
Observatoire francophone de la philothérapie
Quand
la philosophie nous aide
DOSSIER PHILOTHÉRAPIE
Une initiative de Serge-André Guay
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Image by
Gordon Johnson from
Pixabay
Dans la
mythologie grecque, la
Chouette chevêche (Athene noctua) représente ou accompagne
traditionnellement
Athéna,
la déesse vierge de la sagesse, ou
Minerve, son incarnation
syncrétique dans la
mythologie romaine. En raison de cette association, l’oiseau,
souvent appelé chouette de Minerve ou la chouette d’Athéna, a été
utilisé comme symbole de la connaissance, de la sagesse, de la
perspicacité et de l’érudition dans le
monde
occidental.
Un observatoire francophone
de la philothérapie
(Lévis - Québec - 11
avril 2023) Le Lévisien Serge-André Guay crée le tout premier
Observatoire francophone de la philothérapie consacré à l'examen et
à la promotion de cette nouvelle pratique. Déjà bien implantée en Europe
et aux États-Unis, la philothérapie offre à la personne la possibilité
de rencontrer en privé un consultant philosophe pour discuter de sa vie
et de ses problèmes existentiels. Le terme « philothérapie » est copié
sur le terme « psychothérapie ». Cependant, la philothérapie ne relève
pas de la médecine; elle ne soigne pas les traumatismes et les troubles
psychiques. Lors d’une séance de philothérapie, le clinicien ou le
consultant philosophe entretiendra un dialogue d’égal à égal avec vous.
L’animateur s’assure uniquement que ce dialogue soit initiateur de
prises de conscience révélatrices de la réalité de soi et du monde. La
philothérapie se distingue ainsi de l'exercice de verbalisation du
patient du psychologue.
Serge-André Guay ne se
présente pas comme un consultant en philosophie. Il se limite à observer
le développement de la nouvelle pratique. Il met à la disposition de la
population des informations, dont plus de vingt rapports de lecture de
livres traitant de la philothérapie. Il offre des conférences fondées
sur ses lectures et sa propre expérience de la philosophie dans sa vie
personnelle et professionnelle.
La création de cet
observatoire s'inscrit parmi les suites de la publication de son livre
J'AIME PENSER – Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout
un chacun se donne raison, un essai et témoignage de gouvernance
personnelle.
Les intéressés peuvent
visiter le site web de l'observatoire au
https://philotherapie.ca/.
–
30 –
Source :
Serge-André Guay,
auteur, conférencier et bibliographe
31, rue St-Joseph, Lévis, Québec, Canada. G6V1A8
Téléphone : 581-988-7146
Site web : https://philotherapie.ca/
Courriel : info@philotherapie
J’expérimente
les bienfaits de la philosophie dans ma vie personnelle et
professionnelle depuis plus de 25 ans. La philosophie contribue au
bien-être de mon esprit et de ma psyché. Désormais, je partage avec
vous
mes connaissances et
mon témoignage sur ce site web dédié.
Aussi, j’offre des conférences traitant de la
philothérapie. Vous trouverez sur ce site web la
vidéo et les
notes de ma toute première conférence « La
philothérapie ─ Quand la philosophie nous aide » accessible
gratuitement.
Cette conférence vous introduit à la
philothérapie à l’aide de
mes lectures sur le sujet.
À titre de bibliographe amateur, je mets à
votre disposition l’ensemble de mes rapports de lecture au sujet de
philothérapie dans la section «J’ai
lu pour vous».
Enfin, ce site web se veut un
Observatoire francophone de la philothérapie.
AVERTISSEMENT
Je ne suis pas un philosophe
consultant et, par conséquent, je n’offre pas de consultation
philosophique privée. Je n’offre pas de formation en philothérapie.
Je demeure un
observateur de la naissance et du développement de la
philothérapie ou, si vous préférez, du domaine de la consultation
philosophique. Il n’est pas non plus question ici de coach et encore
moins de gourou en philothérapie. Je me limite à la lecture de
livres et autres documents traitant de la philothérapie et de faire
rapport de ces lectures. Aussi, à partir de ces lectures,
je prépare, offre et anime des
conférences. De plus, je témoigne de l’apport de la
philosophie dans ma vie personnelle et professionnelle. Enfin, je
suis l’auteur d’un livre intitulé
J’AIME PENSER – Comment prendre plaisir à penser dans un monde
où tout un chacun se donne raison (exemplaire
numérique gratuit – PDF), un essai et témoignage de
gouvernance personnelle qui est le sujet de l’une de mes conférences.
La philothérapie – Un
état des lieux
DOCUMENT OFFICIEL 2022

Annuaire de
la philothérapie
Philothérapeutes - Philosophes consultants -
Philosophes praticiens
DOCUMENT OFFICIEL 2023

LE DERNIER LIVRE

Pour les jeunes qui ne passeront pas leur vie à lire
Tout ce que vous n’apprendrez pas au secondaire
et au collégial
Essai, Serge-André Guay,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2022, 67 pages.
ISBN 978-2-89612-625-5
J'aime penser
Comment prendre plaisir à penser dans un monde où
tout un chacun se donne raison

J'aime penser
Comment prendre plaisir à penser dans un monde
où tout un chacun se donne raison
SERGE-ANDRÉ GUAY
Essai et témoignage de gouvernance personnelle,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
LÉVIS 2009, 370 pages.
ISBN 2-89612-016-5 / 978-2-89612-016-1
Exemplaire numérique gratuit (PDF)
Lire en ligne

Liste des rapports de
lecture et autres articles
Témoignage de ma
recherche personnelle au sujet de la philothérapie (philosophie +
thérapie) ou, si vous préférez, de la pratique de la philosophie en
clinique. Il s’agit de consultation individuel ou de groupe offert
par un philosophe praticien pour nous venir en aide. Elle se
distingue de la « psychothérapie » (psychologie + thérapie) en ce
qu’elle utilise des ressources et des procédés et poursuit de
objectifs propres à la philosophie. On peut aussi parler de «
philosophie appliquée ».
La philothérapie
gagne lentement mais sûrement en popularité grâce à des publications
de plus en plus accessibles au grand public (voir l’Introduction de
ce dossier).
L’un des titres
tout en haut de la liste s’intitule « Platon, pas Prozac! » signé
par Lou Marinoff paru en français en l’an 2000 aux Éditions Logiques.
Ce livre m’a ouvert à la philothérapie.
L’auteur est
professeur de philosophie au City College de New York, fondateur de
l’Association américaine des praticiens de la philosophie (American
Philosophical Practitioners Association) et auteurs de plusieurs
livres.
Présentation du
livre Philothérapie – Libérez-vous par la philosophie
suivie de mes commentaires de lecture.
Présentation du
livre Sur le divan d’un philosophe – La consultation
philosophie : une nouvelle démarche pour se connaître, changer de
perspective, repenser sa vie suivie de mes commentaires de
lecture.
Cet article
présente et relate ma lecture du livre « Philosopher pour se
retrouver – La pratique de la philo pour devenir libre et oser être
vrai », de Laurence Bouchet aux Éditions Marabout.
Malheureusement ce livre n’est plus disponible à la vente tel que
mentionné sur le site web de l’éditeur. Heureusement on peut encore
le trouver et l’acheter dans différentes librairies en ligne.
Cet article se
penche sur l’offre du philothérapeute Patrick Sorrel.
Le livre « La
consultation philosophique – L’art d’éclairer l’existence » de
Madame Eugénie Vegleris aux Éditions Eyrolles se classe en tête de
ma liste des meilleurs essais que j’ai lu à ce jour au sujet de la «
philothérapie ».
À ce jour, tous les
livres dont j’ai fait rapport de ma lecture dans ce dossier sont
l’œuvre de philosophes consultants témoignant de leurs pratiques
fondées sur le dialogue. Le livre « Guérir la vie par la philosophie
» de Laurence Devillairs aux Presses universitaires de France (PUF)
diffère des précédents parce que l’auteure offre à ses lecteurs une
aide direct à la réflexion sur différents thèmes.
J’ai lu ce livre à
reculons. J’ai appliqué les feins dès les premières pages.
L’objectivité sociologique de l’auteur m’a déplu. Ce livre présente
aux lecteurs des observations, que des observations. L’auteur n’en
tire aucune conclusion.
J’accorde à ce
livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il m’a révélé les coulisses de
la quête du bonheur au cœur de notre société néo-libérale. Je savais
que cette obsession du bonheur circulait au sein de la population,
notamment par le biais des coach de vie et des agents de
développement personnel, mais je n’aurais jamais imaginé qu’elle
cachait une véritable industrie soutenue par une idéologie
psychologisante. Jusque-là, je ne connaissais de cette industrie que
le commerce des livres et la montée en puissance des coachs de vie
dédiés à la recherche du bonheur.
J’ai adoré ce livre.
Il est dense, très dense. On ne peut pas le lire comme un roman. Me
voici enfin devant un auteur qui dit tout, où, quand, comment il
observe, comment il pense, comment il chemine, comment il voit,
comment il entend, comment il anticipe, comment il tire ses
conclusions… Bref, un auteur qui expose son propre système de pensée
dans un essai plus que formateur pour le nôtre.
La lecture du livre
«La consultation philosophique» signé par le philosophe praticien
Oscar Brenifier (voir article #11 de notre dossier «Consulter un
philosophe – Quand la philosophie nous aide») nous apprend qu’il
adresse un document à ses clients potentiels. J’ai écrit à monsieur
Brenifier pour lui demander s’il pouvait me faire parvenir ce
document.
Cet article
présente et relate ma lecture du livre du «La philo-thérapie» de
Éric Suárez, Docteur en philosophie de l’Université Laval (Québec),
philosophe praticien (Lausanne), publié en 2007 aux Éditions
Eyrolles. Ce livre traite de la consultation philosophique ou, si
vous préférez, de la philo-thérapie, d’un point de vue pratique. En
fait, il s’agit d’un guide pour le lecteur intéressé à acquérir sa
propre approche du philosopher pour son bénéfice personnel. Éric
Suárez rassemble dans son ouvrage vingt exemples de consultation
philosophiques regroupés sous cinq grands thèmes : L’amour, L’image
de soi, La famille, Le travail et le Deuil.
Ce livre se
caractérise par l’humour de son auteur et se révèle ainsi très aisé
à lire. D’ailleurs l’éditeur nous prédispose au caractère
divertissant de ce livre en quatrième de couverture : «Étudier in
extenso la pensée des grands théoriciens et en extraire un mode de
réflexion agissant est une mission impossible pour l’honnête homme/femme.
C’est pourquoi l’auteur de cet ouvrage aussi divertissant que
sérieux propose des voies surprenantes au premier abord, mais qui se
révèlent fort praticables à l’usage. L’une passe par la rencontre
avec la vie et la personnalité du philosophe : la voie des affinités
électives».
Référencé par un
auteur à mon programme de lecture, le livre «La philosophie comme
manière de vivre» m’a paru important à lire. Avec un titre aussi
accrocheur, je me devais de pousser plus loin ma curiosité. Je ne
connaissais pas l’auteur Pierre Hadot : «Pierre Hadot (né à Paris,
le 21 février 1922, et mort à Orsay, le 24 avril 20101) est un
philosophe, historien et philologue français, spécialiste de
l’Antiquité, profond connaisseur de la période hellénistique et en
particulier du néoplatonisme et de Plotin. Pierre Hadot est l’auteur
d’une œuvre développée notamment autour de la notion d’exercice
spirituel et de la philosophie comme manière de vivre.» (Source :
Wikipédia)
Jeanne Hersch,
éminente philosophe genevoise, constate une autre rupture encore,
celle entre le langage et la réalité : « Par-delà l’expression
verbale, il n’y a pas de réalité et, par conséquent, les problèmes
ont cessé de se poser (…). Dans notre société occidentale, l’homme
cultivé vit la plus grande partie de sa vie dans le langage. Le
résultat est qu’il prend l’expression par le langage pour la vie
même. » (L’étonnement philosophique, Jeanne Hersch, Éd. Gallimard.)
/ On comprend par là qu’aujourd’hui l’exercice du langage se suffit
à lui-même et que, par conséquent, la philosophie se soit
déconnectée des problèmes de la vie quotidienne.» Source : La
philosophie, un art de vivre, Collectif sous la direction de
Jean-François Buisson, Les Éditions Cabédita, 2021, Préface, p. 9.
J’ai trouvé mon
bonheur dès l’Avant-propos de ce livre : «Laura Candiotto, en
insistant sur le rôle joué par les émotions dans le dialogue
socratique ancien et sur l’horizon éthique de celui-ci, vise à
justifier théoriquement un «dialogue socratique intégral»,
c’est-à-dire une pratique du dialogue socratique qui prend en compte
des émotions pour la connaissance.» Enfin, ai-je pensé, il ne s’agit
plus de réprimer les émotions au profit de la raison mais de les
respecter dans la pratique du dialogue socratique. Wow ! Je suis
réconforté à la suite de ma lecture et de mon expérience avec Oscar
Brenifier dont j’ai témoigné dans les articles 11 et 12 de ce
dossier.
Lou Marinoff occupe
le devant de la scène mondiale de la consultation philosophique
depuis la parution de son livre PLATON, PAS PROJAC! en 1999 et
devenu presque’intantément un succès de vente. Je l’ai lu dès sa
publication avec beaucoup d’intérêt. Ce livre a marqué un tournant
dans mon rapport à la philosophie. Aujourd’hui traduit en 27
langues, ce livre est devenu la bible du conseil philosophique
partout sur la planète. Le livre dont nous parlons dans cet article,
« La philosophie, c’est la vie – Réponses aux grandes et aux
petites questions de l’existence », est l’une des 13 traductions du
titre original « The Big Questions – How Philosophy Can Change Your
Life » paru en 2003.
J’ai acheté et lu «
S’aider soi-même » de Lucien Auger parce qu’il fait appel à la
raison : « Une psychothérapie par la raison ». Les lecteurs
des articles de ce dossier savent que je priorise d’abord et avant
tout la philothérapie en place et lieu de la psychothérapie. Mais
cette affiliation à la raison dans un livre de psychothérapie m’a
intrigué. D’emblée, je me suis dit que la psychologie tentait ici
une récupération d’un sujet normalement associé à la philosophie.
J’ai accepté le compromis sur la base du statut de l’auteur : «
Philosophe, psychologue et professeur ». « Il est également
titulaire de deux doctorats, l’un en philosophie et l’autre en
psychologie » précise Wikipédia. Lucien Auger était un adepte de la
psychothérapie émotivo-rationnelle créée par le Dr Albert Ellis,
psychologue américain. Cette méthode trouve son origine chez les
stoïciens dans l’antiquité.
J’accorde à ce
livre cinq étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus,
une sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut
le lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous
sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos
pensées.
Dans la première
partie de ce rapport de lecture du livre « Penser par soi-même –
Initiation à la philosophie » de Michel Tozzi, je vous recommandais
fortement la lecture de ce livre : « J’accorde à ce livre cinq
étoiles sur cinq et je peux même en rajouter une de plus, une
sixième, pour souligner son importance et sa pertinence. Il faut le
lire absolument ! Je le recommande à tous car il nous faut tous
sortir de ce monde où l’opinion règne en roi et maître sur nos
pensées.» Je suis dans l’obligation d’ajouter cette deuxième
partie à mon rapport de lecture de ce livre en raison de ma
relecture des chapitres 6 et suivants en raison de quelques
affirmations de l’auteur en contradiction avec ma conception de la
philosophie.
J’accorde au livre
Agir et penser comme Nietzsche de
Nathanaël Masselot cinq étoiles sur cinq. Aussi
facile à lire qu’à comprendre, ce livre offre aux lecteurs une
excellente vulgarisation de la philosophie de Friedricha Wilhelm
Nietzsche. On ne peut pas passer sous silence l’originalité et
la créativité de l’auteur dans son invitation à parcourir son œuvre
en traçant notre propre chemin suivant les thèmes qui nous
interpellent.
Tout commence avec
une entrevue de Myriam Revault d’Allonnes au sujet de son livre LA
FAIBLESSE DU VRAI à l’antenne de la radio et Radio-Canada dans le
cadre de l’émission Plus on de fous, plus on lit. Frappé par le
titre du livre, j’oublierai le propos de l’auteur pour en faire la
commande à mon libraire.
Le développement
personnel fourmille de personnes de tout acabit qui se sont
improvisées conseillers, coachs, thérapeutes, conférenciers,
essayistes, formateurs… et auxquelles s’ajoutent des praticiens
issus des fausses sciences, notamment, divinatoires et occultes, des
médecines et des thérapies alternatives. Bref, le développement
personnel attire toute sorte de monde tirant dans toutes les
directions.
Je n’aime pas cette
traduction française du livre How we think de John Dewey. «
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Ovide Decroly »,
Comment nous pensons parait aux Éditions Les empêcheurs de
penser en rond / Seuil en 2004. – Le principal point
d’appui de mon aversion pour traduction française repose sur le fait
que le mot anglais « belief » est traduit par «
opinion », une faute majeure impardonnable dans un
livre de philosophie, et ce, dès les premiers paragraphes du premier
chapitre « Qu’entend-on par penser ? »
Hier j’ai assisté
la conférence
Devenir philothérapeute : une conférence de Patrick Sorrel. J’ai
beaucoup aimé le conférencier et ses propos. J’ai déjà critiqué
l’offre de ce philothérapeute. À la suite de conférence d’hier, j’ai
changé d’idée puisque je comprends la référence de Patrick Sorrel au
«système de croyance». Il affirme que le «système de
croyance» est une autre expression pour le «système de
penser». Ce faisant, toute pensée est aussi une croyance.
J’éprouve un
malaise face à la pratique philosophique ayant pour objectif de
faire prendre conscience aux gens de leur ignorance, soit le but
poursuivi par Socrate. Conduire un dialogue avec une personne avec
l’intention inavouée de lui faire prendre conscience qu’elle est
ignorante des choses de la vie et de sa vie repose sur un présupposé
(Ce qui est supposé et non exposé dans un énoncé, Le Robert), celui
à l’effet que la personne ne sait rien sur le sens des choses avant
même de dialoguer avec elle. On peut aussi parler d’un préjugé
philosophique.
Si votre opinion
est faite et que vous n’êtes pas capable d’en déroger, vous êtes
prisonnier de votre opinion. Si votre opinion est faite et que vous
êtes ouvert à son évolution ou prêt à l’abandonner pour une autre,
vous êtes prisonnier de l’opinion. Si votre opinion compte davantage
en valeur et en vérité que les faits, vous êtes prisonnier de vos
opinions. Si votre opinion est la seule manière d’exprimer vos
connaissances, vous êtes prisonnier de vos opinions. Si vous pensez
que l’opinion est le seul résultat de votre faculté de penser, vous
êtes prisonnier de vos opinions. Si vous prenez vos opinion pour
vraies, vous êtes prisonnier de vos opinions.
J’ai mis beaucoup
de temps à me décider à lire « La pratique philosophique » de Jérôme
Lecoq. L’auteur est un émule d’Oscar Brenifier, un autre praticien
philosophe. J’ai vécu l’enfer lors de mes consultations
philosophiques avec Oscar Brenifier. Ainsi toute association de près
ou de loin avec Oscar Brenifier m’incite à la plus grande des
prudences. Jérôme Lecoq souligne l’apport d’Oscar Brenifier dans les
Remerciements en première page de son livre « La pratique
philosophique ».
Quelle est la
différence entre « savoir » et « connaissance » ? J’exprime cette
différence dans l’expression « Je sais parce que je connais ». Ainsi,
le savoir est fruit de la connaissance. Voici quatre explications en
réponse à la question « Quelle est la différence entre savoir et
connaissance ? ».
J’ai décidé de
publier les informations au sujet des styles interpersonnels selon
Larry Wilson parce que je me soucie beaucoup de l’approche de la
personne en consultation philosophique. Il m’apparaît important de
déterminer, dès le début de la séance de philothérapie, le style
interpersonnel de la personne. Il s’agit de respecter la
personnalité de la personne plutôt que de la réprimer comme le font
les praticiens socratiques dogmatiques. J’ai expérimenté la mise en
œuvre de ces styles inter-personnels avec succès.
Le livre « La
confiance en soi – Une philosophie » de Charles Pépin se lit avec
une grande aisance. Le sujet, habituellement dévolue à la
psychologie, nous propose une philosophie de la confiance. Sous
entendu, la philosophie peut s’appliquer à tous les sujets
concernant notre bien-être avec sa propre perspective.
J’ai vécu une
sévère répression de mes émotions lors deux consultations
philosophiques personnelles animées par un philosophe praticien
dogmatique de la méthode inventée par Socrate. J’ai témoigné de
cette expérience dans deux de mes articles précédents dans ce
dossier.
Vouloir savoir être
au pouvoir de soi est l’ultime avoir / Le voyage / Il n’y a de repos
que pour celui qui cherche / Il n’y a de repos que pour celui qui
trouve / Tout est toujours à recommencer
Que se passe-t-il
dans notre système de pensée lorsque nous nous exclamons « Ah ! Là
je comprends » ? Soit nous avons eu une pensée qui vient finalement
nous permettre de comprendre quelque chose. Soit une personne vient
de nous expliquer quelque chose d’une façon telle que nous la
comprenons enfin. Dans le deux cas, il s’agit d’une révélation à la
suite d’une explication.
Âgé de 15 ans, je
réservais mes dimanches soirs à mes devoirs scolaires. Puis
j’écoutais l’émission Par quatre chemins animée par Jacques
Languirand diffusée à l’antenne de la radio de Radio-Canada de 20h00
à 22h00. L’un de ces dimanches, j’ai entendu monsieur Languirand
dire à son micro : « La lumière entre par les failles».
Le succès d’une
consultation philosophique (philothérapie) repose en partie sur la
prise en compte des biais cognitifs, même si ces derniers relèvent
avant tout de la psychologie (thérapie cognitive). Une application
dogmatique du dialogue socratique passe outre les biais cognitifs,
ce qui augmente les risques d’échec.
Depuis mon
adolescence, il y a plus de 50 ans, je pense qu’il est impossible à
l’Homme d’avoir une conscience pleine et entière de soi et du monde
parce qu’il ne la supporterait pas et mourrait sur le champ. Avoir
une pleine conscience de tout ce qui se passe sur Terre et dans tout
l’Univers conduirait à une surchauffe mortelle de notre corps. Il en
va de même avec une pleine conscience de soi et de son corps.
Le Dr Jean-Christophe
Seznec, psychiatre français, a été interrogé par la journaliste
Pascale Senk du quotidien Le Figaro au sujet de son livre Savoir se
taire, savoir parler, coécrit avec Laurent Carouana et paru en 2017.
Le titre de l’article a retenu mon attention : Psychologie: «il faut
sortir de l’hystérie de la parole».
Reproduction de
l’article « Comment dialoguer de manière constructive ? », un texte
de Julien Lecomte publié sur son site web PHILOSOPHIE, MÉDIAS ET
SOCIÉTÉ.
https://www.philomedia.be/. Echanger sur des sujets de fond est
une de mes passions. Cela fait plusieurs années que je m’interroge
sur les moyens de faire progresser la connaissance, d’apprendre de
nouvelles choses. Dans cet article, je reviens sur le cheminement
qui m’anime depuis tout ce temps, pour ensuite donner des pistes sur
les manières de le mettre en pratique concrètement.
Dans le récit
initiatique, il s’agit de partir du point A pour aller au point B
afin que le lecteur ou l’auditeur chemine dans sa pensée vers une
révélation permettant une meilleure compréhension de lui-même et/ou
du monde. La référence à la spirale indique une progression dans le
récit où l’on revient sur le même sujet en l’élargissant de plus en
plus de façon à guider la pensée vers une nouvelle prise de
conscience. Souvent, l’auteur commence son récit en abordant un
sujet d’intérêt personnel (point A) pour évoluer vers son vis-à-vis
universel (point B). L’auteur peut aussi se référer à un personnage
dont il fait évoluer la pensée.
Cet article
présente un état des lieux de la philothérapie (consultation
philosophique) en Europe et en Amérique du Nord. Après un bref
historique, l’auteur se penche sur les pratiques et les débats en
cours. Il analyse les différentes publications, conférences et
offres de services des philosophes consultants.
J’ai découvert le
livre « L’erreur de Descartes » du neuropsychologue Antonio R.
Damasio à la lecture d’un autre livre : L’intelligence émotionnelle
de Daniel Goleman. L’édition originale de ce livre est parue en 1995
en anglais et j’ai lu la traduction française à l’été 1998 parue un
an auparavant chez Robert Laffont. Diplômé de l’université Harvard
et docteur en psychologie clinique et développement personnel, puis
journaliste au New York Times, où il suit particulièrement les
sciences du comportement, Daniel Goleman nous informe dans son livre
« L’intelligence émotionnel » au sujet de la découverte
spectaculaire pour ne pas dire révolutionnaire de Antonio R. Damasio
à l’effet que la raison a toujours besoin d’un coup des émotions
pour prendre des décisions. Jusque-là, il était coutume de soutenir
que les émotions perturbaient la raison, d’où l’idée de les
contrôler.
Ma lecture du livre
ÉLOGE DE LA PRATIQUE PHILOSOPHIQUE de la philosophe praticienne
SOPHIE GEOFFRION fut agréable et fort utile. Enfin, un ouvrage court
ou concis (le texte occupe 65 des 96 pages du livre), très bien
écrit, qui va droit au but. La clarté des explications nous implique
dans la compréhension de la pratique philosophique. Bref, voilà un
éloge bien réussi. Merci madame Geoffrion de me l’avoir fait
parvenir.
Dans cet article,
je m’interroge à savoir la consultation philosophique doit
s’attarder à l’opinion ou au système pensée du client. OPINION – Le
philosophe praticien cible l’opinion de son client en vue de
démontrer l’ignorance sur laquelle elle repose et, par conséquent,
l’absence de valeur de vérité qu’elle recèle. Cette pratique repose
sur le « questionnement philosophique ».
Dans son livre «
Sentir et savoir », Antonio Damasio propose « Une nouvelle théorie
de la conscience ». Il démontre que la conscience ne peut pas
exister sans le corps. Il identifie dans le corps la capacité de
sentir comme préalable à la conscience.
Un si petit livre,
seulement 46 pages et en format réduit, mais tellement informatif.
Une preuve de plus qu’il ne faut se fier aux apparences. Un livre
signé ROBERT REDEKER, agrégé de philosophie originaire de la France,
connaît fort bien le sujet en titre de son œuvre : DÉPRESSION ET
PHILOSOPHIE.
La plupart des
intervenants en psychologie affirment des choses. Ils soutiennent «C’est
comme ceci» ou «Vous êtes comme cela». Le lecteur a le choix de
croire ou de ne pas croire ce que disent et écrivent les
psychologues et psychiatres. Nous ne sommes pas invités à réfléchir,
à remettre en cause les propos des professionnels de la psychologie,
pour bâtir notre propre psychologie. Le lecteur peut se reconnaître
ou pas dans ces affirmations, souvent catégoriques. Enfin, ces
affirmations s’apparentent à des jugements. Le livre Savoir se taire,
savoir dire de Jean-Christophe Seznec et Laurent Carouana ne fait
pas exception.
Chapitre 1 – La
mort pour commencer – Contrairement au philosophe Fernando Savater
dans PENSER SA VIE – UNE INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE, je ne
définie pas la vie en relation avec la mort, avec son contraire. Je
réfléchie et je parle souvent de la mort car il s’agit de l’un de
mes sujets préféré depuis mon adolescence. Certaines personnes de
mon entourage pensent et affirment que si je parle aussi souvent de
la mort, c’est parce que j’ai peur de mourir. Or, je n’ai aucune
peur de la mort, de ma mort, de celles de mes proches. Je m’inquiète
plutôt des conséquences de la mort sur ceux et celles qui restent, y
compris sur moi-même.
À la lumière du
documentaire LE SOLEIL ET DES HOMMES, notamment l’extrait vidéo
ci-dessus, je ne crois plus au concept de race. Les différences
physiques entre les hommes découlent de l’évolution naturelle et
conséquente de nos lointains ancêtres sous l’influence du soleil et
de la nature terrestre, et non pas du désir du soleil et de la
nature de créer des races. On sait déjà que les races et le concept
même de race furent inventés par l’homme en se basant sur nos
différences physiques. J’abandonne donc la définition de « race »
selon des critères morphologiques…
Dans le cadre de
notre dossier « Consulter un philosophe », la publication d’un
extrait du mémoire de maîtrise « Formation de l’esprit critique et
société de consommation » de Stéphanie Déziel s’impose en raison de
sa pertinence. Ce mémoire nous aide à comprendre l’importance de
l’esprit critique appliqué à la société de consommation dans
laquelle évoluent, non seule les jeunes, mais l’ensemble de la
population.
Je reproduis
ci-dessous une citation bien connue sur le web au sujet de « la
valeur de la philosophie » tirée du livre « Problèmes de philosophie
» signé par Bertrand Russell en 1912. Mathématicien, logicien,
philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique,
Bertrand Russell soutient que la valeur de la philosophie réside
dans son incertitude. À la suite de cette citation, vous trouverez
le texte de Caroline Vincent, professeur de philosophie et auteure
du site web « Apprendre la philosophie » et celui de Gabriel
Gay-Para tiré se son site web ggpphilo. Des informations tirées de
l’Encyclopédie Wikipédia au sujet de Bertrand Russell et du livre «
Problèmes de philosophie » et mon commentaire complètent cet
article.
Passez donc sans
vous arrêter, amis, au milieu des Marchands de Sommeil; et, s’ils
vous arrêtent, répondez-leur que vous ne cherchez ni un système ni
un lit. Ne vous lassez pas d’examiner et de comprendre. (…) Lisez,
écoutez, discutez, jugez; ne craignez pas d’ébranler des systèmes;
marchez sur des ruines, restez enfants. (…) Socrate vous a paru un
mauvais maître. Mais vous êtes revenus à lui; vous avez compris, en
l’écoutant, que la pensée ne se mesure pas à l’aune, et que les
conclusions ne sont pas l’important; restez éveillés, tel est le
but. Les Marchands de Sommeil de ce temps-là tuèrent Socrate, mais
Socrate n’est point mort; partout où des hommes libres discutent,
Socrate vient s’asseoir, en souriant, le doigt sur la bouche.
Socrate n’est point mort; Socrate n’est point vieux. (…) – Alain,
(Emile Charrier), Vigiles de l’esprit.
Tout au long de ma
vie, j’ai vu la vérité malmenée, tassée d’un bord puis de l’autre,
devenir une propriété personnelle (ma vérité — ta vérité — à chacun
sa vérité), tantôt objet de monopôle, tantôt reconnue, tantôt niée
et reniée… Ah ! La vérité. Quel chaos ! Je me demande depuis
longtemps pourquoi la vérité, si elle existe, ne triomphe pas à tout
coup, pourquoi elle ne s’impose à tous d’elle-même. Contestée de
toutes parts, la vérité, si elle existe, n’a d’intérêt que pour
l’opinion qu’on en a et les débats qui s’ensuivent. On va jusqu’à
donner à la vérité une mauvaise réputation eu égard à son influence
néfaste sur la société et les civilisations. Et que dire de toutes
ces croyances qui se prennent pour la vérité ? Et c’est sans compter
l’observation récente à l’effet que nous venons d’entrer dans une «
ère de post-vérité ».
J’accorde à ce
livre trois étoiles sur cinq. Le titre « Petit manuel philosophique
à l’intention des grands émotifs » a attiré mon attention. Et ce
passage du texte en quatrième de couverture m’a séduit : «En
proposant une voyage philosophique à travers l’histoire des émotions,
Iaria Gaspari bouscule les préjugés sur notre vie émotionnelle et
nous invite à ne plus percevoir nos d’états d’âme comme des
contrainte ». J’ai décidé de commander et de lire ce livre. Les
premières pages m’ont déçu. Et les suivantes aussi. Rendu à la
moitié du livre, je me suis rendu à l’évidence qu’il s’agissait d’un
témoignage de l’auteure, un témoignage très personnelle de ses
propres difficultés avec ses émotions. Je ne m’y attendais pas, d’où
ma déception. Je rien contre de tels témoignages personnels qu’ils
mettent en cause la philosophie, la psychologie, la religion ou
d’autres disciplines. Cependant, je préfère et de loin lorsque
l’auteur demeure dans une position d’observateur alors que son
analyse se veut la plus objective possible.
Tout repose sur le
Savoir. L’expérience personnelle et/ou professionnelle qu’on fait du
Savoir, après en avoir pris conscience, se retrouve à la base des
Connaissances que nous possédons. Les Opinions expriment des
Jugements des connaissances et inspirent souvent les Croyances.
La philosophie,
mère de toutes les sciences, recherche la sagesse et se définie
comme l’Amour de la Sagesse. La sagesse peut être atteinte par la
pensée critique et s’adopte comme Mode de vie. • La philosophie
soutient la Science et contribue à la naissance et au développement
de la méthode scientifique, notamment avec l’épistémologie.
La philothérapie,
principale pratique de la philosophie de nos jours, met sans cesse
de l’avant les philosophes de l’Antiquité et de l’époque Moderne.
S’il faut reconnaître l’apport exceptionnel de ces philosophes, j’ai
parfois l’impression que la philothérapie est prisonnière du passé
de la philosophie, à l’instar de la philosophie elle-même.
Au Québec, la seule
province canadienne à majorité francophone, il n’y a pas de
tradition philosophique populaire. La philosophie demeure dans sa
tour universitaire. Très rares sont les interventions des
philosophes québécois dans l’espace public, y compris dans les
médias, contrairement, par exemple, à la France. Et plus rares
encore sont les bouquins québécois de philosophie en tête des ventes
chez nos libraires. Seuls des livres de philosophes étrangers
connaissent un certain succès. Bref, l’espace public québécois
n’offre pas une terre fertile à la Philosophie.
J’accorde à ce
livre cinq étoiles sur cinq parce qu’il me permet d’en apprendre
beaucoup plus sur la pensée scientifique telle que pratiquée par de
grands scientifiques. L’auteur, Nicolas Martin, propose une œuvre
originale en adressant les mêmes questions, à quelques variantes
près, à 17 grands scientifiques.
Cet article répond
à ce commentaire lu sur LinkedIn : « L’équilibre entre développement
personnel et développement spirituel ou philosophique est
indispensable. » Il m’apparaît impossible de viser « L’équilibre
entre développement personnel et développement spirituel ou
philosophique » et de prétendre que cet équilibre entre les trois
disciplines soit « indispensable ». D’une part, le développement
personnel est devenu un véritable fourre-tout où l’ivraie et le bon
grain se mélangent sans distinction, chacun avançant sa recette à
l’aveugle.
En ne s’unissant
pas au sein d’une association nationale professionnelle fixant des
normes et des standards à l’instar des philosophes consultants ou
praticiens en d’autres pays, ceux de la France nous laissent croire
qu’ils n’accordent pas à leur disciple tout l’intérêt supérieur
qu’elle mérite. Si chacun des philosophes consultants ou praticiens
français continuent de s’affairer chacun dans son coin, ils verront
leur discipline vite récupérée à mauvais escient par les
philopreneurs et la masse des coachs.
“ Après les succès
d’Épicure 500 vous permettant de faire dix repas par jour sans
ballonnements, après Spinoza 200 notre inhibiteur de culpabilité,
les laboratoires Laron, vous proposent Philonium 3000 Flash, un
médicament révolutionnaire capable d’agir sur n’importe quelle
souffrance physique ou mentale : une huile essentielle d’Heidegger
pour une angoisse existentielle, une substance active de Kant pour
une douleur morale…. Retrouvez sagesse et vitalité en un instant ”,
s’amusaient les chroniqueurs radio de France Inter dans une parodie
publicitaire diffusée à l’occasion d’une émission ayant pour thème :
la philosophie peut-elle soigner le corps ?
J’attribue quatre
étoiles sur cinq à ce livre. Les lecteurs assidus de mes articles
connaissent fort bien ma position plus que défavorable face au
développement personnel. À l’instar de Thiery Jobard, je suis contre
le développement personnel. Je qualifie le développement personnel
d’arnaque extrêmement dangereuse pour ses adeptes et notre société.
Le philothérapeute
(philosophe consultant ou philosophe praticien) a l’obligation de
très connaître le contexte dans lequel évolue son client. Le
développement de l’esprit critique de ce client passe inévitablement
par une prise de conscience de sa cognition en vue de comprendre
comment il connaît. Si, dès le départ, le client n’a pas conscience
de son mode de pensées, il lui sera difficile de participer
activement au dialogue avec son philothérapeute. L’objectif primaire
du philosophe consultant demeure de déceler et de corriger les biais
cognitifs de son client avant même d’abord une question
philosophique. Bref, si la »machine à pensée » du client est
corrompu par des «virus cognitifs », une «réinitialisation »
s’impose en début de séance de consultation.
Dans son livre «
Développement (im) personnel, Julia de Funès, docteure en
philosophie, soutient que le développement personnel offre la même
recette à tous et qu’à ce titre il ne peut donc pas se qualifier sa
démarche de « personnel ». Selon ma compréhension, le développement
personnel devrait mettre de l’avant un développement personnalisé,
c’est-à-dire adapté à chaque individu intéressé pour se targuer
d’être personnel.
Mon intérêt pour la
pensée scientifique remonte à plus de 25 ans. Alors âgé d’une
quarantaine d’année, PDG d’une firme d’étude des motivations d’achat
des consommateurs, je profite des enseignements et de l’étude du
processus scientifique de différentes sources. Je me concentre vite
sur l’épistémologie…
Ce livre m’a déçu
en raison de la faiblesse de sa structure indigne de son genre
littéraire, l’essai. L’auteur offre aux lecteurs une foule
d’information mais elle demeure difficile à suivre en l’absence de
sous-titres appropriés et de numérotation utile pour le repérage des
énumérations noyés dans un style plus littéraire qu’analytique.
En l’absence d’une
association d’accréditation des philothérapeutes, philosophes
consultants ou praticiens en francophonie, il est difficile de les
repérer. Il ne nous reste plus que de nombreuses recherches à
effectuer sur le web pour dresser une liste, aussi préliminaire
soit-elle. Les intervenants en philothérapie ne se présentent pas
tous sous la même appellation : « philothérapeute », « philosophe
consultant » ou « philosophe praticien » « conseiller philosophique
» « philosophe en entreprise », « philosophe en management » et
autres.
J’ai lu le livre
GUÉRIR L’IMPOSSIBLE en me rappelant à chaque page que son auteur,
Christopher Laquieze, est à la fois philosophe et thérapeute
spécialisé en analyse comportementale. Pourquoi ? Parce que ce livre
nous offre à la fois un voyage psychologique et philosophique, ce à
quoi je ne m’attendais pas au départ. Ce livre se présente comme «
Une philosophie pour transformer nous souffrances en forces ». Or,
cette philosophie se base davantage sur la psychologie que la
philosophie. Bref, c’est le « thérapeute spécialisé en analyse
comportementale » qui prend le dessus sur le « philosophe ».
Nathaniel Masselot
maîtrise fort bien son écriture visiblement axée sur son
accessibilité et sa compréhension par tous. Loin de la vulgarisation
simpliste, l’auteur nous parle comme nous parlons. Loin de
l’écriture hermétique, l’auteur n’a pas la tête dans les nuages et
isolé dans une tour surplombant la société; il marche auprès de nous.
Avec ses références à l’actualité, il campe son lecteur dans la
réalité quotidienne où il évolue.
Ma lecture de ce
livre m’a procuré beaucoup de plaisir et de bonheur. Je recherche
dans mes lectures les auteurs et les œuvres permettant aux lecteurs
d’évoluer de prise de conscience en prise de conscience de la
première à la dernière page, de ne plus être le même à la fin de la
lecture. Et c’est ce que les lecteurs vivront à la lecture de ce
livre.
Je n’ai pas aimé ce livre parce que son titre, LES
PHILO-COGNITIFS, se réfère à la philosophie sans pour autant faire
un traitement philosophique de son sujet. Mon achat reposait
entièrement sur le titre de ce livre et je m’attendais à un livre de
philosophie. Mais il s’agit d’un livre de psychologie. Mon achat fut
intuitif. J’avais pleinement confiance dans l’usage du mot « PHILO »
en titre d’un ouvrage pour que ce dernier ne puisse traiter d’un
autre sujet que philosophique. Mais ce n’est pas le cas.
J’aime beaucoup les livres d’introduction et de présentation de
la philosophie parce qu’ils ramènent toujours les lecteurs à
l’essentiel, aux bases de la discipline. À la question « Qu’est-ce
que la philosophie ? », Michel Meyer répond : « La philosophie est
depuis toujours questionnement radical. C’est pourquoi il importe
aujourd’hui de questionner le questionnement, même si on ne l’a
jamais fait auparavant. » MEYER, Michel, Qu’est-ce que la
philosophie ? – Les questions ultime de la pensée, Le livre de poche
© Librairie Générale Française, Paris, 1997. p. 18.
À l’instar de ma lecture précédente (Qu’est-ce que la philosophie
? de Michel Meyer), le livre PRÉSENTATIONS DE LA PHILOSOPHIE du
philosophe ANDRÉ COMTE-SPONVILLE m’a plu parce qu’il met en avant
les bases mêmes de la philosophie et, dans ce cas précis, appliquées
à une douzaine de sujets…
J’ai dévoré le livre LES THÉORIES DE LA CONNAISSANCE par
JEAN-MICHEL BESNIER avec un grand intérêt puisque la connaissance de
la connaissance me captive. Amateur d’épistémologie, ce livre a
satisfait une part de ma curiosité. Évidemment, je n’ai pas tout
compris et une seule lecture suffit rarement à maîtriser le contenu
d’un livre traitant de l’épistémologie, notamment, de son histoire
enchevêtrée de différents courants de pensée, parfois
complémentaires, par opposés. Jean-Michel Besnier dresse un portrait
historique très intéressant de la quête philosophique pour
comprendre la connaissance elle-même.
Ce livre n’était pas pour moi en raison de l’érudition des
auteurs au sujet de la philosophie de connaissance. En fait,
contrairement à ce que je croyais, il ne s’agit d’un livre de
vulgarisation, loin de là. J’ai décroché dès la seizième page de
l’Introduction générale lorsque je me suis buté à la première
équation logique. Je ne parviens pas à comprendre de telles
équations logiques mais je comprends fort bien qu’elles soient
essentielles pour un tel livre sur-spécialisé. Et mon problème de
compréhension prend racine dans mon adolescence lors des études
secondaires à l’occasion du tout premier cours d’algèbre. Littéraire
avant tout, je n’ai pas compris pourquoi des « x » et « y » se
retrouvaient dans des équations algébriques. Pour moi, toutes
lettres de l’alphabet relevaient du littéraire. Même avec des cours
privés, je ne comprenais toujours pas. Et alors que je devais
choisir une option d’orientation scolaire, j’ai soutenu que je
voulais une carrière fondée sur l’alphabet plutôt que sur les
nombres. Ce fut un choix fondé sur l’usage des symboles utilisés
dans le futur métier ou profession que j’allais exercer. Bref, j’ai
choisi les sciences humaines plutôt que les sciences pures.
Quelle agréable lecture ! J’ai beaucoup aimé ce livre. Les
problèmes de philosophie soulevés par Bertrand Russell et les
réponses qu’il propose et analyse étonnent. Le livre PROBLÈMES DE
PHILOSOPHIE écrit par BERTRAND RUSSELL date de 1912 mais demeure
d’une grande actualité, du moins, selon moi, simple amateur de
philosophie. Facile à lire et à comprendre, ce livre est un
«tourne-page» (page-turner).
La compréhension de ce recueil de chroniques signées EUGÉNIE
BASTIÉ dans le quotidien LE FIGARO exige une excellence connaissance
de la vie intellectuelle, politique, culturelle, sociale, économique
et de l’actualité française. Malheureusement, je ne dispose pas
d’une telle connaissance à l’instar de la majorité de mes
compatriotes canadiens et québécois. J’éprouve déjà de la difficulté
à suivre l’ensemble de l’actualité de la vie politique, culturelle,
sociale, et économique québécoise. Quant à la vie intellectuelle
québécoise, elle demeure en vase clos et peu de médias en font le
suivi. Dans ce contexte, le temps venu de prendre connaissance de la
vie intellectuelle française, je ne profite des références utiles
pour comprendre aisément. Ma lecture du livre LA DICTATURE DES
RESSENTIS d’EUGÉNIE BASTIÉ m’a tout de même donné une bonne occasion
de me plonger au cœur de cette vie intellectuelle française.
À titre d’éditeur, je n’ai pas aimé ce livre qui n’en est pas un
car il n’en possède aucune des caractéristiques professionnelles de
conceptions et de mise en page. Il s’agit de la reproduction d’un
texte par Amazon. Si la première de couverture donne l’impression
d’un livre standard, ce n’est pas le cas des pages intérieures du…
document. La mise en page ne répond pas aux standards de l’édition
française, notamment, en ne respectant pas les normes
typographiques.
J’ai lu avec un grand intérêt le livre LE CHANGEMENT PERSONNEL
sous la direction de NICOLAS MARQUIS. «Cet ouvrage a été conçu à
partir d’articles tirés du magazine Sciences Humaines, revus et
actualisés pour la présente édition ainsi que de contributions
inédites. Les encadrés non signés sont de la rédaction.» J’en
recommande vivement la lecture pour son éruditions sous les aspects
du changement personnel exposé par différents spécialistes et
experts tout aussi captivant les uns les autres.
À la lecture de ce livre fort intéressent, j’ai compris pourquoi
j’ai depuis toujours une dent contre le développement personnel et
professionnel, connu sous le nom « coaching ». Les intervenants de
cette industrie ont réponse à tout, à toutes critiques. Ils évoluent
dans un système de pensée circulaire sans cesse en renouvellement
créatif voire poétique, système qui, malheureusement, tourne sur
lui-même. Et ce type de système est observable dans plusieurs
disciplines des sciences humaines au sein de notre société où la foi
en de multiples opinions et croyances s’exprime avec une conviction
à se donner raison. Les coachs prennent pour vrai ce qu’ils pensent
parce qu’ils le pensent. Ils sont dans la caverne de Platon et ils
nous invitent à les rejoindre.
Ce petit livre d’une soixantaine de pages nous offre la
retranscription de la conférence « À QUOI SERT LA PHILOSOPHIE ? »
animée par Marc Sautet, philosophe ayant ouvert le premier cabinet
de consultation philosophique en France et également fondateur des
Cafés Philo en France.
L’essai RAVIVER DE L’ESPRIT EN CE MONDE – UN DIAGNOSTIC
CONTEMPORAIN par FRANÇOIS JULLIEN chez les Éditions de
l’Observatoire, parue en 2023, offre aux lecteurs une prise de recul
philosophique révélatrice de notre monde. Un tel recul est rare et
fort instructif.
La philosophie a pour but l’adoption d’un mode de vie sain. On
parle donc de la philosophie comme un mode de vie ou une manière de
vivre. La philosophie ne se possède pas, elle se vit. La philosophie
souhaite engendrer un changement de comportement, d’un mode de vie à
celui qu’elle propose. Il s’agit ni plus ni moins d’enclencher et de
soutenir une conversion à la philosophie.
La lecture de cet essai fut très agréable, instructive et
formatrice pour l’amateur de philosophie que je suis. Elle s’inscrit
fort bien à la suite de ma lecture de « La philosophie comme manière
de vivre » de Pierre Habot (Entretiens avec Jeanne Cartier et Arnold
I Davidson, Le livre de poche – Biblio essais, Albin Michel, 2001).
La lecture du livre Les consolations de la philosophie,
une édition en livre de poche abondamment illustrée, fut très
agréable et instructive. L’auteur Alain de Botton, journaliste,
philosophe et écrivain suisse, nous adresse son propos dans une
langue et un vocabulaire à la portée de tous.
L’Observatoire de la philothérapie a consacré ses deux premières
années d’activités à la France, puis à la francophonie. Aujourd’hui,
l’Observatoire de la philothérapie s’ouvre à d’autres nations et à
la scène internationale.
Certaines personnes croient le conseiller philosophique
intervient auprès de son client en tenant un « discours purement
intellectuel ». C’est le cas de Dorothy Cantor,
ancienne présidente de l’American Psychological Association,
dont les propos furent rapportés dans The Philosophers’ Magazine
en se référant à un autre article parue dans The New York Times.
Nathaniel Masselot maîtrise fort bien son écriture visiblement
axée sur son accessibilité et sa compréhension par tous. Loin de la
vulgarisation simpliste, l’auteur nous parle comme nous parlons.
Loin de l’écriture hermétique, l’auteur n’a pas la tête dans les
nuages et isolé dans une tour surplombant la société; il marche
auprès de nous. Avec ses références à l’actualité, il campe son
lecteur dans la réalité quotidienne où il évolue.
De lecture agréable et truffé d’humour, le livre ÊTES-VOUS SÛR
D’AVOIR RAISON ? de GILLES VERVISCH, agrégé de philosophie, pose la
question la plus embêtante à tous ceux qui passent leur vie à se
donner raison.
Dans un article intitulé « Se retirer du jeu » et publié sur son
site web Dialogon, le philosophe praticien Jérôme Lecoq, témoigne
des « résistances simultanées » qu’il rencontre lors de ses
ateliers, « surtout dans les équipes en entreprise » : « L’animation
d’un atelier de “pratique philosophique” implique que chacun puisse
se « retirer de soi-même », i.e. abandonner toute volonté d’avoir
raison, d’en imposer aux autres, de convaincre ou persuader autrui,
ou même de se “faire valider” par les autres. Vous avez une valeur a
priori donc il n’est pas nécessaire de l’obtenir d’autrui. » (LECOQ,
Jérôme, Se retirer du jeu, Dialogon, mai 2024.)
« Jaspers incarne, en Allemagne, l’existentialisme chrétien »
peut-on lire en quatrième de couverture de son livre INTRODUCTION À
PHILOSOPHIE. Je ne crois plus en Dieu depuis vingt ans. Baptisé et
élevé par défaut au sein d’une famille catholique qui finira pas
abandonner la religion, marié protestant, aujourd’hui J’adhère à
l’affirmation d’un ami philosophe à l’effet que « Toutes les
divinités sont des inventions humaines ». Dieu est une idée, un
concept, rien de plus, rien de moins. / Dans ce contexte, ma lecture
de l’œuvre INTRODUCTION À LA PHILOSOPHIE de KARL JASPERS fut quelque
peu contraignante à titre d’incroyant. Je me suis donc concentré sur
les propos de JASPERS au sujet de la philosophie elle-même.
« La philosophie a gouverné toute la vie de notre époque dans ses
traits les plus typiques et les plus importants » (LAMBERTY, Max, Le
rôle social des idées, Chapitre premier – La souveraineté des idées
ou La généalogie de notre temps, Les Éditions de la Cité Chrétienne
(Bruxelles) / P. Lethielleux (Paris), 1936, p. 41) – la
démonstration du rôle social des idées par Max Lamberty doit
impérativement se poursuivre de nos jours en raison des défis qui se
posent à nous, maintenant et demain, et ce, dans tous les domaines.
– Et puisque les idées philosophiques mènent encore et toujours le
monde, nous nous devons d’interroger le rôle social des idées en
philosophie pratique. Quelle idée du vrai proposent les nouvelles
pratiques philosophiques ? Les praticiens ont-ils conscience du rôle
social des idées qu’ils véhiculent dans les consultations et les
ateliers philosophiques ?
J’aime beaucoup ce livre. Les nombreuses mises en contexte
historique en lien avec celui dans lequel nous sommes aujourd’hui
permettent de mieux comprendre cette histoire de la philosophie et
d’éviter les mésinterprétations. L’auteure Jeanne Hersch nous fait
découvrir les différentes étonnements philosophiques de plusieurs
grands philosophes à l’origine de leurs quêtes d’une meilleure
compréhension de l’Être et du monde.
Mon intérêt pour ce livre s’est dégradé au fil de ma lecture en
raison de sa faible qualité littéraire, des nombreuses répétitions
et de l’aveu de l’auteur à rendre compte de son sujet, la Deep
Philosophy. / Dans le texte d’introduction de la PARTIE A – Première
rencontre avec la Deep Philosophy, l’auteur Ran Lahav amorce son
texte avec ce constat : « Il n’est pas facile de donner un compte
rendu systématique de la Deep Philosophy ». Dans le paragraphe
suivant, il écrit : « Néanmoins, un tel exposé, même s’il est
quelque peu forcé, pourrait contribuer à éclairer la nature de la
Deep Philosophy, pour autant qu’il soit compris comme une esquisse
approximative ». Je suis à la première page du livre et j’apprends
que l’auteur m’offre un exposé quelque peu forcé et que je dois
considérer son œuvre comme une esquisse approximative. Ces
précisions ont réduit passablement mon enthousiasme. À partir de là,
ma lecture fut un devoir, une obligation, avec le minimum de
motivation.
J’ai beaucoup aimé ce livre de Michel Lacroix, Se réaliser —
Petite philosophie de l’épanouissement personnel. Il m’importe de
vous préciser que j’ai lu l’édition originale de 2009 aux Éditions
Robert Laffont car d’autres éditions sont parues, du moins si je me
rapporte aux différentes premières et quatrièmes de couverture
affichées sur le web. Ce livre ne doit pas être confondu avec un
ouvrage plus récent de Michel Lacroix : Philosophie de la
réalisation personnelle – Se construire dans la liberté parue en
2013 et qui sera l’objet d’une rapport de lecture dans ce dossier.
Personnellement, je me suis limité à lecture du livre car je
préfère et de loin l’écrit à l’audio. J’aime le titre donné à ce
livre, « Une histoire de la raison », plutôt que « L’histoire de la
raison », parce qu’il laisse transparaître une certaine humilité
dans l’interprétation.
Les ouvrages de la collection Que sais-je ? des PUF (Presses
universitaires de France) permettent aux lecteurs de s’aventurer
dans les moult détails d’un sujet, ce qui rend difficile d’en faire
un rapport de lecture, à moins de se limiter à ceux qui attirent et
retient davantage notre attention, souvent en raison de leur
formulation. Et c’est d’entrée de jeu le cas dans le tout premier
paragraphe de l’Introduction. L’auteur écrit, parlant de la raison
(le soulignement est de moi) : « (…) elle est une instance
intérieure à l’être humain, dont il n’est pas assuré qu’elle puisse
bien fonctionner en situation de risque ou dans un état trouble ».
Dans son livre « Philosophie de la réalisation personnelle – Se
construire dans la liberté », le philosophe Michel Lacroix s’engage
clairement en faveur du développement personnel. Il le présente
comme l’héritier des efforts déployés par la philosophie dans le
domaine de la réalisation de soi au cours siècles passés. À mon avis
et si c’est effectivement le cas, le mouvement du développement
personnel a vite fait de dilapider cet héritage de la philosophie en
le déchiquetant en petits slogans vide de sens.
Dans le dossier de son édition de juin 2024, Philosophie magazine
tente de répondre à cette question en titre : « Comment savoir quand
on a raison ? » Il n’en fallait pas plus pour me motiver à l’achat
d’un exemplaire chez mon marchand de journaux.
Le texte en quatrième de couverture de LOIN DE SOI de CLÉMENT
ROSSET confronte tous les lecteurs ayant en tête la célèbre maxime
grecque gravés sur le fronton du temple de Delphes et interprété par
Socrate : « Connais-toi toi-même » : « La connaissance de soi est à
la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s’examine n’avance
guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît,
mieux on se porte. » ROSSET, Clément, Loin de moi – Étude sur
l’identité, Les Éditions de Minuit, 1999, quatrième de couverture.
Avec ses dix-sept articles de différents auteurs, le recueil
PENSER PAR SOI-MÊME , sous la direction de MAUD NAVARRE, docteure en
sociologie et journaliste scientifique, chez SCIENCES HUMAINES
ÉDITIONS paru en 2024, complète et bonifie généreusement le dossier
du même nom de l’édition de mars 2020 du magazine Sciences Humaines.
Je n’ai pas aimé ce livre en raison de mon aversion face au style
d’écriture de l’auteur. J’ai abandonné ma lecture au trois quarts du
livre. Je n’en pouvais plus des trop nombreuses fioritures
littéraires. Elles donnent au livre les allures d’un sous-bois
amazonien aussi dense que sauvage où il est à charge du lecteur de
se frayer un chemin, machette à la main. Ce livre a attiré mon
attention, l’a retenue et l’auteur pouvait alors profiter de
l’occasion pour communiquer avec moi. Mais les ornements littéraires
agissent comme de la friture sur la ligne de cette communication.
J’ai finalement raccroché.
Notre place dans le monde s’inscrit dans notre identité.
Construire sa propre philosophie de vie bonne exige non seulement de
se connaître soi-même mais aussi de connaître le monde dans lequel
nous existons. C’est l’« Être-au-monde » selon de Martin
Heidegger. Bref, voilà donc pourquoi cet Observatoire de la
philothérapie – Quand la philosophie nous aide dépasse son
sujet avec le livre GRANDEUR ET MISÈRE DE LA MODERNITÉ du philosophe
CHARLES TAYLOR paru en 1992, il y a plus de trente ans.
J’aime beaucoup ce livre. Tout philosophe se doit de le lire.
Voici une enquête essentielle, à la fois très bien documentée, fine
et facile à suivre. Elle questionne la conclusion du philosophe
Pierre Hadot à l’effet que la philosophie est une manière de vivre.
Sous le titre « La philosophie comme exercice spirituel ? – Un
paradigme en question », le professeur de philosophie ancienne à
l’université de Poitiers, Sylvain Roux, déterre les racines de la
philosophie pour en montrer leur enchevêtrement.
L’essayiste Thierry Jobard nous propose trois ouvres : 1. CONTRE
LE DÉVELOPPEMENT PERSONNEL (voir mon rapport de lecture); 2. JE
CROIS DONC JE SUIS : LE GRAND BAZAR DES CROYANCES CONTEMPORAINE; 3.
CRISE DE SOI – CONSTRUIRE SON IDENTITÉ À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX
ET DU DÉVELOPPEMENT PERSONNEL. — Avec ce troisième essai, Thierry
Jobard approfondit encore davantage son sujet démontrant ainsi une
maîtrise de plus en plus grande des aléas de l’identité, cette
fois-ci, sous l’influence des réseaux sociaux et du développement
personnel.
Si vous avez aimez
cet extrait, vous aimerez ce livre car il est
représentatif de l’ensemble de l’œuvre. Personnellement, je
cherchais des indices pour répondre à la question « Qui suis-je ? »
et ce livre n’en offre pas. En revanche, j’aime bien quand un auteur
remonte à la source de son sujet et le retrace dans le contexte
historique. Vincent Descombes excelle en ce sens dans PARLER DE SOI.
C’est pourquoi je me suis rendu jusqu’à la page 248 des 366 pages de
son texte (Appendices exclues) avant d’abandonner ma lecture. J’aime
bien m’informer de l’histoire d’une idée comme le fait si bien
Vincent Descombes mais la vue sous microscope du fil historique de
chaque détail a fini par me lasser. J’ai tenu bon dans l’espoir de
me faire une vision d’ensemble de l’évolution du concept mais je ne
suis pas parvenu à prendre le recul utile face à une telle multitude
de détails.
Peut-être vous dites-vous : « La philosophie, pas pour moi, non
merci! » Pourtant, à partir du moment où une question germe dans
votre tête et que vos neurones s’activent à faire des liens, à
envisager des hypothèses, à analyser les pour et les contre, à
réfuter certaines pistes, à emprunter d’autres foulées, à mettre en
parallèle ou en confrontation des idées, vous êtes en train de
philosopher.
CITATION « 4. Raconter sa journée / 18 heures. Vous rejoignez un
ami pour prendre un verre après le travail. Vous lui racontez votre
journée, qui était finalement très réussie. Intéressé et sincèrement
content pour vous, il vous invite à évoquer les perspectives qui
s’offrent à vous dans votre entreprise actuelle. »
Philosophe, spécialiste du burn-out, Pascal Chabot vient de
publier une enquête cherchant Un sens à la vie et montrant qu’il est
toujours ouvert et dynamique. Hélène L’Heuillet, philosophe et
psychanalyste, fait non seulement reparaître son Éloge du retard
mais elle signe également un ouvrage sur Le Vide qui est en nous.
Ensemble, ils montrent comment rythme de vie et sens de la vie se
répondent !
Fondateur de la sociologie moderne, Émile Durkheim pense
l’individu comme la partie d’un tout. Alors que les fractures
sociales sont légion dans notre société, sa lecture est une
proposition pour tenter de (re)faire société.
Le livre « Histoire de la pensée philosophique – De l’homme grec
à l’homme post-moderne » par Jean-Marie Nicolle se classe parmi les
meilleurs, sinon comme le meilleur, que j’ai pu lire. Jean-Marie
Nicolle fait preuve d’une maîtrise quasi absolue de son sujet et en
témoigne par des explications simples dans une écriture
compréhensible par tous accompagnée de graphiques fort utiles. Ce
livre rempli toutes ses promesses.
Le livre Nexus – Une brève histoire des réseaux d’information de
l’âge de pierre à l’IA signé par Yuval Noah Harari donne à penser
que les civilisations se transforment avec la capacité de l’homme à
produire, recueillir, centraliser et contrôler ou à diffuser
l’information au fil des grandes innovations, de la tablette
d’argile à l’intelligence artificielle (IA) en passant par
l’imprimerie, le télégraphe, l’imprimerie, la presse écrite, la
radio, la télévision, l’ordinateur et l’internet. / Difficile pour
la presse de passer sous silence un auteur avec plus de 45 millions
d’exemplaires vendus de ses livres témoigne les trois exemples
ci-dessous.
Lors de cette conférence organisée à Poitiers par l’association
Poitiers Cité Philo, j’ai montré la place que la philosophie peut
prendre dans nos vies, puis j’ai proposé à quelques personnes
volontaires, un atelier interactif sur le thème de la honte, choisi
par les participants. Avec l’ensemble de la salle nous avons ensuite
commenté cette façon de philosopher.
« Ce dresse le panorama oppressant de cette société du sur-mesure
et nous invite le sens d’une indépendance vertueuse. » COCQUEBERT,
Vincent, Uniques au monde – De l’invention de soi à la fin de
l’autre, Les Éditions Arkhê, 2023, Quatrième de couverture.
Et c’est tout un « panorama » ! Complet en relevant bon nombre
d’exemples concrets, l’essai UNIQUES AU MONDE de l’auteur et
journaliste indépendant Vincent Cocquebert, permet aux lecteurs de
se mettre à jour sur les sources et les impacts de
l’individualisation de l’homme depuis plusieurs décennies, à
commencer par le « surinvestissement émotionnel dans la consommation
». À titre de conseiller en marketing et en publicité puis de
président directeur d’une firme d’études des motivations d’achat des
consommateur dans les années 1980-1990, j’ai reconnu la tendance au
repli sur soi, notamment le cocooning, relevée par monsieur
Cocquebert dans son ouvrage. Et que, poussé à l’extrême, ce repli
sur soi conduise à « la fin de l’autre » a tout pour nous inquiéter
tout en nous mobilisant. Un livre dont la lecture surprend le
lecteur de page en page. À lire absolument !
L’auteur, STÉPHANE MADELRIEUX, professeur de philosophie à
l’université Jean Moulin Lyon 3 et Directeur adjoint de l’Institut
de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPhiL), nous offre une
histoire détaillée et de grande érudition de la LA PHILOSOPHIE COMME
ATTITUDE. En quatrième de couverture, nous lisons : « Une
philosophie ne se résume pas seulement à une doctrine ou à une
méthode : c’est aussi une attitude. Au-delà des thèses doctrinales,
et au-delà même des règles de méthode, il faut savoir retrouver les
dispositions intellectuelles et morales qui composent les grandes
attitudes. Ce livre voudrait en particulier prolonger la tradition
des Lumières pour qui la philosophie est d’abord l’exercice d’une
attitude spécifique, l’esprit critique, qui nous dispose à résister
au dogmatisme. Il défend et illustre cette idée par l’examen
détaillé de la philosophie pragmatiste, car les pragmatistes ont
décelé dans l’histoire de la pensée et de la culture le conflit
entre deux grandes tendances : l’attitude dogmatique et autoritaire,
et l’attitude critique et expérimentales (…).
L’essai VOTRE CERVEAU VOUS JOUE DES TOURS par ALBERT MOUKHEIBER,
Docteur en neurosciences cognitives et psychologue clinicien, tient
sa promesse. « Riche de nombreux exemples tirés de la vie
quotidienne et de récits d’expériences de psychologie sociale, cet
essai rend accessibles les dernières découvertes des neurosciences
et propose des outils pour faire de notre cerveau notre allié en
toutes circonstances. » Le lecteur néophyte y trouvera son compte à
l’instar de ceux et celles qui ont perdu de vue les neurosciences.
Et sûrement en raison de sa pratique à titre psychologue clinicien,
Albert Moukheiber parsème son livre de quelques judicieux conseils à
ses lecteurs.
« On ne peut pas réduire tous les problèmes à l’individu et à son
cerveau, ni faire dire aux neurosciences et aux sciences cognitives
ce qu’elles ne disent pas ». lit-on en quatrième de couverture de
l’essai NEUROMANIA de ALBERT MOUKHEIBER docteur en neurosciences et
psychologue clinicien. Au programme : distinguer le vrai du faux sur
notre cerveau. Je ne savais pas que ces sciences étaient elles aussi
victimes de désinformation et de raccourcis trompeurs dans les
médias et ainsi au sein de nos propres croyances sur le cerveau.
L’auteur note aussi une approche éhontée des neurosciences et des
sciences cognitives dans le développement personne1.
Ce livre rassemble « six travaux scientifiques composé d’une
communication et de cinq articles dont l’écriture s’est étalée entre
2005 et 2015 » lit-on en quatrième de couverture. L’auteur Baptiste
Rappin fait preuve d’une grande érudition et d’une analyse fine qui
confèrent à son ouvrage son caractère scientifique. Il ne s’agit pas
d’un livre accessible même si l’auteur juge « le moment venu de les
mettre à disposition du grand public ».
Ce livre a profondément influencé ma façon de pensée en me
donnant les clés de l’esprit scientifique appliquée à ma vie de tous
les jours, tant sur le plan personnel que professionnel. Partisan de
la méthode scientifique pour son objectivité, je prête une attention
toute spéciale à tous les outils pouvant m’instruire sur la
naissance et l’acquisition de la connaissance, et ce, dans les
moindre détails de sa construction. La question « Comment je connais
? » demeure ouverte afin de de mieux de me connaître, et de
connaître mieux.
L’enseignement scolaire de la philosophie aux adolescents peut
être vécu par l’étudiant comme une autre matière à son programme et
demeurer dans sa sphère intellectuelle une théorie de plus à
maîtriser pour obtenir des bonnes notes pour ses travaux et lors de
ses examen. Ainsi, l’enseignement de la philosophie ne donne pas
lieu automatiquement à l’étonnement qui éveille un esprit
philosophique transcendant. / De la question viendra une réponse
étonnante, cette étincelle nécessaire à l’embrassement de l’esprit
philosophique. C’est sans doute dans une telle approche que le
professeur de philosophie, aujourd’hui, conseiller en réussite
scolaire, au Collège d’Enseignement Général et Professionnel (Cégep)
de Rosemont au Québec, monsieur Louis Dugal, a adoptée auprès de ses
étudiants et dont témoigne son livre « Réfléchir pour mourir moins
cave » soumettant à ses lecteurs « 35 questions philosophiques à se
mettre sous la dent ».
Je reproduis sur cette page web du site « Observatoire québécois
de la philothérapie » l’article Science, vérité et croyances signé
par Andreas Bikfalvi et publié dans le magazine médecine/sciences
(Volume 34, Number 11, Novembre 2018 ) et édité par l’Institut
national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) – France.
Cette reproduction est autorisée en vertu de la licence Creative
Commons Attribution License CC-BY.
RÉSUMÉ – Dans quelle mesure la philosophie est-elle pratique ?
Formulée par Hegel dans ses tout premiers cours d’Iéna, au début du
XIXe s., la question renvoie d’abord au débat bien connu sur la
thèse, classiquement rapportée à Fichte, d’un primat du pratique :
lorsque Fichte affirme que « tout est issu de l’agir et de l’agir du
moi », revendique-t-il simplement le primat de la loi morale sur la
raison théorique ? N’est-ce pas plutôt le rapport de la philosophie
à la vie qu’il veut souligner, comme Hegel quelques années plus tard
? C’est le statut même de la philosophie pratique, placée par Fichte
au fondement même du savoir, qui est en question dans ces débats.
RÉSUMÉ – La philosophie des sciences définit les critères de
scientificité qui permettent d’évaluer la validité et la pertinence
des théories scientifiques. Elle a donc une vocation critique. Cet
ouvrage propose une analyse de la pratique scientifique aussi bien
dans les sciences exactes que dans les sciences sociales et
humaines, et ce, à partir d’une perspective constructiviste qui
donne un accès direct à la logique interne de l’entreprise
scientifique.
Fatigue, inhibition, insomnie, anxiété, indécision : la plupart
des difficultés rencontrées dans la vie quotidienne sont aujourd’hui
assimilées à de la dépression. Pourquoi ce « succès » de la
dépression ? Croisant l’histoire de la psychiatrie et celle des
modes de vie, Alain Ehrenberg suggère que cette « maladie » est
inhérente à une société où la norme n’est plus fondée sur la
culpabilité et la discipline, mais sur la responsabilité et
l’initiative ; elle est la contrepartie de l’énergie que chacun doit
mobiliser pour devenir soi-même. Et si la dépression était surtout
le révélateur des mutations de l’individu ?
Pour illustrer l’intention qui a présidé à l’élaboration du
présent numéro, nous pouvons commencer par mettre en parallèle trois
déclarations philosophiques aux accents étonnamment similaires. En
1841, dans un essai intitulé Self‑Reliance, le philosophe américain
Ralph Waldo Emerson défend une forme radicale d’anticonformisme : «
Il y a un moment dans l’éducation de tout homme où il arrive à la
conviction que l’envie est ignorance ; que l’imitation est suicide ;
qu’il doit se prendre lui‑même, pour le meilleur et pour le pire,
comme le lot qui lui est dévolu ; que même si le bien abonde dans
l’univers, aucun grain de blé nourrissant ne peut lui venir
d’ailleurs que du labeur consacré au lopin de terre qu’il a reçu en
culture »1. En 1859, le philosophe anglais John Stuart Mill affirme
dans On Liberty, contre les conceptions conservatrices qui lui
paraissent encore prédominantes dans la société victorienne : « Si
l’on considérait le libre développement de l’individualité comme
l’un des principes essentiels du bien-être, si on le voyait non pas
comme accessoire coordonné à tout ce qu’on désigne par civilisation,
instruction, éducation, culture, mais comme un élément et une
condition nécessaires de toutes ces choses, il n’y aurait pas de
danger que la liberté fût sous‑estimée, et il n’y aurait pas de
difficulté extraordinaire à tracer la frontière entre elle et le
contrôle social »2. Enfin, en 1878, le philosophe allemand Friedrich
Nietzsche esquisse, dans Humain, trop humain, une réflexion sur le
talent individuel qui lui est inspirée par un vers célèbre de
Pindare : « Chacun possède du talent inné, mais peu possèdent, inné
et cultivé par l’éducation, le degré de ténacité, d’endurance,
d’énergie qui fait qu’il deviendra vraiment un talent, donc
deviendra ce qu’il est »3.
Recueil d’article : Wittgenstein et le pouvoir thérapeutique de
la philosophie; Wittgenstein : Philosophie et pratique de la
philosophie; Réflexions en marge de Wittgenstein, Wittgenstein ou la
philosophie comme activité critique; Les maladies philosophiques –
Ou la consultation philosophique éclairée par Wittgenstein; Ludwig
Wittgenstein, un Platon sans platonisme; Wittgenstein et la
philosophie.
Le message de Philonomist.Lab est clair : « Troquez votre
consultant pour un philosophe » ! Cette publicité est tirée du
numéro spécial de Philosophie & Philonomist. magazine « Quel sens
donner au travail ? » Avec cette publicité la philosophie s’affirme
haut et fort comme une ressource pour les entreprises et confirme
l’avancée de la discipline dans son sens pratique.
L’importance de l’esprit critique prend de l’ampleur en ces temps
de désinformation qui laissent apparaître « La faiblesse du vrai »
(Myriam Revault d’Allones, Seuil, 2018). Aujourd’hui, la situation
de l’information sur les réseaux sociaux nous plonge dans une crise
réelle de désinformation. Hier, dans les années 1960-1970-1980, nous
parlions de la nécessité de développer l’esprit critique de la
population face aux médias traditionnels (journaux, radio,
télévision). Il s’agissait alors de mettre en branle une toute
nouvelle discipline, l’éducation aux médias, à laquelle nous
ajoutons aujourd’hui « et à l’information ».
L’art de se connaître soi-même du philosophe allemand Arthur
Schopenhauer rassemble des textes de ses carnets de notes
personnelles et fut publiés après son décès. Je ne crois pas que ces
carnets de notes furent intitulée « L’art de se connaître soi-même »
par Arthur Schopenhauer. À lecture des textes, j’ai la nette
impression que l’auteur se donne lui-même en exemple dans l’art de
se connaître soi-même. Arthur Schopenhauer parle de lui et par
projection de sa vision du monde. Avant tout, il faut nous pencher
sur la fameuse injonction « Connais-toi toi-même », ce que fait fort
bien le philosophe italien Franco Volpi, professeur à l’Université
de Vicenze, dans sa préface…
J’ai longtemps résisté à l’achat des livres de Frédéric Lenoir
car je craignais de tomber dans le développement personnel avec tous
ses travers largement dénoncés dans mes rapports de lecture. Sur un
coup de tête, avec l’achat de plusieurs livres de philosophie, j’ai
glissé dans ma pile un titre de Frédéric Lenoir : « Vivres ! dans un
monde imprévisible (édition mise à jour – Le Livre de Poche, 2021).
Ma lecture de ce livre confirme crainte : nous sommes bel et bien
dans un manuel de développement personnel plutôt qu’un livre de
philosophie. Dès qu’un auteur se dit philosophe et d’une autre
profession, on peut être certain de la contamination de la première
par cette dernière. De plus, Frédéric Lenoir se réfère non seulement
aux « grands philosophes du passé, mais aussi les neurosciences
et la psychologie des profondeurs (…) ». La mention de la
psychologie par un philosophe éveille en moi de forts mécanismes de
défense. Il faut lire ma «
Mise en garde contre le copinage entre la philosophie et la
psychologie » pour comprendre ma réticence. Quand aux
neurosciences, je m’en méfie tout autant depuis ma lecture du livre
« Neuromania – Le vrai du faux sur votre cerveau »
d’Albert Moukheiber, Docteur en neurosciences
cognitives et psychologue clinicien, paru chez Allary Éditions en
2024 (voir
mon rapport de lecture). Bref, j’ai lu ce livre les deux pieds
sur les freins.
Dans « L’art de ne pas toujours avoir raison », le professeur de
philosophie au Collège Jean-de-Brébœuf (Montréal, Québec), Martin
Desrosiers, confesse son comportement sur les réseaux sociaux : «
Car j’ai été, je l’avoue, un ergoteur. Un obstineux. » CITATION :
« Ce que j’évoque ici peut sembler une évidence. Et pourtant, j’ai
mis beaucoup trop de temps à le comprendre. Car j’ai été, je
l’avoue, un ergoteur. Un obstineux. Celui qui feint l’ouverture,
mais qui, en réalité, souhaite secrètement mettre en échec la
personne à qui il s’adresse. Celui qui, avec un mélange d’insécurité
et d’arrogance, cherche avant tout la phrase assassine, la saillie
cinglante, la pique acerbe. Celui qui balance aussi passivement
qu’agressivement des énormités, puis qui s’étonne des réactions
qu’il suscite (« C’est quoi le problème, je fais juste poser des
questions ! »). Celui qui défend bec et ongles une position, mais
sans trop y croire, pour le pur plaisir de la polémique. Celui qui
adopte un ton inutilement combatif et convaincu, mais qui se
scandalise dès que l’autre devient émotif. Celui qui interrompt, qui
roule des yeux, qui soupire. Celui qui, au fond, veut surtout
gagner. Et, oui, je dois aussi l’avouer : celui qui passe beaucoup
trop de temps sur Twitter et Facebook à s’immiscer dans des débats
stériles, non pas pour réfléchir et évoluer, mais pour marquer des
points ou, par voyeurisme, pour guetter les réactions qu’il suscite.
Pour tout dire, j’ai été celui qui consacre toutes ses énergies à
toujours avoir raison, ou du moins à en avoir l’air aux yeux
d’autrui, et qui fait ainsi passer son ego avant son caractère
intellectuel. Le problème avec l’obstineux que je fus naguère, ce
n’est pas simplement qu’il pouvait être désagréable ou manquer de
civilité : le problème, c’est que ses défauts faisaient carrément
obstacle à la connaissance elle-même, en radant quasi impossible
tout progrès ou toute compréhension mutuelle. J’étais loin d’être
seul, et loin d’être le pire, mais j’ai trop longtemps joué dans ce
mauvais film. » DESROSIERS, Martin, 1. L’obstineux et le philosophe,
L’art de ne pas toujours avoir raison, Leméac Éditeur, Montréal,
2024, pp. 12-13.
Le livre « Vous reprendrez bien un peu de philo ?
» du professeur de philosophie Pierre Soubiale
remplis toutes ses promesses. J’ai bien ri à la lecture des «
10 situations cocasses pour (enfin) tout comprendre
» mises en scène par l’auteur avec une grande imagination. Et
comment ne pas souligner le talent de Pierre Soubiale dans son
écriture et son humour. Je classe ce livre, unique en son genre,
parmi « Les essentiels », comme l’un des meilleurs
livres de vulgarisation de la philosophie.
L’ère des infox et des « vérités alternatives » menace ce qu’il y
a de plus précieux dans les sociétés humaines : la possibilité du
débat constructif. L’une des solutions possibles les mieux
identifiées par la science contemporaine à cette situation
préoccupante est que chaque citoyen puisse affiner son jugement face
à ce déferlement d’informations : développer son esprit critique.
C’est ce que propose ce séminaire gratuit et ouvert à toutes et tous
en Sorbonne, grâce au soutien de la Fondation Descartes.
« Nous sommes généralement convaincus d’avoir raison de
penser ce que nous pensons. C’est normal. Dans le cas contraire,
nous changerions d’idée. Personne ne veut être irrationnel. C’est la
raison pour laquelle il est difficile de convaincre autrui. »
(CORNELLIER, Louis, Débattre avec décence, Opinion – Chronique, Le
Devoir, 9 novembre 2024). / Cette citation est le premier paragraphe
de « Débattre avec décence » publié par le quotidien LE DEVOIR dans
la section Opinion/Chronique et signée par Louis Cornellier,
chroniqueur (Présence Info, Jeu), essayiste et poète, enseignant de
la littérature au collégial.
Cette citation « Les crises, les bouleversements, la maladie ne
surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour
rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations,
expérimenter un autre chemin de vie. » attribuée à Carl Gustav Jung
est fausse.
La psychologie, c’est bien connu, s’inspire de tout ce qu’elle
peut trouver pour développer sa pratique clinique. Dans le cas de ce
livre, l’auteur Dany Gerbinet, psychothérapeute et clinicien adepte
de la thérapie stratégique issue de l’école de Palo Alto, trouve un
appui dans l’antique philosophie chinoise Yi Jing et dans la
conception du « non-agir » développé par le taoïsme. Aussi, il fait
des travaux de Gregory Bateson, anthropologue, psychologue,
épistémologue américain et père fondateur de l’approche systémique,
« le fil conducteur de ce livre ». Bref, il s’agit avant tout d’un
livre de psychologie et non pas de philosophie. La philosophie
demeure un simple référence, du moins à mes yeux. Mes lecteurs
savent que je ne suis pas un adepte de la psychologie, loin de là.
J’ai donc lu ce livre à reculons, c’est-à-dire avec un préjugé
défavorable, mais tout de même jusqu’à la dernière page, question de
donner une chance au coureur jusqu’à la fin du parcours.
« Penser contre soi-même » de Nathan Devers m’a ravi autant par
son écriture, son caractère autobiographique et les propos au sujet
de la philosophie. Une écriture poétique, pleine de métaphores, à
prendre au pied de la lettre, qui donnent des ailes à l’imagination,
au récit de vie de cet auteur qui m’a pas encore trente ans. Je me
range avec ceux et celles qui voient en Nathan Devers un auteur de
grand talent. « Penser contre soi-même » est une prouesse littéraire
autobiographique comme je les aime et beaucoup trop rare.
Autobiographique de la vie quotidienne de l’âme et de l’esprit de
l’auteur. Une histoire de ses pensées, de leur stagnation et de leur
évolution, d’aboutissement en aboutissement, d’étonnement en
étonnement, de détermination en détermination, d’hésitation en
hésitation, de croyances, de doutes… et finalement de philosophie en
philosophie.
Ce livre s’inscrit en lien direct avec la philosophie pratique
appliquées à notre vie de tous les jours, à notre mode de vie ou
notre manière de vivre, et, plus spécifiquement à notre implication
dans les débats actuels, en remontant aux philosophes de
l’Antiquité. / Le titre, « La liberté, c’est notre destin ! »
projette à l’avant scène la dualité de nos vies. Sommes-nous à la
fois libres et déterminés ? Au premier abord, la liberté exclue que
nous soyons entièrement déterminés et le destin exclue que nous
soyons entièrement libres.
J’ai lu pour vous « Philosophical Praxis — Origin, Relations, and
Legacy » par Gerd B. Achenbach,fondateur de la philosophie pratique
en 1981. Ce recueil de textes traduit de l’allemand à l’anglais par
Michael Picard est enfin disponible depuis 2024. Ce livre est LE
GUIDE ESSENTIEL de la philosophie pratique.
Habituellement, je ne penche pas sur tels livres de développement
personnel. Je les remets en cause en donnant la parole à des auteurs
et leurs œuvres critiques de cette discipline. L’auteur de « Les
quatre accords toltèques », Don Miguel Ruiz, donne à son œuvre
le sous-titre « La voie de la liberté individuelle », la
voie à emprunter pour contrer « Le processus de domestication
» qui nous conditionne. Je perçois dans les propos de Don Miguel
Ruiz son propre conditionnement en raison de son manque de recul
devenu inutile sous la dérive du biais de généralisation à outrance.
J’ai lu « Le 5e accord toltèques » à la suite de « Les quatre
accords toltèques » (voir mon rapport de lecture de ce dernier). Je
les ai achetés ensemble, question d’avoir déjà en main la suite au
cas où… Et ce, malgré que je suis très loin d’être un fan du
développement personnel. « Le 5e accord toltèques » est une vraie
farce, une attrape, un piège. / Ce rapport de lecture se base
uniquement sur le « Chapitre 8 – Le pouvoir du doute » qui révèle le
cinquième accord toltèque. Je le reproduis ci-dessous avec mes
commentaires.
L’absence d’une association nationale des philosophes
consultants/praticiens en France cause de sérieux préjudices au
développement, à la crédibilité et à la reconnaissance de la
philosophie pratique auprès des institutions et de la population.
/ Le premier de ces préjudices concerne les échanges collectifs
entre les philosophes consultants. La philosophie pratique ne
saurait être une cause individuelle évoluant en vase clos. Le
partage des expériences sur le terrain entre les philosophes
consultants dans un cadre associatif formel permet non seulement de
les solidariser mais aussi et surtout d’analyser les succès et les
échecs avec la force du nombre dans une prise de recul essentielle.
Voici un extrait de l’article-entretien paru sous le titre « « On
privilégie la critique sociale, les sciences humaines » : la
philosophie au bac est-elle devenue un banal commentaire
intellectualisé de l’actualité? » sous la plume de Victoire Lemoigne
dans la section « Langue française » du quotidien français LE FIGARO
et traitant de l’examen de philosophie de la fin des études
secondaires (lycée) en France (BAC philo). / LE FIGARO. – Les sujets
de philosophie au baccalauréat semblent très ancrés dans l’actualité
: vérité et réseaux sociaux, avenir de la technique… Ce n’est pas la
première fois. Que cela révèle-t-il, selon vous, de l’évolution de
la philosophie dans l’enseignement ? / Michel BOYANCÉ. – Une
tendance de fond. Dès les années 2000, un projet de réforme avait
pour but de supprimer la philosophie en tant que telle, pour la
remplacer par une forme prolongée d’éducation civique. Ce projet a
été abandonné, car la tradition française de la philosophie comme
discipline autonome, à la recherche de principes, est restée très
forte. Mais cette spécificité s’efface peu à peu, et la philosophie
tend à n’être qu’un relais des sciences humaines et sociales,
celles-ci fournissant la matière première, la philosophie étant un
prolongement questionnant et conceptualisant.
La philosophie se vit dans la joie voire l’euphorie de
l’étonnement. Être étonné, c’est comprendre sans effort dans la
lecture, dans la réflexion personnelle ou dans la discussion. Le
fameux « Ah ! Là je comprends » vient alors à l’esprit pour autant
que ce dernier soit libre et dans le moment présent. Je traite de la
question dans le chapitre LA PENSÉE JOYEUSE de mon livre J’AIME
PENSER (Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un
chacun se donne raison – Essai et témoignage de gouvernance
personnelle). Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du
chapitre LA PENSÉE JOYEUSE.
La philosophie se vit dans la joie voire l’euphorie de
l’étonnement. Être étonné, c’est comprendre sans effort dans la
lecture, dans la réflexion personnelle ou dans la discussion. Le
fameux « Ah ! Là je comprends » vient alors à l’esprit pour autant
que ce dernier soit libre et dans le moment présent. Je traite de la
question dans le chapitre LA PENSÉE JOYEUSE de mon livre J’AIME
PENSER (Comment prendre plaisir à penser dans un monde où tout un
chacun se donne raison – Essai et témoignage de gouvernance
personnelle). Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du
chapitre LA PENSÉE JOYEUSE.
Pour tirer le bénéfice du doute – Il fut un temps où la pensée
était certaine uniquement si les autorités religieuses la
cautionnaient. Nous sommes au Moyen Age. À cette époque, un homme
avait raison que si l’église lui donnait raison. Les autorités
religieuses s’étaient attribuées le monopole de toute certitude en
se donnant le titre de représentantes suprêmes de Dieu sur Terre.
/ Parlons-en de la Terre. Un homme avait beau se lever et démontrer
que la Terre n’était pas au centre de l’univers d’après de savantes
observations, si les autorités religieuses ne lui donnaient pas
raison, il avait tort et la Terre demeurait au centre de l’univers.
Un autre pouvait bien prouver que la Terre était ronde comme une
orange et non pas plate comme une assiette, selon de savants
calculs, si l’église préférait ses raisons de croire la Terre plate,
l’homme avait tort et devait se taire.
Pour partager le sens caché – La pensée initiatique nous
introduit au sens caché de la vie, du monde et des choses, visibles
et invisibles. Pour ce faire, elle nous éveille à des dimensions
secrètes, difficiles d’accès à la pensée quotidienne. Elle agit sur
nous principalement par révélation d’une connaissance ou d’une
explication jusque-là inconnue et souvent insoupçonnée. En général,
cette révélation s’opère de façon brusque ou instantanée et tout à
fait gratuitement, c’est-à-dire sans effort particulier de notre
part. Ainsi, la nouvelle connaissance ou explication s’impose à nous
et nous la comprenons sur-le-champ, comme si un éclair venait de
traverser notre esprit. Grâce à cette nouvelle compréhension, nous
ne verrons plus jamais la vie, le monde ou les choses de la même
manière. Nous profitons désormais d’une conscience élargie.
Ce document se veut une remise en question de la méthode du
dialogue socratique utilisée par leader français de la philosophie
pratique, Oscar Brenifier. La mise en pratique de cette méthode
m’apparaît dogmatique, rigide et provocatrice au point de manquer de
respect au client, à la fois dans son Être raisonné et dans son Être
émotionnel. Cette remise en question applique le droit fondamental
du client énoncé par Anette Prins-Bakker, praticienne en
consultation philosophique, dans « Practical Daydreaming »
publié dans l’édition du Journal Filosofie de mai 1996 : « Dans
son article »Practical Daydreaming » publié dans le Journal
Filosofie de mai 1996, Anette Prins-Bakker décrit la liberté dans la
pratique philosophique. Voici ma traduction libre de cet article : «
La plus grande liberté possible se trouve dans la pratique
philosophique, car un client peut toujours soulever des objections
concernant les points de départ ou les méthodes philosophiques
utilisées par un praticien.»[14]
Célébrée chaque année à l’échelle planétaire depuis 2002, le
troisième jeudi du mois de novembre, la Journée mondiale de la
philosophie passe une fois de plus sous silence au Québec cette
année. J’ai nettement l’impression que le Québec est un désert
philosophique avec une oasis ici et là.
Rien de mieux que l’écriture pour se connaître soi-même. Une
historiographie de votre vie vous sera très utile pour vous situer
dans le temps selon votre année de naissance, votre âge, votre
occupation principale, quelques informations additionnelles et
l’actualité du moment dans le monde. J’ai fait cet exercice pour
dresser un portrait fidèle de ma vie scolaire et professionnelle et
je vous l’offre en téléchargement libre et gratuit. Je vous offre
aussi gratuitement un exemple vierge à compléter en format WORD ou
PDF.
C’est en référence à mon historiographie que j’ai pu écrire mon
autobiographie professionnelle. Je vous l’offre aussi gratuitement.
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Aristote :
10 anecdotes étonnantes (et révélatrices) sur sa vie par Romain
Treffel (1000 idées de culture générale)
LE STOÏCISME
– Se libérer du jugement par Charles Robin / Le Rapporteur
Sciences,
pseudosciences, croyances et vérités par Méta de choc, Olivier
Sartenaer et Élisabeth Feytit
Socrate – La
maïeutique par Charles Robin, Le précepteur
Le stoïcisme
– La morale par Charles Robin / Le Rapporteur
Qu’est-ce
que la science ? par Romain Treffel, 1000 idées de culture générale
Le but de la
vie par Charles Robin / Le Rapporteur
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dit,
nous ne sommes pas là pour nous enrichir personnellement. Toutes les
recettes en sus de nos dépenses sont réinvesties dans nos activités.
Et
chacune de nos activités doit s'inscrire dans notre mission purement
humanitaire et socioculturelle.
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