention demandée pour notre projet «Initiation à l’édition»
présenté dans le cadre du programme «Aide aux projets/Accueil»
de son ministère?»
Au plaisir,
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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