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«Littérature au collège: Débat au-dessus de l'Atlantique»

 

Société - Littérature au collège

 

Débat au-dessus de l'Atlantique

 

Mise à jour le jeudi 4 décembre 2008 à 10 h 21

 

Un texte de Richard Raymond

 

Photo: Photo André Lecoz (1983)

L'écrivain Jacques Folch-Ribas

 

C'est un vrai ballon d'essai qu'a lancé l'écrivain et professeur de littérature Jacques Folch-Ribas, dans un billet publié par le quotidien La Presse, le 20 janvier dernier.

 

Essai qui s'est transformé, grâce à Internet, en une levée de boucliers.

 

Jacques Folch-Ribas, et La Presse ont depuis fait l'objet d'un blâme du Conseil de presse du Québec au sujet de ce billet. Certains des faits qui y étaient rapportés étaient inexacts. À la suite de cette décision du conseil, nous rectifions à notre tour certains éléments de notre article.

 

La question de un million de dollars

 

Dans ce billet intitulé Inquiets et satisfaits (?), Jacques Folch-Ribas dénonçait un sondage mené par le ministère de l'Éducation auprès des professeurs de littérature des collèges.

 

En fait, le sondage avait été mené par le Comité des enseignants de français du collégial.

 

Deux questions, en particulier, soulevaient l'ire de l'écrivain. Les deux dernières. La première prêchait pour la vertu, pourrions-nous dire: « Désirez-vous que la littérature québécoise occupe une place plus grande et dans quelle mesure? ».

 

La seconde était plus insidieuse.

 

Une hypothèse émise l'an dernier par l'ANEL (Association nationale des éditeurs de livres) et par l'UNEQ (Union nationale des écrivains québécois) était d'exclure complètement la littérature française des cours de niveau collégial en créant trois cours de littérature québécoise. Que pensez-vous de cette hypothèse?

 

 

— Question numéro 11 du questionnaire

 

Les porte-parole de l'UNEQ nient avoir proposé d'exclure la littérature française ou d'en faire une matière accessoire au programme collégial. L'UNEQ affirme plutôt avoir écrit aux professeurs pour les informer qu'ils pouvaient inclure des oeuvres québécoises dans tous les cours de français au cégep.

 

Jacques Folch-Ribas ne cachait pas son indignation.

 

 

Échos d'indignation sur Internet

 

 

Son message a été entendu (ou lu) par l'écrivain et journaliste français Pierre Assouline qui s'est indigné à son tour sur son blogue, La République des livres.

 

Sous le titre Tabarnak! et la littérature française? l'écrivain se demandait si le gouvernement québécois était sérieux.

 

Non seulement rappelait-il les deux questions posées par Québec aux professeurs de littérature, mais il résumait aussi la pensée du président éditeur de la Fondation littéraire Fleur de Lys, Serge-André Guay, et celle de la chroniqueuse Lysiane Gagnon, pour qui toute cette affaire était une question d'argent.

 

Lysiane Gagnon a elle aussi été blâmée par le Conseil de presse du Québec.

 

 

Parle, parle, jase, jase

L'indignation de l'intellectuel français répondant, sur Internet, à celle de l'intellectuel québécois a soulevé une véritable discussion.

 

Des centaines de messages ont été publiés sur son blogue. On a assisté à une discussion virtuelle, argumentée et passionnante soulignait l'internaute fred, sur la place que la littérature occupe dans la vie tant des Français que des Québécois.

 

Le Québécois Durell N. Moriarty, dans un premier temps, donnait raison à ceux qui s'indignaient de cette tentative de protectionnisme commercial. Dans un second temps, il montrait les professeurs du doigt: « Si je puise dans les méandres de mes souvenirs estudiantins, me reviennent les livres étudiés et très souvent, l'auteur n'était nul autre que le prof lui-même ».

 

Inukshuk y voiyait « une autre dérive (parmi tant d'autres) du triste ministère de l'Éducation, cette fois-ci en complicité avec l'édition locale ».

 

Mauvaise Langue s'étonnait qu'on consacre seulement six mois, dans le cursus collégial, à la littérature française, qui va des Serments de Strasbourg publiés en 832 jusqu'à nos jours.

L'UNEQ conteste l'affirmation de Jacques Folch-Ribas, selon laquelle la littérature française ne serait enseignée que sur une période de six mois. Son représentant indique qu'il y a, au collégial, quatre cours de français de 60 heures, échelonnés sur quatre semestres, dont un seul est consacré à la littérature québécoise.

 

Il y en a qui s'insurgeaient, comme Zorg: « Québec privé d'Angot, de Werber, de Yann Moix et de Marc Levy. Câlisse, quel affront! »

 

Le Français Ramiel, lui, prenait la défense des écrivains québécois. Cet internaute affirmait même avoir lu La légende d'un peuple de Louis Fréchette. Et il concluait, dans la veine de l'argumentation d'Assouline: « Et même Fréchette ne se comprend bien que si on a lu aussi Hugo ». Car là était le coeur de l'argumentation non seulement de Folch-Ribas mais aussi d'Assouline: la littérature du Québec ne se comprend qu'en continuité de la littérature française.

 

Mais il soulignait que « le Québec est un pays indépendant de la France, et que les Français ne se rendent pas compte à quel point les Québécois... détestent se voir traités par les Français comme une partie détachée de la France. Indirectement, cet appel à l'honneur de la littérature québécoise traduit cet état d'esprit trop mal connu en France. »

 

 

Glissement progressif du plaisir

 

Lentement, mais sûrement, la discussion a glissé du plaisir littéraire sur le terrain politique. L'indépendantriste accusait le Québec d'être « malade depuis quelques années. On voit hélas se développer un mouvement indépendantiste ET anti-français... C'est triste. »

 

Ce qui entraînait laloux, un autre Québécois, sur le terrain politique: « Le mouvement indépendantiste est en train d'agoniser faute de chef charismatique. » L'internaute dénonçait aussi le grotesque de la proposition, qui ne l'étonnait pas « dans ce pays où tout ce qui vient de la France est passé à la moulinette des méfiances. » Plus loin, il concluait: « On reste petit, maîtres chez nous, on n'a pas besoin de personne. C'est ce que ce genre d'idées suggère. Magnifique programme. »

 

 

Célébration de la littérature québécoise

 

Cette discussion est devenue l'occasion pour certains d'aller à la découverte de la littérature québécoise. Ainsi furgole remerciait lorène pour les suggestions de livres qu'elle avait fait dans un message.

 

Et chacun d'exprimer ses préférences en matière de littérature québécoise. À lorène qui porte les Chroniques du Plateau Mont-Royal aux nues, Inukshuk répondait: « ...je n'ai pas éprouvé de plaisir à lire la chronique misérabiliste d'un quartier de Montréal. » Il lui opposait plutôt L'hiver de force, de Réjean Ducharme.

 

Le ballon d'essai lancé par Jacques Folch-Ribas, et repris par Pierre Assouline, aura eu l'effet de montrer que l'intérêt pour la littérature française et la littérature québécoise, de part et d'autre de l'Atlantique, est fort.

 

Mais c'est lorène, une Française, qui a semblé résumer l'essentiel de la discussion: « Plus le champ des études est étroit, et plus étroit sera l'esprit des élèves (étudiants) une fois venu l'âge adulte. »

 

 

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