Fondation littéraire Fleur de Lys

Enquête à Baies-des-Bois

(La forêt des suicidés)

Roman suspense

Pierre Cusson

Première de couverture

Quatrième de couverture

Enquête à Baies-des-Bois (La forêt des suicidés)

Roman suspense, Pierre Cusson

Fondation littéraire Fleur de Lys

Lévis, Québec, 2026, 366 pages

ISBN 978-2-89612-674-3

Exemplaire numérique : 7.00$ CAD


PRÉSENTATION

La sergente-détective Valérie Longpré accepte de se rendre à Baies-des-Bois afin d’éclaircir un mystère entourant le suicide de la grand-mère de son conjoint, Francis Lafond, survenu 25 ans auparavant. Certains détails, dans le dossier des enquêteurs de l’époque, intriguent Valérie. Elle veut y voir plus clair. Cependant, la présence d’une policière montréalaise dans Baies-des-Bois dérange. Les secrets sont trop bien gardés; la coopération est difficile à obtenir.

Une enquête qui, pourtant, se voulait anodine au départ, tourne rapidement au cauchemar. L’immense forêt entourant le vieux chalet de Francis, acquis par héritage de son grand-père, se révèle être le terrain de jeu d’un ignoble tueur. Les suspects sont nombreux, les preuves sont quasi absentes. Après plusieurs rebondissements dans son enquête, Valérie se rapproche finalement de la vérité. Se succèdent alors, menaces, intimidations, agressions… meurtres.

Qui donc en est l’auteur ?


EXTRAIT

PROLOGUE

Le temps de la chasse au chevreuil n’a pas encore commencé que l’on peut entendre retentir des coups de feu dans les bois environnants au moment où le soleil est sur le point de se cacher derrière l’horizon. À vrai dire, la saison de la chasse à l’arme à feu ne débute que dans un mois. La région est aux prises avec un véritable et désolant fléau : le braconnage intensif. Malgré la vigilance, parfois défaillante, du garde-chasse de l’endroit, de nombreux cerfs sont abattus illégalement chaque année. L’immense territoire à couvrir pour le pauvre homme fait en sorte qu’il s’avère presque impossible d’enrayer ce cancer qui ronge la faune. Il faut dire que la population de cervidés du secteur est très importante, et que les ravages occasionnés par ces animaux font d’eux également un fléau. Une surpopulation qui dérange.

Il est à penser qu’il existe une cohorte de braconniers procédant de façon stratégique pour éviter d’être arrêtés par le garde-chasse. Ce dernier ne sait plus où donner de la tête. Lorsqu’un coup de feu semble provenir de l’est, une seconde déflagration se fait entendre deux minutes plus tard, à l’ouest. Entre-temps, d’autres membres de ce groupe de personnages peu respectueux des animaux, armés d’arcs, d’arbalètes et de puissantes lampes de poche, s’en donnent à cœur joie quand le ciel a étendu son voile nocturne sur les forêts.

Pourtant, est-ce que ces manœuvres frauduleuses cachent quelque chose d’encore plus terrible que l’abattage d’innocents cervidés ? Quelques résidents de la région le croient sincèrement. Surtout depuis que l’un d’eux a été témoin d’une scène cauchemardesque alors qu’il déambulait dans les bois. C’est du moins ce qu’il se plaît à raconter à ses amis les plus proches en leur faisant promettre de garder le secret. Toutefois, comme dans tous les villages de la province, le bouche-à-oreille est un moyen de communication efficace pour que les nouvelles circulent ; mais, bien sûr, tout en les déformant à sa guise.

Ayant appris qu’une nouvelle digue avait été mise en chantier par des castors, Désiré Lemire espérait pouvoir photographier ces rongeurs en pleine action. Bien qu’étant à la fin du mois d’août, alors qu’aucune chasse n’est autorisée dans le coin, il entendit un coup de feu à peu de distance de l’endroit où il se trouvait. Instinctivement, Lemire s’est jeté au sol pour éviter d’être pris pour cible. D’autant plus que par négligence, il n’avait pas cru bon se vêtir de façon à être facilement repérable en portant un dossard orange. Ce n’était pas la saison de la chasse après tout, pourquoi se déguiser en cône orange pour être facilement repérable. Toutefois, curieux de nature, le photographe amateur ne pouvait pas ignorer ce qui se passait. Il était évident qu’un ou des braconniers évoluaient non loin de lui. Sans faire le moindre bruit, en se dissimulant derrière les nombreux arbres matures qui lui offraient un abri relativement sûr, il prit la direction d’où provenait la détonation. Il dut s’immobiliser encore une fois quelques instants lorsqu’il entendit le bruit d’un moteur déchirer le silence.

Loin devant, il crut déceler un mouvement et, après avoir progressé encore de quelques mètres, il put distinguer très nettement une forme humaine. Afin d’être en meilleure position pour espionner celui qui s’avérait être sans contredit un braconnier, Désiré Lemire persista dans sa progression. Bientôt, il ne fut qu’à une vingtaine de mètres du fraudeur, suffisamment près pour être en mesure de distinguer certains détails. Du moins, c’est ce qu’il espérait. Toutefois, en utilisant l’objectif de sa caméra, il pourrait sûrement y parvenir.

Vêtu d’un habit de camouflage comme ceux que portent les militaires et d’une casquette arborant les mêmes motifs, le braconnier se pencha sur ce qui devait être sa proie. Visiblement nerveux, il tourna la tête de tous les côtés comme pour s’assurer qu’il n’était pas observé. Surpris par un détail inattendu, Lemire sursauta et par réflexe, il appuya sur le déclencheur de sa caméra. Il s’empressa de vérifier la photo dans son appareil. Un masque de pierrot, une larme dessinée sous l’œil droit, couvrait entièrement le visage de l’individu. Une fois la surprise passée, l’observateur esquissa un sourire. Il va de soi qu’un hors-la-loi de cette espèce utilise tous les moyens possibles pour ne pas être reconnu lors de ses méfaits.

Tout en extirpant un couteau à longue lame de son étui porté à la ceinture, l’homme s’agenouilla près de son gibier. Même si Lemire ne parvenait pas à distinguer ce dernier, il savait très bien ce que le braconnier était en train de faire. Il est important de retirer rapidement les entrailles d’un cervidé après son abattage pour permettre à la viande de refroidir, afin d’éviter la prolifération de bactéries.

Patiemment, Désiré Lemire demeura immobile tout au long du processus d’éviscération. Celui-ci dura de très longues minutes avant que l’individu se relève enfin pour, encore une fois, survoler les alentours du regard. Heureusement que les vêtements du voyeur se fondaient dans la nature.

À l’aide d’une couverture extirpée de l’arrière de son VTT stationné à proximité, le braconnier enroula sa proie avant de hisser celle-ci, mais non sans peine, sur le véhicule. Quelques secondes plus tard, l’engin disparaissait dans la forêt.

Toujours par curiosité, Lemire quitta son abri et fila directement à l’endroit où le pauvre animal s’était fait vider de ses entrailles. Une masse visqueuse et difforme apparut aux yeux du photographe amateur. Malgré une certaine répugnance à se trouver en présence de cette petite montagne d’intestins et d’organes quelque peu nauséabonde, Désiré s’en approcha le plus près possible.

Ses pupilles s’agrandirent au maximum. Un sentiment de frayeur s’immisça malicieusement dans son esprit. Il avait du mal à respirer, mais dut couvrir sa bouche d’une main pour étouffer le cri de terreur qui s’apprêtait à s’échapper de sa gorge. Il devait sûrement s’agir d’une illusion, d’un mirage, d’un cauchemar. Malgré lui, Lemire tomba à genoux sans pourtant quitter des yeux l’appareil reproducteur d’un homme, gisant au beau milieu de l’amas de viscères.

Trop dégoûté, mais surtout horrifié par cette vision à glacer le sang, Lemire se redressa brusquement pour filer à toute allure dans la forêt, omettant même de prendre une photo de sa découverte.


AU SUJET DE L'AUTEUR

Pierre Cusson

PIERRE CUSSON

L’auteur est né en décembre 1951 à Sainte-Martine en Montérégie. Sa vie entière s’est déroulée dans ce coin de pays ; ses études, son travail jusqu’à sa retraite. Il profite de cette dernière pour concrétiser son rêve d’enfant ; celui de faire paraître ses écrits afin de les offrir aux lectrices et lecteurs du Québec, du Canada tout entier et d’ailleurs dans le monde.

Dès l’âge de 13 ans, Pierre Cusson termine son premier roman de science-fiction Les envahisseurs viennent de l’espace. Malheureusement pour lui, les maisons d’édition auxquelles son père s’est adressé ont refusé, malgré certains commentaires positifs, de faire paraître son roman. Un éditeur en particulier a catégoriquement refusé de rencontrer et le père et le fils, prétextant qu’il était impossible pour un garçon de son âge d’écrire un roman.

Quoiqu’il en soit, ces refus n’ont pas freiné la passion de Cusson pour mettre noir sur blanc toutes les histoires évoluant jour et nuit dans sa tête. Un second roman de science-fiction, Soucoupe contre soucoupe, a été complété alors qu’il n’avait pas encore 15 ans. La réaction des maisons d’édition a été la même, mais avec moins de scepticisme. Une éditrice a toutefois pris la peine de lui téléphoner pour le féliciter d’avoir inclus deux femmes parmi ses 4 principaux personnages et l’a encouragé à continuer d’écrire ; qu’un jour il parviendrait à se faire éditer.

Pendant plus de 35 ans, Cusson s’est contenté d’écrire des romans, des nouvelles ainsi que de la poésie sans les proposer à des maisons d’édition, préférant vivre pleinement sa vie de famille ; son épouse et leurs 4 enfants.

Néanmoins, en 2001, aidé par son épouse, il a fait paraître à compte d’auteur, un recueil de poésie Nuages de rêves. La même année, la maison d’édition France-Europe lui a proposé d’intégrer 10 de ses poèmes dans un collectif de poésie en Europe, Le Damier 3. Toujours en 2001, Cusson a obtenu la 3e position dans un concours de nouvelles à Bayonne en France, ce qui l’a rempli de fierté.

Ce n’est pourtant qu’en 2010-2011 que l’auteur a fait paraître ses deux premiers romans ; Le prédateur du fleuve tome 1, Le marinier et tome 2, L’artiste, par l’entremise de La Fondation Littéraire Fleur de Lys. Ces publications ont été le coup d’envoi de son cheminement en tant qu’auteur de romans à suspense. Et ça continue !


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Adresse de correspondance électronique :

pierrec55@hotmail.com


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