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Extrait
Préface
Tout comme le poète est un être habité par la passion et par le don, le lecteur
de poésie possède à un autre niveau la passion des vocables et des images que le
poète fait danser dans ses vers.
En ce qui concerne la poésie québécoise, nous pouvons constater l’occurrence des
recueils de poésie signés par des femmes. Nous évoquons les noms d’Hébert,
Gagnon, Dorion et d’une pléiade d’écrivaines qui ont bâti un impressionnant
corpus d’œuvres poétiques de telle sorte que nous avons affaire à un véritable
phénomène culturel. Chez nous, au Québec, la femme québécoise a fortement marqué
la littérature, principalement dans le domaine de la poésie.
Il faut lire Êtres croisés de Marie Cholette qui nous avait donné déjà
Chorégraphies.
Nous retrouverons dans cet ouvrage de poésie le mélange du réel et du cosmique ;
nous serons étonnés et surpris de la mitraille des images qui traduisent un
grand don de la métaphore. Il est évident que la lecture d’Êtres croisés nous
ramènera une omniprésence de l’amour humain que la poétesse revendique comme une
source inépuisable de survie à travers le parcours de nos vies. Êtres croisés
nous place devant une œuvre poétique authentique.
En lisant ce livre, nous allons à la rencontre d’une grande artiste du verbe et
de l’image.
Guy Désilets, poète
* * *
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La liberté nous tient
par la main
et nous cueille en absence de l'autre les plus beaux fruits de force
le vent dort au creux de notre cou
prêt à nous souffler sur le fleuve du quotidien |
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Je te vois à travers les
yeux du fleuve
qui t'a connu marin au long cours
tes bateaux mémorisés
avec leur chemin d'eau |
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Quand nos présences
explosent au-dessus de nos têtes
que le ciel en est rempli
que nos êtres y adhèrent
nos absences forment une ombre en allée |
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J'ai hâte à tes bras
autour de ma taille
à la reconstitution de notre bulle qui nous englobe
à la rue Champlain et à ses restaurants
où s'accrochent nos dialogues enflammés |
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Mes actes envers toi
une reliure inachevée
pour un manuscrit de grâce |
Critique littéraire - Oeuvres
précédentes
par Richard Fournier
Ces voisins qui écrivent
Marie Cholette, poète
Richard Fournier, collaboration spéciale
Pour Marie Cholette, résidante de
Saint-Pascal-de-Maizerets, la distance est peu. La veille de l’Halloween 1994 se
termine, au Palais Montcalm de Québec, l’exposition Le silence des armes, du
sculpteur Alex Magrini. Sur le lutrin trône le poème-objet de Marie Cholette «Le
pianiste».
Il tient compagnie à une œuvre dont le clavier est
fait de fusils de chasse. Le lendemain, le poème, encadré, sera donné au Musée
du Peuple en Haïti, pour y accompagner la sculpture de l’artiste. La distance
est peu. Le 30 août 2002,« en une marche à l’amour qui n’en finira pas, » un
autre poème fait partie du recueil Le 11 septembre des poètes du Québec
(Éditions Trait d’union). New York est tout proche. « Les villes et villages,
écrit Marie Cholette, romancière, poète, nouvelliste, je les retrouve à chaque
instant à leur première enfance, le fleuve fuyant ce nom de fleuve, la pierre le
nom de pierre dont je les avais baptisés. » (Chorégraphies, 1989). Pour
l’auteure, la connaissance des personnes est proche. « Je me tiens debout devant
l’étendue de mon désir de vous renaître. »
Le travail de l’écriture débute très tôt pour Marie
Cholette, atteinte à 12 ans par l’une de ces maladies à survenir dans l’enfance
et qui la coupe des autres pour la ramener à ses études. « Je me glisse sans
bruit au milieu du repos languissant des choses. » Nourrie des classiques de la
bibliothèque familiale, elle décroche un baccalauréat en littérature, un autre
en linguistique, une mineure en cinéma, puis travaille comme terminologue à
l’Office de la langue française. Entre-temps la musique, la danse, la nature,
dont celle de Charlevoix, seront la pierre angulaire d’une production continue.
À 21 ans, son premier recueil, Lis-moi comme tu m’aimes (1975), est publié à
Paris. Suivront ici à compte d’auteur les poèmes des recueils Les
Entourloupettes (1979) et Chorégraphies (1989), un recueil de nouvelles, Osmose
(1986) et un roman Hautes marées de lait (1991), outre les poèmes lus et parus
lors de l’événement Folie/Culture (1990) et ceux parus dans la revue Poésie
U.S.A. (1979), seule revue de poésie en langue française aux États-Unis. En
1980, un court métrage de fiction, La Mer, lui mérite une mention au Festival
canadien international du film d’amateur de Toronto.
Il y a quatre ans, Marie Cholette renonçait à son
emploi de linguiste pour consacrer tout son temps à écrire. « Je me vois surtout
poète, » dit-elle, confirmant ce qu’a déjà perçu la critique dans ses autres
œuvres de fiction. Ainsi de ses nouvelles, écrit Marie Gagnier en 1987 dans Nuit
Blanche (no 87). Sur sa table se trouvent présentement en chantier un roman Mes
amours cathédrales et le recueil Père ancré de mémoire. Marie Cholette figure au
Dictionnaire pratique des auteurs québécois (1984), au Dictionnaire des poètes
d’ici de 1606 à nos jours (2001). Elle a participé à nombre de soirées de poésie
:
Dans la fente du silence
la pierre par moments étincelle
et le feu enfin jaillit
de nos agencements de paroles
dispersées des vents
(…)
Richard Fournier,
collaboration spéciale
L'Écho, mensuel régional, édition du 12 octobre
2003, Volume lll, numéro 11.
Au sujet de
l'auteur
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Marie Cholette est née
à Québec le 2 octobre 1954. À 12 ans, elle se met à écrire grâce
à la présence d'une bibliothèque à la maison, et de son frère
Daniel qui écrivait déjà dans une revue littéraire à son école.
Elle a une formation littéraire qui a commencé au secondaire
pour finir par l'obtention d'un diplôme ès Lettres à
l'université Laval.
Elle a ensuite complété un diplôme en
terminologie et en linguistique.
Elle a fait une mineure en
cinéma et le court-métrage qu'elle a entièrement réalisé dans
toutes ses étapes, ''La mer'', a obtenu une mention d'honneur au
Festival international du film amateur de Toronto. Elle a fait
de la clarinette au Conservatoire de musique de Québec, du
ballet avec madame Schiriaëff. Elle |
aime la musique
ancienne, classique et
contemporaine de même que la
danse, la peinture, la sculpture
et le cinéma. Elle a travaillé
comme contractuelle pendant de
nombreuses années à l'Office de
la langue française avant d'y
devenir permanente. La
confection de lexiques et
d'affiches portant sur des
domaines spécialisés comme le
plastique, par exemple, et sur
la néologie du domaine
d'Internet, l'a vivement
intéressée.
Maintenant, elle se consacre
entièrement à l'écriture.
Elle a deux filles : Emmanuelle et
Véronique âgées respectivement de 18 ans et de 15 ans. Ses enfants sont au cœur
de son œuvre. Les amours qui jalonnent sa vie requièrent son être tout entier.
La nature de Charlevoix, le fleuve, n’ont jamais cessé de l’inspirer car elle a
passé la majeure partie de ses étés à Saint-Joseph-de-la-Rive où se retrouve la
maison maternelle. Son père l’a toujours aidée dans sa démarche d’auteure, et sa
mère, femme féministe, lui a communiqué ses valeurs en ce sens.
C’est une antimondialiste et une
sociale-démocrate.
Le pianiste, poème-objet, accompagne
l'oeuvre d'Alex Magrini, sculpteur, au palais Montcalm de Québec: il est encadré
et donné au Musée du Peuple en Haïti en 1994.
Le 30 août 2002, un de ses poèmes: En
retard sur les 11 septembre de la terre, fait partie du recueil Le 11 septembre
des poètes du Québec, aux éditions Trait d'union.
Beaucoup d'autres poèmes jalonnent des
revues ou des anthologies comme Un autre jour est là, dans l'anthologie Les
femmes et les mots, publiée en 1984 par Harbour Publishing; on en retrouve
également dans la revue Les saisons littéraires de Guérin littérature; dans
l'Action nationale; dans le bulletin trimestiel Pour Haïti; dans Poésie U.S.A.,
éditions Pierre Chanover, N.Y.
Poèmes lus et parus lors de
l'événement Folie/Culture en 1990.
Elle figure au Dictionnaire pratique des auteurs québécois (1984), au
Dictionnaire des poètes d'ici de 1606 à nos jours (2001). Elle a participé à
plusieurs soirées de poésie.
Elle a en chantier présentement Mes
amours cathédrale, un roman, et Mères d'antémémoire, un recueil de poèmes.
Membre
de l'Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois
Membre
de l'Association
professionnelle
des auteurs de la région de Québec-Chaudière-Appalaches
Du même auteur
Lis-moi comme tu m'aimes, recueil de poésie,
Éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1975.
Les entourloupettes, recueil de poésie,
Éditions Échouris, 1979.
Osmose, recueil de nouvelles,
Éditions Au long cours, 1986.
Chorégraphies, recueil de poésie,
Éditions Au long cours, 1989.
Hautes marées de lait, roman,
Éditions Au long cours, 1991
La mer, court-métrage, 16 mm couleur,
Festival international canadien du film d'amateur,
1979.
Communiquer avec l'auteur
Marie
Cholette se fera un plaisir de lire
et de répondre personnellement à vos courriels.
Adresse de correspondance électronique :
cholette.marie@hotmail.com
Lettre d'appréciation de la
Fondation littéraire Fleur de Lys
Bonjour.
Je trouve formidable que des gens comme vous se
lancent dans ce projet qui permettra aux auteurs et
auteures d'avoir leur place sur Internet, et pas de
n'importe quelle manière. Les éditeurs refusent de
façon injustifiée quantité de manuscrits
d'excellente qualité, et tous ceux-ci finissent par
se retrouver dans les tiroirs. Quelle perte!
Personnellement, j'ai publié cinq titres. À l'heure
actuelle, j'ai une disquette d'un manuscrit prêt à
être publié. J'aimerais rejoindre ceux et celles qui
ont compris que vous présentez la solution la
meilleure quant aux manuscrits.
Pourriez-vous me dire comment vous expédier cette
disquette? J'ai hâte de faire partie d'une
communauté d'auteurs libres grâce à l'existence de
ce projet que vous avez mis sur pied pour nous.
Merci pour tout,
Marie Cholette, Québec, Québec. |