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Compte-rendu de la rencontre du 10 juillet
2007
avec monsieur Pierre Aubry, directeur,
direction de Montréal
Ministère de la Culture et des Communications
du Québec
Le 10 Juillet 2007 se tenait une rencontre
avec
Monsieur Pierre Aubry, directeur, région de Montréal,
ministère de la Culture et des Communications du Québec, suite à
l'envoi de
cette
lettre contestant
le motif
du refus de notre demande de subvention pour
notre projet Initiation à l'édition. Étaient présents pour
la fondation : l'équipe du projet (Renée
Fournier,
Mathieu
Guay,
Serge-André Guay) et un représentant du
conseil
d'administration (Pierre
Bonin).
En résumé, Monsieur Aubry s'est excusé pour le
caractère expéditif de
sa
lettre de refus de notre demande de subvention et il n'a pas
fermé la porte à une nouvelle demande pour
notre projet Initiation à l'édition.
Cette nouvelle demande ne devrait pas dépasser
les 15,000$ plutôt que les 163,000$ de la première version du
projet. Cette nouvelle demande ne devrait pas également
comprendre de salaires pour les employés du projet,
contrairement à la première demande qui incluait la création de
trois emplois pour la réalisation du projet sur une période de
63 semaines. De plus, la nouvelle demande devrait se limiter à
75% du budget total du projet plutôt que les 90% demandées
initialement. Et ainsi de suite.
Autrement dit, nous avons été très mal
informés au sujet du programme de subventions «Aide aux projets
- Accueil» par l'agente de développement culturel du ministère à
Montréal. Pourtant, nous l'avions rencontré à deux reprises dans
le cadre de la préparation de notre demande de subvention. Et
nous lui avions posé des questions très précises, notamment, au
sujet du montant maximal accordé, de la possibilité de création
d'emplois et du pourcentage de la contribution du ministère au
budget du projet. Notre demande était donc conforme aux réponses
de l'agente de développement culturel. Mais cette dernière était
mal informée. C'est du moins la conclusion à tirer à la suite
des nombreuses rectifications apportées par son patron, M.
Aubry, directeur du ministère pour la région de Montréal, lors
de la rencontre d'hier.
Nous devons aussi conclure que
la documentation officielle du programme «Aide aux projets -
Accueil» est loin d'être conforme à la réalité. Par exemple,
Monsieur Aubry nous a précisé que le programme ne subventionnait
pas la création d'emplois mais sur
le site officiel du programme on peut lire : «Seules
sont admissibles les dépenses directement liées à la réalisation
du projet. Il peut s'agir: «Des coûts de main-d'œuvre (avantages
sociaux compris)».
Alors comment notre demande comprenant la
création de trois emplois pour la réalisation du projet fut-elle
refusée? Parce qu'elle fut interprétée par le ministère comme
étant liée au fonctionnement de la fondation plutôt qu'au projet
présenté. Je ne vous cacherai pas ma difficulté à vous expliquer
cette interprétation du ministère qui m'apparaît confuse car il
n'y a aucun lien entre le fonctionnement régulier de la
fondation et son projet «Initiation à l'édition». Le ministère
croit qu'en subventionnant notre projet «Initiation à
l'édition», il subventionnerait le fonctionnement régulier de la
fondation et qu'à cette fin, il y a déjà des programme d'aide au
fonctionnement pour les organismes culturels accrédités par le
ministère. Quand j'ai dit que le programme «Aide aux projets -
Accueil» s'adressait finalement uniquement aux organismes déjà
subventionnés pour leur fonctionnement, je n'ai pas eu de
démenti de la part de Monsieur Aubry. C'est comme si la
fondation aurait eu plus de chance d'avoir cette subvention si
elle avait déjà eu une permanence, elle-même déjà subventionnée
par le programme d'aide au fonctionnement du ministère. Est-ce à
dire que si votre organisme n'a pas de permanence, toute
création d'emplois sera interprétée comme étant associée à la
mise en place d'une permanence, le temps du projet. Pourtant,
rien ne laisse entendre qu'il faille avoir une permanence pour
présenter une demande dans le cadre du programme «Aide aux
projets - Accueil».
Mais le motif réel du refus de notre demande
de subvention demeure le suivant : «« les membres de votre
équipe ne possèdent pas les compétences ni les expériences
professionnelles suffisantes pour garantir la qualité du projet
». Monsieur Aubry nous a expliqué que notre expertise était
d'abord et avant tout dans le domaine du marketing plutôt que
dans celui de l'édition. Il considère que nous ne sommes des
éditeurs.
Plus encore, il nous a dit qu'il considérait
la fondation, à la suite de sa visite de notre site, comme un
YouTube.
Vous imaginez notre surprise. La fondation n'est pas un simple
site internet où les auteurs peuvent diffuser eux-mêmes leurs
livres, comme le font les internautes en diffusant leurs vidéos
sur YouTube. Comme si la fondation recevait des livres déjà fins
prêts à mettre en marché et que notre travail ne consistait
qu'en cette mise en marché. Est-ce l'impression que laisse une
visite de notre site ? En cinq ans d'existence sur l'internet,
jamais nous avons été témoin d'une telle comparaison de notre
site avec celui de YouTube.
Mais pour celui pour qui le travail d'un
éditeur ne peut pas être autre que celui connu dans le monde
traditionnel du livre, il est difficile de comprendre le travail
d'un éditeur en ligne, voire de le reconnaître comme tel. C'est
le cas de Monsieur Aubry qui connait fort peu les spécificités
de l'édition en ligne, à l'instar de la majorité du personnel du
ministère de la Culture et des Communications du Québec, de la
presse québécoise,... et de la population, d'où l'importance de
notre projet «Initiation à l'édition».
Il semble même, pour Monsieur Aubry, qu'un
éditeur en ligne se doit de vendre davantage des exemplaires
numériques que des exemplaires papier. C'est du moins ce que
laissait entendre son commentaire au sujet des
Revenus tirés des exemplaires sur support numérique et papier en
2004-2005-2006. Ici encore, vous pouvez imaginer notre
surprise, cette fois, d'avoir à expliquer ce que tout le monde
sait à l'effet que le lecteur préfère le bon vieux livre papier
et que l'éditeur en ligne peut se permettre de répondre à ce
besoin grâce à l'impression à la demande. Tout n'est pas que
virtuel dans le monde de l'édition en ligne.
Et je pourrais poursuivre ainsi encore
longtemps sur chaque point de la discussion lors de cette
rencontre d'une heure mais cela ne changerait rien à la
conclusion générale : très rares sont ceux qui connaissent
suffisamment l'édition en ligne au Québec pour en comprendre les
tenants et les aboutissants, ce que nous observons et répétons
depuis notre étude de marché en 2002.
Aussi, je me demande si le programme «Aide aux
projets - Accueil» a été bien compris par la direction régionale
de Montréal du ministère de la Culture et des Communications du
Québec compte des différences entre les informations officielles
et celles qui nous sont transmises de vives voix par ses
fonctionnaires. Somme toute, ce programme est réservé aux
initiés, aux organismes dans le secret de l'interprétation des
procédures et des critères gouvernementaux.
Finalement, Monsieur Aubry s'est engagé à
faire le tour de la question de l'édition en ligne au sein de
son ministère de façon à nous informer des possibilités de
financements. Il a ajouté qu'il se pencherait très sérieusement
sur notre projet «Initiation à l'édition» advenant que notre
demande ne dépasse pas 15,000$ et que la direction générale des
Bibliothèques publiques de Montréal l'endosse. Notez que cela
implique la réalisation du projet par des bénévoles de la
fondation parce qu'il ne peut y avoir de création d'emplois dans
le cadre du programme «Aide aux projets - Accueil» selon
Monsieur Aubry. Monsieur Aubry demande aussi que les conférences
et les séminaires prévus au programme du projet soient déjà
prêts. Certes, 15,000$, c'est mieux que rien. Mais le personnel
de la fondation est-il intéressé à allonger ses heures de
bénévolat pour préparer des séminaires et des conférences avec
pour seule assurance que le projet sera étudié à nouveau ?
Serge-André Guay, président éditeur...
bénévole
Fondation littéraire Fleur de Lys
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