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Nouveaux titres 2007 dans notre librairie
en ligne
Suivez l'évolution des travaux d'édition avec l'agenda
de votre éditeur |
-
La rencontre des
sept, essai, philosophie, Irénée Boivin
-
Les péripéties de
Carl Louis, roman historique, François R. Joly
-
Noyades et naufrages,
essai, Pierre Chatillon
-
Découvrir l'écrivain
en soi, guide pratique, Josée Lemieux
-
Au-delà des nuages,
autobiographie,
Anne Kirouac
-
Sans l'ombre de
soi, croissance personnelle, Francis Levasseur
-
Dans ma grotte avec Claudel,
essai, Paul-Émile Roy
-
La loi du Talion, roman
suspense, Luc Parent
-
Chroniques de la guerre aux Moultrons,
science-fiction, C.Y.G. Bilodeau
-
C'est ma mère qu'on
assassine, roman, Judith Messier
-
Envers et contre
tous, roman, Mélanie Hart
-
Sécurité humaine et
culture de la paix, essai, Patrick Simon
-
Islamérique - Une
perception québécoise, essai, Michel Leclerc
-
Les
histoires d'un Quidam sans histoire, chroniques/histoire, Gilbert Beaulieu
-
Voyage
interdimensionnel, science-fiction, Bruno Garofano
-
Affaire
d'eau, roman, Marc-André Poisson
-
L'autre, roman, Synthia
Ngoma
-
Comment motiver
les consommateurs à l'achat, essai, Serge-André Guay
-
Inceste et
pédocriminalité, crimes contre l'humanité, essai, Illel Kieser 'l
Baz
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LES BRÈVES |
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9 Avril 2007 |
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TÉMOIGNAGE
D'AUTEUR
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«Bonjour Madame
Fournier et
Monsieur Guay, J'ai reçu les 10 copies de mon roman hier. Je vous
dis que nous n'avons rien a envier aux maisons d'éditions
traditionnelles!!! Il est d'une très bonne qualité. Je ne sais quel mot
utiliser pour vous exprimer ma joie, car vous venez de concrétiser, un
rêve vieux de 20 ans.Je vais très bientôt vous faire une grosse commande
pour mon lancement et je n'ai aucune crainte à présenter mon roman. Vous
êtes une équipe du tonnerre!!! Merci mille fois.»
-
Luc Parent, Auteur de
La loi du Talion
Changement sur le site – Le menu de navigation (Accueil, Maison
d'édition, Librairie,..., Nous) en page d'accueil offre maintenant un
accès direct à certaines pages. Il suffit de placer sa souris sur la
section de son choix pour voir apparaître une liste de liens vers les
pages de cette section. Quand cette liste est plus longue que l'écran,
il faut utiliser le bouton de défilement de la souris pour la dérouler
vers le bas. Le premier lien de chaque liste (en lettres majuscules)
conduit vers la page d'accueil de la section.
Changement sur le site – Aussi, l'image à gauche en haut de la page
d'accueil laisse apparaître un message explicatif lorsque votre souris
la survole. Il en va ainsi de la signature de la fondation au centre en
haut, des deux drapeaux à droite en haut et du logo (fleur de Lys) à
gauche au-dessus des coordonnées (adresse et numéro de téléphone).
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6 Avril 2007 |
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Connaissez-vous le
Rif ? Et
Le trésor du Rif ?
La planète sue, Radio-Canada
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)
Écrivains du monde et de chez nous /
Académie des lettres du Québec
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5 Avril 2007 |
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À découvrir :
la philosophie du langage. Notre auteur dans ce domaine :
Fernand Couturier.
Un des auteurs de la fondation nous demande de vous informer de
cette disparition.
Tous nos auteurs doivent s'inscrire à
Copibec pour toucher des redevances sur leurs
droits de prêts publics. Et les auteurs déjà inscrits doivent mettre
à jour leurs coordonnées selon le dernier bulletin de l'organisme reçu
hier : cliquez ici.
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4 Avril 2007 |
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La Fondation littéraire
Fleur de Lys et Lulu.com |
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2 Avril 2007 |
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Nouveau titre :
La rencontre des sept,
essai, philosophie, Irénée Boivin |
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Mars 2007 |
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31 mars 2007 –
Usage illicite des adresses électroniques de nos auteurs par Joseph
Attila Pusztay (France) et Claude Auber (France) à partir des trois
adresses électroniques ci-dessous. Si vous recevez des courriers
électroniques non désirées ou non sollicités par vous de l'une ou
l'autre de ces adresses, vous pouvez porter plainte.
-
montmartre75018@free.fr
Pour porter plainte - Transférer les courriels non sollicités
en provenance de cette adresse avec vos commentaires à l'adresse
suivante : abuse@free.fr
-
JoeMontmartre@aol.com
Pour porter plainte - Transférer les
courriels non sollicités en provenance de cette adresse avec vos
commentaires à l'adresse suivante :
NousEcrire@aol.com. Vous
pouvez aussi utiliser le formulaire en ligne suivant :
http://www.aol.fr/avertiraol/
-
CMACAO@aol.com
Pour porter plainte - Transférer les
courriels non sollicités en provenance de cette adresse avec vos
commentaires à l'adresse suivante :
NousEcrire@aol.com. Vous
pouvez aussi utiliser le formulaire en ligne suivant :
http://www.aol.fr/avertiraol/
31 mars 2007 –
Puisqu'une rumeur annonce la nomination de Line Beauchamp à un autre
ministère que celui de la culture et des communications à la suite de
l'élection générale de lundi dernier, nous nous sommes empressés de lui
envoyer hier notre
lettre finale et son
annexe.
30 mars 2007 –
Le champ de l’attention plus développé chez les internautes
30 mars 2007 –
Le nombre d'internautes continue de croître au Québec. Écouter :
Émission Dominique Poirier en direct, entrevue télévisée accordée
par Éric Lacroix, directeur, Enquêtes et Veille stratégique au
CEFRIO,
à la journaliste Dominique Poirier (chaîne d’information RDI,
Radio-Canada, 23 février 2007).
30 mars 2007 – Vous êtes vous déjà demandé
comment la Fondation littéraire Fleur de Lys fonctionnait ? Eh
bien... c'est expliqué par un simple schéma, facile à
comprendre. Cliquez
ici.
29 mars 2007 – Savez-vous comment intégrer
un «monologue intérieur» dans votre roman ?
Réponse
29 mars 2007 – Visiter notre
Centre de promotion
de l'écriture et de la lecture.
29 mars 2007 – Une nouvelle source
d'information universitaire de très grande valeur avec 2,617 journaux et
129,313 articles, dont 95 journaux en littératures et langues :
Directory of Open Access
Journals.
28 mars 2007 – Notre
commentaire et son
annexe au sujet de la réaction de la ministre de la culture et des
communications du Québec, l'Honorable Line Beauchamp, face aux résultats
de l'élection générale du 26 mars dernier plaçant son gouvernement en
position minoritaire à l'Assemblée nationale du Québec.
27 mars 2007 – Élections provinciales hier
au Québec :
la ministre de la culture et des communications, l'Honorable Line
Beauchamp, et sa formation politique reportées au pouvoir. La
Fondation littéraire Fleur de Lys poursuit donc ses démarches en terrain
connu pour obtenir une aide gouvernementale pour son projet
Initiation aux médias et pour l'édition
en ligne.
26 mars 2007 – La fondation fait relâche
pour les
élections provinciales au Québec.
(25 mars 2007)
Les fondateurs de la Fondation littéraire Fleur de Lys élisent domicile
à Rosemont.
25 mars 2007 – Questions :
Êtes-vous certain du genre littéraire de votre oeuvre ?
Dans quel courant littéraire s'inscrit votre oeuvre ?
Qu'est-ce qui sera critiqué dans votre oeuvre ?
25 mars 2007 – Nouveau titre :
Les péripéties de Carl
Louis, roman historique, François R. Joly
24 mars 2007 – Nous venons de faire une
page au sujet de la Fondation littéraire Fleur de Lys dans
l'Encyclopédie en ligne Wikipédia :
cliquez ici. Nous ferons bientôt des pages pour certains de nos
auteurs dans cette encyclopédie.
24 mars 2007 – Nouveaux titres :
Noyades et naufrages,
essai, Pierre Chatillon
Découvrir l'écrivain en
soi, guide pratique, Josée Lemieux
24 mars 2007 – Presse - Le Courrier
Ahuntsic - Montréal :
Lancement d'un essai de Patrick Simon.
Voir le livre.
22 mars 2007 – Nouveaux titres :
Sans l'ombre de
soi, Francis Levasseur
Au-delà des nuages, Anne
Kirouac
21 mars 2007 – L'auteur Chantal Gevrey réagit
au texte paru dans le quotidien La Presse le 11 mars dernier.
20 mars 2007 – C'est chose faite : notre
Centre de promotion
de l'écriture et de la lecture a maintenant sa section sur le site
internet de la fondation.
19 mars 2007 – Gros problème informatique - Nous rencontrons un gros
problème informatique depuis la fin de semaine dernière. Nous avons
perdu tous les courriels et dossiers de correspondance de la fondation
depuis octobre dernier. Et nous ne savons pas si nous allons pouvoir les
récupérer ou non. A suivre. (21 mars 2007) Ouf ! Problème réglé. Nous
avons tout récupéré.
16 mars 2007 – Notez que la fermeture annoncée dans l'article
publié dans l'édition du 15 Mars 2007 du quotidien Le Journal de
Montréal est uniquement celle de la maison d'édition en ligne de la
fondation. La librairie en ligne demeurera ouverte pour répondre aux
demandes d'exemplaires papier et numériques des livres déjà édités. La
fermeture de la maison d'édition implique donc que la fondation
n'acceptera plus d'éditer de nouveaux auteurs tant et aussi longtemps
que la ministre de la culture et des communications du Québec,
l'Honorable Line Beauchamp, ne viendra pas financièrement en aide à la
fondation. Le délai que nous accordons à la ministre est de quelques
semaines. Et advenant l'aide financière du ministère de la culture et
des communications du Québec, la maison d'édition en ligne de la
fondation sera rouverte et les frais d'édition seront abolis afin de
revenir à l'édition à compte d'éditeur, entièrement gratuite pour les
auteurs, comme c'était le cas au départ en juin 2003 et jusqu'en juillet
2006, date où furent imposés des frais d'édition. Notez aussi que la
fermeture éventuelle de la maison d'édition de la fondation ne met pas
en péril notre projet
d'économie sociale visant l'ouverture d'une librairie-café à
Montréal et dont la rédaction du plan d'affaire suit son cours normal en
vue d'être déposé à une corporation de développement économique et
communautaire. La question demeure : «La ministre de la culture et des communications du Québec, l'Honorable
Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la maison d'édition en
ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys ?» |
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Fausses informations au ministère de la
culture |
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15 Mars 2007 – Selon toute vraisemblance, de
fausses informations circulent au sein du ministère de la culture et des
communications du Québec au sujet de notre fondation. Nous avons appris
de source sûre que certaines personnes au sein du ministère croient que
les raisons évoquées dans l'article publié aujourd'hui dans Le Journal
de Montréal pour expliquer le refus de notre demande de subvention
adressée au ministère en 2004 sont fausses.
En effet, notre source
soutient que si le ministère avait alors refusé notre demande d'aide de
5,000$, c'était parce que la fondation est une maison d'édition à compte
d'auteur et que le ministère ne subventionne pas le compte d'auteur. Or,
la fondation peut être classée dans l'édition à compte d'auteur que
depuis l'été dernier au moment où elle exigé une contribution de 500.00$
de l'auteur pour l'édition de son œuvre. Cette demande de contribution
n'était pas présente au moment où nous avons demandé une subvention au
ministère en 2003/2004.
On ne
peut donc pas soutenir que le ministère a refusé à la Fondation
littéraire Fleur de Lys une demande de subvention pour sa maison
d'édition parce que cette dernière était à compte d'auteur parce que ce
n'était pas le cas au moment où la demande fut déposée au ministère.
Notre source soutient aussi
que la SODEC
nous a refusé une demande de subvention pour la même raison. Or, la
fondation n'a jamais adressé de demande de subvention à la SODEC parce
que cette dernière avait soutenue, lors de notre étude de marché en
2002, que s'il n'y avait pas d'éditeur en ligne au Québec, c'était parce
qu'il n'y avait pas de demande selon l'un des responsable de l'aide à
l'édition de l'organisme d'état à cette époque. Suite à cette
affirmation de la SODEC, la direction de la fondation n'a jamais jugé
opportun de lui adresser une demande de subvention.
On ne
peut donc pas soutenir que le SODEC a refusé à la Fondation littéraire
Fleur de Lys une demande de subvention pour quelques raisons que ce soit
parce que nous n'avons jamais demandé l'aide de la SODEC.
Enfin, toujours selon notre
source, il apparaît que certaines personnes au sein du ministère
reproche à la fondation «le ton» qu'elle prend pour se faire valoir
auprès de la ministre. Par «ton», il est ici entendu la médiatisation du
refus du ministère de nous subventionner ou, si vous préférez, notre
lobbying. Notre source soutient qu'on n'aime pas «les articles dans les
journaux». Or, il n'y a eu qu'un seul article au sujet de notre
situation dans les journaux et c'est
celui publié aujourd'hui
(15 mars 2007) dans le quotidien Le Journal de Montréal.
Soulignons que c'est la
ministre elle-même qui nous incite à faire du lobbying puisqu'elle a
déclaré à un journaliste l'automne dernier connaître fondation parce que
nous avions commencé notre lobbying. À ce moment-là, la ministre faisait
allusion à une lettre ouverte adressée aux membres de son cabinet et à
toutes les directions de son ministère et dans laquelle nous dénoncions
l'intérêt de la ministre pour les appareils de lecture de livres
électroniques lors d'un événement multimédias à Montréal où elle avait
rencontré le vice-président de Sony. Nous reprochions alors à la
ministre de prêter davantage attention au contenant qu'au contenu. Et la
réaction de la ministre fut simplement de dire que notre fondation
venait de commencer son lobbying. Il n'en fallait pas plus pour que la
fondation poursuivre en ce sens.
Il n'en demeure pas moins que
la direction de la fondation ne croit pas qu'elle devrait faire du
lobbying pour informer la ministre de son existence, sa mission et ses
besoins. À nos yeux, tout ministre à l'obligation d'être à l'écoute de
ses citoyens et ces derniers n'ont nullement l'obligation d'exercer des
pressions pour être entendus. Or, nos ministres sont de moins en moins
accessibles et ils forcent ainsi les gens au lobbying. En affirmant que
nous venions de commencer notre lobbying, la ministre cautionne cette
façon de faire qui, lorsque les résultats se font attendre, devient plus
agressive, comme si c'était toujours celui qui cri le plus fort qui est
entendu. Voilà donc pourquoi la fondation hausse le ton en médiatisant
sa démarche auprès de la ministre, ce qui est de bonne guerre. Il en va
de même de plusieurs organismes culturels qui ont eu un écho cette
semaine dans les médias pour exposer leur déception face à la ministre
de la culture dans le contexte de la campagne électorale.
Il
n'est donc pas justifié de reprocher à la Fondation littéraire Fleur de Lys
la médiatisation de sa situation, d'autant plus que nous vivons dans une
société libre où les médias sont souvent le seul recours pour
sensibiliser les politiciens.
Au plaisir,
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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Suivi de l'article du 15 mars 2007 dans Le Journal de
Montréal |
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Réponse à Madame Véronik Aubry, attachée
de presse
de la Ministre de la culture et des
communications du Québec,
l'Honorable Line Beauchamp.
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Bonjour Madame Aubry,
La ministre de la culture et des communications du Québec, l'Honorable
Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la maison d'édition en
ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys annoncée dans l’édition de
ce jour du quotidien Le Journal de Montréal ?
http://manuscritdepot.com/edition/communique.htm
Il existe un moyen fort simple de nous venir en aide : accepter de
subventionner notre projet «Initiation à l’édition» présenté dans le
cadre du programme «Aide aux projets / Accueil ».
http://manuscritdepot.com/initiation-edition.htm
Ce projet, créateur de trois emplois à temps plein pour une période de
62 semaines, n’oblige pas la ministre à prendre position en faveur de
l’édition en ligne. Il lui permet cependant de venir en aide à notre
fondation dans sa mission d’information, tous types d’édition confondus,
auprès des nouveaux auteurs, des aspirants éditeurs et des enseignants.
Grâce à cette subvention, Madame la Ministre nous permettrait de
préserver, par la bande, notre maison d’édition en ligne.
Dans l’article paru aujourd’hui dans Le Journal de Montréal, vous
souligner attendre le rapport d’un comité. Nous aimerions en savoir plus
sur ce comité, ses travaux, ses membres,… car nous n’avons pas été
consulté par ce dernier quoique nous soyons le pionnier dans le domaine
de l’édition en ligne avec impression à la demande au Québec.
À votre question «Quelle place va prendre l’édition en ligne par rapport
à l’édition traditionnelle ?», permettez-moi de répondre que l’édition
en ligne doit être et demeurer «une alternative» à l’édition
traditionnelle, ce qui implique que l’édition en ligne ne doit pas être
envisagée comme un compétiteur de l’édition traditionnelle mais un
simple complément. J’espère sincèrement que votre comité sur la question
abonde en ce sens.
Qui plus est, l’édition en ligne doit être proposée
comme un tremplin pour l’édition traditionnelle, comme ce fut le cas
pour quelques uns de nos auteurs qui, après avoir publiés en ligne ont
reçu des offres d’éditeurs traditionnels.
Ici, la grande différence
entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle est dans la
distribution et la vente des livres. L’édition en ligne se limite à
l’internet pendant que l’édition traditionnelle profite du réseau des
librairies (traditionnelles). À notre avis, l’édition en ligne ne doit
pas viser les librairies traditionnelles car elle perdrait ainsi les
avantages de l’internet et de l’impression à la demande qui lui
permettent, entre autres, de ne pas avoir à conserver d’inventaire comme
doivent le faire les éditeurs traditionnels pour remplir leur mandat
auprès des librairies traditionnelles. Bref, la complémentarité de
l’édition en ligne et de l’édition traditionnelle ne force pas le
ministère à revoir ses politiques de soutient à l’édition traditionnelle
mais uniquement à ajouter une aide à l’édition en ligne.
Qui plus est, l’aide à l’édition en ligne ne doit pas être récurrente,
comme celle accordée à l’édition traditionnelle. Voilà de quoi réjouir
la ministre dont le budget est presqu’entièrement récurent d’une année à
l’autre. L’édition en ligne a uniquement besoin d’un coup de pouce pour
son démarrage et, dans notre cas, pour son développement afin
d’atteindre l’autofinancement. Car contrairement aux coûts de l’édition
traditionnelle, ceux de l’édition en ligne sont minimes. Par exemple,
notre fondation a atteint l’autofinancement de ses activités, y compris
celles reliées à l’édition, il y a maintenant deux ans. Tout ce qu’il
manque à notre fondation pour assurer son avenir, c’est une permanence
de deux employés. Autrement dit, l’édition en ligne est non seulement
faisable mais aussi viable actuellement pour autant qu’elle soit
entièrement bénévole, comme l'est notre fondation.
Pour générer les profits utiles à la création d’emplois permanents, il
faut simplement augmenter la capacité d’édition, de diffusion et de mise
en marché des livres, ce que de simples bénévoles ne peuvent pas faire
sans l’appui d’une permanence. Ainsi, mis à part l’aide à la conception
du site internet de l’éditeur en ligne, le ministère pourrait se limiter
à une aide pour la création d’emplois permanents sur une période de 18 à
24 mois, comme le font d’ailleurs les
CEDECs (Corporation de
développements économique et communautaire) pour les projets d’économie
sociale, le critère de base demeurant l’autofinancement à court terme
plutôt qu’une aide annuelle récurrente (notez que c'est sur ce type de
corporation que nous comptons pour
notre projet de
librairie-café). Il n’y a donc pas de quoi
fouetter un chat dans la recherche d’une solution pour permettre au
Québec de combler son retard dans le domaine de l’édition en ligne.
La seule et unique raison qui n’a pas permis à ce jour à notre fondation
de créer les emplois permanents visées au départ, c’est le manque de
support pour la mise en marché, plus spécifiquement la publicité, ou si
vous préférez, l’information auprès des auteurs et des lecteurs
potentiels.
Notre projet «Initiation à l’édition» va en ce sens. Vous
n’avez pas idée jusqu’à quel point nous devons «former» nos auteurs et
nos lecteurs à l’édition, à tous les types d’édition, pour bien les
servir.
Si le Québec se classe au dernier rang de l’édition en ligne en
Occident, c’est uniquement parce que les auteurs et les lecteurs, ne la connaissent pas, car la
matière première et l’intérêt sont là. Nous constatons cet intérêt à
chaque jour. Au cours du présent mois, nous aurons édité plus d’une
vingtaine de nouveaux titres. Ce sera le mois le plus
productif de la fondation depuis sa création en juin 2003. Pourquoi? Parce que les médias de Montréal
parlent de plus en plus de nous (Le Journal de Montréal, les
hebdomadaires régionaux, L’Actualité, Tout le monde en parle,…) et diffusent ainsi l’information
nécessaire auprès de la population. Intéresser les médias n’est pas une
mission facile à remplir de nos jours, d’autant qu’il nous faut aussi former les
journalistes à l’édition en ligne afin qu’ils puissent traiter
adéquatement du sujet et qu'ils ne l’oublient pas lorsque vient le temps
de parler de littérature, comme ce fut le cas dans La Presse en fin de
semaine.
La journaliste ne connaissait visiblement pas l’édition en ligne et elle
n’est pas la seule dans ce cas :
http://manuscritdepot.com/nouveaux.htm#La%20Presse
Or, dans les pays en avance sur le Québec en matière d'édition en ligne, les médias traitent régulièrement du sujet pour
informer la population. Pourquoi cette différence ? Parce que l’aide gouvernementale a
attiré l’attention des médias en donnant à l’édition en ligne une
certaine crédibilité et notoriété. Nous pouvons donner en exemple l'implication
du Conseil de l'Europe dans plusieurs projets d'édition en ligne
depuis 1998 et la
commission sur le livre numérique tenue par le ministère de la culture
en France dès l'an 2000. Ici, au Québec, il en sera de même le jour
où le ministère supportera notre initiative. Force est de conclure que
l’aide que nous espérons aura un double impact : sauver notre maison
d’édition en ligne de la fermeture et attirer définitivement l’attention
des médias et ainsi informer les auteurs et les lecteurs à qui revient
somme toute de décider de notre avenir.
Sachez que ce n’est pas par hasard si nous parlons de «fermeture» alors
que nous visons le contraire. Mais nous en sommes rendus là pour attirer
l’attention des médias et de Madame la ministre. N’est-ce pas malheureux
? Et dire que nous demandions à la ministre que 5,000$ en 2003. À cette
époque, cette petite subvention nous aurait permis d’atteindre
l’autofinancement en moins de 6 mois. Mais ce n’est pas ce qui passé :
six mois après le dépôt de notre demande, nous apprenions qu’elle avait
été perdue par un membre du cabinet et nous avons du tout reprendre à
zéro avec, pour résultat, cette lettre de refus datée de février 2004 publiée sur cette page de notre
site:
http://manuscritdepot.com/line-beauchamp.htm
Nous savions fort bien que le ministère n’avait pas de programme
d’aide pour l’édition en ligne au moment d’adresser notre demande à
Madame la ministre. Nous espérions une aide spéciale, discrétionnaire.
Mais jamais notre demande fut présentée comme telle à la ministre.
En fait, ce n’est que l’automne dernier, deux ans et demi plus tard, que
la ministre fut informée de notre existence suite à une lettre ouverte
adressée à son intention et diffusée auprès de
toutes les directions du ministère. En réponse à la question du
journaliste David Patry du quotidien Le Journal de Montréal, le soir de
la grande première de Kent Nagano, Madame la ministre a répondu qu’elle
connaissait notre fondation en prenant soin d’ajouter que nous venions
de commencer notre lobbying. Or, notre première démarche auprès de son
cabinet remonte en réalité à juin 2003. La direction de notre fondation
fut très surprise de cette déclaration de la ministre. D’une part, nous
n’avons pas, croyons-nous, à nous investir dans une vaste opération de
lobbying pour atteindre la ministre. L’édition en ligne n’est pas une
bataille politique. D’autre part, elle aurait dû être informée de notre
existence et de notre mission dès notre première démarche en juin 2003.
Aujourd’hui, nous devons, en pleine campagne électorale, annoncer la
fermeture de notre maison d’édition en ligne pour attirer l’attention de
Madame la ministre en vue d’obtenir rapidement une réponse à
notre
demande de subvention qui ne concerne même pas l’édition en ligne
directement.
Enfin, permettez-moi aussi de répondre à vos deux autres questions.
«Comment assurer la qualité d’une œuvre qui est publiée en ligne ?»
Votre question laisse supposer que les œuvres publiées en ligne ne sont
pas de qualité. Or, si plusieurs des œuvres que nous publions furent
préalablement refusées par des éditeurs traditionnels, il faut savoir
qu’une œuvre n'est pas obligatoirement refusée par un
éditeur traditionnel parce qu’elle n’est pas de qualité, comme nous
l’expliquons en page d'accueil de notre site internet à la lumière de l’examen des
nombreuses lettres de refus que nous avons recueillies auprès de nos
auteurs :
«Nos éditeurs refusent plus de 90% des manuscrits. Et dans la majorité
des cas, les manuscrits ne sont pas refusés parce qu'ils ne sont pas
intéressants. Au contraire, la plupart des lettres de refus reçues par
nos auteurs précisent clairement que leurs manuscrits ne manquent pas
d'intérêt. Et on y souligne aussi très souvent la qualité littéraire.
Bref, la plupart du temps, ce n'est pas le manuscrit de l'auteur qui est
en cause.
Nos éditeurs refusent plus de 90% des manuscrits tout simplement parce
qu'ils sont débordés de manuscrits, des dizaines voire des centaines par
mois. Car de plus en plus de gens écrivent et de mieux en mieux compte
tenu de l'accès généralisé à l'éducation. Nos éditeurs, je suis
convaincu, font tout en leur pouvoir pour offrir aux lecteurs le maximum
de nouveautés à chaque rentrée littéraire. Et le nombre de nouveautés
augmente d'une année à l'autre avec, pour conséquence, un marché du
livre complètement saturé. L'espace en librairie n'est pas illimité. Les
libraires acceptent d'emblée toutes les nouveautés mais encore faut-il
qu'elles se vendent. Le libraire doit rentabiliser son espace. Les
livres qui ne se vendent pas sont vite retournés aux distributeurs pour
faire place à la prochaine vague de nouveautés. Aujourd'hui, la durée de
vie d'une nouveauté en librairie n'est plus que de trois mois si elle ne
connaît le succès de vente espéré.
Dans ce contexte, les éditeurs tentent de repérer les manuscrits qui
peuvent connaître un succès commercial instantané une fois en
librairies. Le potentiel commercial d'un manuscrit est devenu l'un des
principaux critères de sélection des auteurs qui seront édités. Et on
parle ici d'une approche à très court terme car, vous le savez
maintenant, au bout de trois mois le livre lui sera retourné s'il ne se
vend pas.»
De plus, plusieurs auteurs de renom choisissent désormais d’emblée l’édition en
ligne et plusieurs ne se donnent même plus la peine de soumettre
préalablement leurs œuvres à des éditeurs traditionnels. Il en va ainsi de l’écrivaine professionnelle
Monique De Gramont
dont une œuvre est publiée par nous et d'autres par Fides en France. Et que dire de
Chantal Gevrey,
récipiendaire du prix
Robert-Cliche, qui publie trois recueils de nouvelles chez-nous. Que
penser encore de l’auteur Pierre Chatillon, professeur émérite de
l’Université du Québec et récipiendaires des Prix Adagio du Salon du
livre de Trois-Rivières et du Prix d’excellence en littérature du
Conseil de développement culturel du Centre-du-Québec, signataire de
plus de 20 essais sur la littérature québécoise, qui vient de se joindre
à notre fondation à l’instar de l’auteur
Paul-Émile Roy,
récipiendaire du
prix Richard-Arès et possédant plus dune dizaine de publications à son actif,
de Michel Leclerc
qui a occupé notamment les fonctions de Directeur de Cabinet du ministre
de la Justice, de Greffier adjoint du Conseil exécutif, de Greffier en
loi de l’Assemblée nationale, de Directeur de Cabinet du Président de
l’Assemblée nationale, et de Directeur du Bureau des règlements au
ministère de la Justice, de
Patrick Simon,
chercheur à l'Institut
de Documentation et Recherches sur la Paix, de
Fernand Couturier,
professeur de philosophie allemande retraité l'Université du Québec à
Montréal, de Pierre Bonin,
agent d’information, rédacteur relationniste et de chargé de
communication retraité de la fonction publique montréalaise après 30
années de service, d'Alix
Boucard, docteur en sociologie diplômé de l'Université de Montréal,
de Mouloud Belabdi,
universitaire et journaliste, qui a travaillé à la Radio algérienne et à
Radio Canada international tout en collaborant à divers journaux et
magazines, récipiendaire de la médaille d’argent de l’URTI (Université
radiophonique et télévisuelle internationale) et du premier prix de
poésie adulte de la ville de Gijon en Espagne, de
Caroline Côté,
formée en études littéraires à l'Université du Québec à Montréal, et ainsi de suite.
Bref, la qualité est déjà au rendez-vous de l’édition en ligne tout
comme elle l’est dans l’édition traditionnelle.
«Comment assurer les droits d’auteur?» demandez-vous. Les droits
d’auteur sont tout autant assurés dans l’édition en ligne que dans
l’édition traditionnelle. C’est mal connaître l’édition en ligne que de
penser qu'elle menace ou n’assure pas l’auteur de ses
redevances sur ses droits d’auteur et un contrôle adéquat des ventes et
des copies illégales. Un livre publié en ligne est même davantage
protéger qu'un livre en bibliothèque. Le lecteur peut emprunter et
photocopier ou numériser à sa guise tout livre soumis au prêt en
bibliothèque. Or, dans le cas de l'exemplaire numérique publié en ligne,
on peut empêcher l'ouverture du fichier par un tiers et son impression
sur papier pour en contrôler la reproduction et la diffusion illégale.
L'idée qu'un livre numérique peut être reproduit indéfiniment et sans
contrôle est fausse et désuète. On ne peut pas non plus associer le
contrôle des droits d'auteur des exemplaires numériques édités en ligne
avec les problèmes de piratage internet de l'industrie de la musique.
Enfin, dans le cas de l'exemplaire papier disponible en ligne, la
protection est la même que celle de l'exemplaire papier disponible en
librairie traditionnelle.
Questionner les droits d'auteur c’est aussi mal connaître ce
qui distingue notre fondation dans le monde de l’édition en ligne : nos
auteurs conservent leurs droits d’auteur. Ils nous accordent seulement
une licence d’édition, tel que recommandé par l’UNEQ dans son contrat
type d’édition. Autrement dit, nous n’exigeons pas de l’auteur qu’il
nous cède ses droits d’auteur pour l’éditer, contrairement aux éditeurs
traditionnels avec lesquels l’UNEQ se bat pour faire reconnaître son
point sur le sujet. Nous avons accepté la proposition de l'UNEQ dès le départ
parce qu'il nous est aisé de comprendre la position des auteurs : nous
sommes nous-mêmes un regroupement d'auteurs. La Fondation littéraire
Fleur de Lys est le seul éditeur en ligne fondé et géré entièrement par
des auteurs. Et son statut d'organisme sans but lucratif est le choix de
ses auteurs.
Outre la proposition de l'UNEQ, la principale raison pour laquelle nous
n’exigeons pas la cession des droits d’auteur est simple : nous voulons
que nos auteurs puissent poursuivre leurs démarches auprès des éditeurs
traditionnels avec leurs œuvres même si ces dernières sont en ligne sur
notre site. Nous devons agir de la sorte car si l’auteur nous cède ses
droits sur son œuvre, il ne peut plus espérer intéresser un éditeur
traditionnel qui exigera de lui la cession de ses droits d’auteur. Voila
un bel exemple de complémentarité de l’édition en ligne et de l’édition
traditionnelle qui a déjà profité à quelques uns de nos auteurs. C'est
le cas notamment de Mireille Bisson dont nous avons publié le premier
roman avant d'intéresser les Éditions Septentrion avec son deuxième
roman alors que nous travaillions à la mise en page de ce dernier.
Madame Bisson a donc pu rompre son contrat avec nous pour accepter
l'offre de cet éditeur traditionnel :
http://manuscritdepot.com/a.mireille-bisson.html
http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/auteurs.asp?DevID=582
Notre
contrat d’édition stipule que l’auteur peut rompre son contrat avec nous
en tout temps sans aucun préjudice de quelque nature que ce soit s’il
trouve un éditeur traditionnel pour son œuvre.
Le saviez-vous ? Votre comité d'étude sur l'édition en ligne le sait-il ? La ministre en est-elle
informée ?
Mais la question la plus importante demeure, pour l’instant : «Madame la
ministre acceptera-t-elle d'accorder à notre fondation la subvention demandée pour notre projet
«Initiation à l’édition» présenté dans le cadre du programme «Aide aux
projets/Accueil» de son ministère?»
Au plaisir,
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
La ministre de la culture et des communications
du Québec, l'honorable Line Beauchamp, sauvera-t-elle de la fermeture la
maison d'édition en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys ?
Cliquez ici pour lire notre «Message à la ministre»
et
ici pour consulter notre demande de subvention
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N'oubliez pas d'adopter
notre page de recherche Google |
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Cinq auteurs réagissent au texte paru
dans La Presse |
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11 mars 2007 – Voici une belle opportunité de faire valoir la Fondation littéraire
Fleur de Lys, l'édition en ligne et l'impression à la demande. Réagissez
à ce texte de la journaliste Janie Gosselin publié dans le quotidien la
Presse, édition du dimanche 11 mars 2007 :
Ma vie, mon livre.
Adressez votre commentaire à :
Arts, Spectacles, Cinéma. Livres :
arts@lapresse.ca
et Alexandre Pratt, directeur, arts et spectacles, La Presse :
APRATT@lapresse.ca
Voici le réaction de
Chantal Gevrey
Monsieur,
C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu l'article de Mme Gosselin
«Ma vie, mon livre» dans LA PRESSE de dimanche dernier, le 11 mars.
Comme de nombreux auteurs, je connais bien la difficulté qu'il y a à
passer de l'écriture à la publication, mais j'ai été stupéfaite
d'apprendre à quel point l'édition à compte d'auteur pouvait être
coûteuse. Pourtant, grâce à l'édition en ligne, on peut avoir la
satisfaction de publier sans dépenser une fortune et sans rester
avec une pile de livres sur les bras.
À compte d'auteur (Fondation littéraire Fleur de Lys, à Montréal) ou
non (par exemple les Éditions Le Manuscrit, à Paris), il s'agit
d'une solution fort intéressante : les délais sont courts, la
qualité de présentation en tout point comparable à celle de
l'édition «traditionnelle», et une visibilité non négligeable est
assurée sur le web. Vous achetez uniquement le nombre d'exemplaires
que vous désirez, ou encore vous référez les acheteurs au site de
l'éditeur.
Évidemment vous ne fracasserez pas des records de ventes et,
surtout, aucun critique ne se risquera à parler de votre ouvrage (y
aurait-il un rapport entre les deux faits ?). Car voilà bien le
problème, l'édition en ligne, au Québec, fait peur. On ne sait pas
ce que c'est, on n'ose pas essayer et les pouvoirs publics se
gardent bien d'en encourager la naissance.
Il est regrettable que cette avenue ne soit jamais mentionnée, alors
qu'elle fait partie des moeurs depuis longtemps dans d'autres pays.
Stanley Péan, président de l'UNEQ, le soulignait d'ailleurs
récemment.
En ce qui me concerne, j'ai à mon actif plusieurs publications en
ligne – aux deux maisons d'édition mentionnées plus haut –, aussi
bien que «traditionnelles – Groupe Beauchemin, VLB et Marchand de
feuilles.
J'apprécie de pouvoir
ainsi diffuser des textes plus marginaux, ou que je n'ai pas à
modifier pour satisfaire aux exigences du marché. Mon éditeur actuel
ne s'en offusque d'ailleurs pas, puisqu'il y a complémentarité et
non concurrence entre les deux modes d'édition.
Quant à la qualité littéraire, en quoi serait-elle mieux assurée
parce qu'un auteur a la capacité d'allonger plusieurs milliers de
dollars pour faire imprimer son livre ? Il y a de bons textes et des
«nanars» dans toutes les formes d'édition ; littérature en ligne ne
signifie pas sous-littérature.
Supposons que les
lecteurs puissent pêcher un peu ailleurs que dans la mare du
palmarès Renaud-Bray: qui en souffrira ? Actuellement, si «Don
Quichotte» ou «Crime et châtiment» paraissaient en ligne, à peu près
personne n'en aurait connaissance, tandis que les recettes de
confitures aux bourgeons de sapin pulvériseraient tous les records
de vente... pendant trois mois.
À quand une recension, dans vos pages, des nouveautés en ligne ? LA
PRESSE ferait oeuvre de pionnier. On adorerait.
Chantal Gevrey
Voici le réaction de
Pierre H Lemieux
Bonjour, Janie
Gosselin,
Je lis
«Ma vie, mon livre», et je m'étonne qu'à «La Presse» l'on ne
connaisse pas encore l'Éditeur en-ligne de Montréal, «Fondation
Littéraire Fleur de Lys». Pourtant cette maison a plus d'une
centaine de titres à son carquois. Et publier là ne coûte pas $100,
en attendant de trouver un éditeur ordinaire, car là on conserve
tous ses droits d'auteur. C'est donné alors? Exact.
Mon cas
est éclairant. Je cherchais un éditeur
pour mon ouvrage universitaire sur Émile Nelligan, le Poète. Pas
moyen. Je vois une annonce locale, «Éditeur pour auteurs frustrés».
J'ai dit, «C'est pour moi, ça, hein!» L'Éditeur l'a imprimé et vendu
à plus de 200 exemplaires. La critique nelliganienne est
satisfaite. Je suis donc très content. Et je recommande à tous les
auteurs en manque la «Fondation Littéraire Fleur de Lys»,
à l'adresse de contact[@]manuscritdepot.com. Avec tous mes vœux de
prompt succès. Et grand bien vous fasse!
Signé Pierre H.
Lemieux.
Voici la réaction de
Serge-André Guay :
Bonjour Madame Gosselin,
J’ai lu avec intérêt votre texte intitulé «Ma vie, mon livre» (La
Presse, dimanche le 11 Mars 2007). L’autoédition et l’édition à compte
d’auteur dont vous faites rapport ne sont plus des alternatives
intéressantes aux refus des éditeurs traditionnels en raison de leurs
tarifs exorbitants compte tenu des résultats. C’est du moins ce que l’on
peu conclure à la lumière de votre article. Mais cet état de fait est
déjà largement connu des auteurs. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est
l’autre alternative, celle de l’édition en ligne (sur Internet).
L’auteur est publié sans avoir à supporter les coûts d’un inventaire de
son livre. Chaque exemplaire est imprimé à la demande expresse de chaque
lecteur intéressé. C’est ce qu’on appelle « l’impression à la demande »
(Print-on-demand), une véritable révolution dans le monde du livre.
Malheureusement, cette révolution dont on dit aussi qu’elle est l’avenir
du livre, passe généralement sous silence au Québec. Si l’édition en
ligne échappe aux radars de la majorité des médias québécois, il ne va
tout autrement ailleurs en Occident. Le sujet fait régulièrement la une
littéraire des médias européens et américains. On compte plus d’une
soixantaine d’éditeurs en ligne en Europe, dont près de la moitié en
France. Chez nos voisins du sud, les auteurs ont le choix entre plus de
300 éditeurs en ligne. Au Québec, seule la Fondation littéraire Fleur de
Lys offre l’édition en ligne avec impression à la demande.
J’ai moi-même créé cette fondation en juin 2003 après avoir essuyé de
nombreux refus d’éditeurs traditionnels pour mes livres. Au départ, mon
projet d’édition en ligne était tout ce qu’il y avait de plus personnel.
Mais lorsque je me suis rendu compte que nous étions des milliers
d’auteurs en mal d’éditeurs, j’ai fait de ce projet une aventure
collective regroupant des nouveaux auteurs, des auteurs et des écrivains
professionnels. Aujourd’hui, notre fondation a plus de 150 titres à son
catalogue. Au total, nous avons imprimé à la demande plus de 5,000
exemplaires papier et répondu aux commandes de plus de 200 exemplaires
numériques (fichiers PDF), sans compter tous ceux offerts gratuitement
dans notre bibliothèque en ligne.
Et, à notre grande surprise, l’édition en ligne se présente comme une
alternative intéressante non seulement pour les nouveaux auteurs mais
aussi pour les auteurs (ayant un seul livre édité) et pour les écrivains
professionnels (ayant plus d’un livre édité). Comme vous le soulignez
dans votre article, l’édition d’une voire de plusieurs de ses œuvres ne
garantit en rien l’accès à l’édition aux auteurs et aux écrivains
professionnels. Notre fondation est donc très fière d’accueillir
plusieurs membres de l’Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois
(UNEQ).
Nous aidons aussi plusieurs auteurs autoédités et édités à compte
d’auteurs en annonçant leurs livres dans notre librairie en ligne.
Plusieurs de ces auteurs ne profitant pas de l’impression à la demande
demeurent au prise avec un inventaire élevé d’invendus. Ainsi, l’édition
en ligne est une alternative à tous les types d’édition traditionnels.
Ce bilan plutôt reluisant de notre service d’édition en ligne cache
cependant une dure réalité car notre fondation, contrairement aux
éditeurs traditionnels, ne profite d’aucun support gouvernemental. Ni le
Québec ni le Canada ne reconnaissent l’édition en ligne. À ce jour,
toutes nos demandes de subventions furent refusées. Il en va tout
autrement de l’apport gouvernemental à l’édition en ligne en Europe. La
France a tenu une commission sur l’édition en ligne dès l’an 2000 et le
Conseil de l’Europe a supporté plus d’une dizaine d’expériences pilotes
en différents pays. Aujourd’hui, même un petit pays comme la Hongrie
possède son éditeur en ligne et son imprimerie à la demande
subventionnés par l’état. Il en va de même en Italie, en Suède, en
Finlande,… Chez nous : rien de rien ! Le Québec se classe encore et
toujours au dernier rang de l’édition en ligne et de l’impression à la
demande en Occident, avec près d’une dizaine d’années de retard sur les
autres. Pendant ce temps, le marché québécois de l’édition en ligne
glisse lentement mais sûrement entre les mains des entreprises
américaines dont la plus populaire profite même de l’occasion pour
offrir ses services en français. Notre fondation tient le coup contre
vents et marrées grâce à une équipe de bénévoles depuis plus de trois
mais pour combien de temps encore ? Nous pressons la ministre québécoise
de la culture et des communications d’agir mais sans succès.
À cette absence de support gouvernemental s’ajoute le mutisme de la
plupart des médias à une ou deux exceptions près. Comment pouvons-nous
espérer que les tous Québécois soient bien informés des possibilités de
l’édition en ligne et de l’impression à la demande sans le support d’un
média aussi influent que le vôtre, sans le support de tous les médias ?
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
Voici la réaction de
Caroline Côté :
Suite à la
lecture de votre article sur l'édition au Québec, ma vie, mon
livre, paru dans La Presse du dimanche 11 mars 2007, j'aimerais
apporter un autre point de vue, dont votre article ne fait pas
mention. Il s'agit de l'édition en ligne, via internet. Peut-être
ignorez-vous, vous-même cette alternative, puisqu'elle est bien peu
connue du public en général et des médias en particulier. Il existe
au Québec depuis juin 2003, une fondation à but non lucratif, la
fondation littéraire fleur de lys qui éditent des auteurs en mal
d'éditeur. J'ai moi-même soumis un manuscrit à différents éditeurs
et bien que certains se soient montrés un tant soit peu intéressés
par ma démarche, il n'en demeure pas moins qu'ils n'ont pas crû bon
accéder à ma demande d'édition, faute d'une politique éditoriale qui
cadrait avec mes écrits. Je me suis donc tournée du côté de
l'édition en ligne, que j'ai découvert en navigant sur le web, à la
recherche d'un mode d'emploi pour l'édition à compte d'auteur. Et
c'est avec cette fondation que j'ai trouvé mon compte, justement.
Les exemplaires sont imprimés à la demande, donc pré-payés, sans que
je sois obligée de payer pour des livres qui resteront peut-être au
fond de ma cave pendant des années. Seuls les lecteurs intéressés
ont eu droit à des copies papier de mon livre. Très peu, en fait,
soit environ 150. Mais l'édition à compte d'auteurs, obligent
toutefois l'auteur à faire imprimer un nombre minimal d'exemplaires
de son œuvre, soit 500, 750 ou 1000 exemplaires dans la plupart des
cas. Or si le nombre de livres vendus ressemble à mes propres
chiffres, imaginez le gaspillage de papier, d'argent et d'espace qui
résulte d'une telle initiative.
L'édition en
ligne permet d'éviter tous ces pièges. Il n'y a pas d'inventaire
coûteux à maintenir et on peut avoir accès aux livres édités ad
vitam aeternam, contrairement à l'édition traditionnelle. Il ne faut
pas se leurrer. Même les auteurs publiés par des maisons d'édition
traditionnelle, reconnues, prestigieuses, même ces auteurs donc, ne
voient pas leurs livres demeurés en vitrine des librairies plus de
trois mois, à moins d'être une vedette. Un auteur peu connu même
s'il a deux ou même trois titres à son actif passe souvent
complètement inaperçu dans la jungle du livre au Québec. Il y a tant
d'auteurs de partout dans le monde qui se battent pour obtenir une
petite place dans le lectorat québécois que monsieur ou madame
n'importe qui n'obtient pas le plus petit bout de l'ombre d'une
place dans ce minuscule lectorat. Les livres retournent donc à
l'éditeur qui passe au pilon un nombre impressionnants d'exemplaires
invendus. Si je visite une librairie quatre ou cinq fois par année,
je n'ai aucune chance de trouver certains titres qui ont déjà quitté
les étalages pour rejoindre les entrepôts. Peut-être aurais-je aimé
lir | |