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Petit pommier

Un roman signé

Isabelle Couture Vézina

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Lévis, Québec, 2012, 190 pages.

ISBN 978-2-89612-400-8

 

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Petit pommier, roman, Isabelle Couture Vézina,
Fondation littéraire Fleur de Lys

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PRÉSENTATION

 

Petit pommier, roman, Isabelle Couture Vézina,
Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Ziggy, l’enfant surdoué, confronté au crétinisme parental, le surhomme que martèle la désillusion, a longtemps imaginé son existence au travers d’un prisme idéalisant ses rêves. De part en part de sa vie et de son bazar, Ziggy s’interroge, doute, craint. Il rencontre l’inédit en cherchant Dieu et les signes. Ces signes que l’on voit ou que l’on invente pour se rassurer, s’accrocher et ne pas se laisser sombrer dans le désespoir où la mort se cache en embuscade. La particularité de cet ouvrage d’Isabelle Couture Vézina tient au fantastique qui ne doit pas faire oublier sa haute teneur réflexive.
 

 

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EXTRAIT
 

Petit pommier, roman, Isabelle Couture Vézina,
Fondation littéraire Fleur de Lys


Extrait du chapitre 1

Après mille atermoiements, un souffle continu expulse enfin la canicule estivale. Ce zéphyr nouveau, délectable après les rayons acérés, dégénère en vent. Un vent frisquet, du nord, exhalant l’automne sur la colline où, petit, monsieur Ziggy prit l’habitude de gambader. Il chérit cet endroit, témoin de son sort. En particulier, ce versant raboté par le vent de l’île, occupé par multiples pins, érables et pommiers. C’est un peu son Éden à lui, sa terre promise dont jamais il ne se lassa d’admirer.


— Hum! Les grillons vocalisent si fort, il doit être 13h00, se dit Ziggy en replaçant sur son épaule une courroie de son sac à dos.


Les grillons, mais aussi les oiseaux ne perdirent jamais cette habitude d’après-midi ensoleillé de déchirer de leur tapage la tranquillité de la colline. À chacun ses petites manies. Ici, on n’entend pas ce bruit d’effroi que fait le temps qui passe. Outre les grillons et les oiseaux, l’air plein de mouches grince, le ruisseau bruisse, les aiguilles des vétustes pins et quelques feuilles mortes craquèlent sous les pieds. Cette cacophonie fait le bonheur de monsieur Ziggy depuis toujours. Les promenades en ce lieu champêtre revêtent, pour lui, un amoncellement d’instants marqués par le merveilleux. Elles restent un plaisir unique, sans borne, comme si un lien éternel créé par le surnaturel l’unissait à cet endroit astreint au fantastique.


En cheminant au travers de la forêt et lorgnant du coin de l’œil un harfang des neiges l’escortant discrètement, monsieur Ziggy constate qu’un soleil de plomb vient maintenant défier la fraîcheur automnale. Le vent ne rafraîchit pas autant qu’en matinée. Tandis que des gouttes de sueur perlent sur son front, il quitte la forêt pour grimper au sommet du tertre et rejoindre son petit pommier, posé là depuis exactement soixante-sept ans. Il dépose son sac à dos, renverse sa casquette et scrute d’un air préoccupé la vallée.


— Les feuilles des arbres s’entêtent. Elles ne rosissent pas. Octobre s’achève pourtant, murmura le vieil homme en levant les yeux vers son pommier comme pour recevoir une explication.


Une fois de plus, elle vient en retard la saison sublimée par la couleur. La nature se rebelle sous ses yeux. Jamais il n’imagina un tel désordre. En soixante-sept ans, les quatre saisons de son Canada se remarquèrent par une discipline affranchie de toute confusion.


— La nature est détraquée, déclara pensif monsieur Ziggy.


D’un geste bourré d’émotivité, il étreint son pommier. Ses bras entourent l’arbre avec un intense respect. Monsieur Ziggy le jure, il sent le cœur de son arbre. Il ferme les yeux et apprécie cette communication unique. Il entend le harfang des neiges se poser sur la cime du pommier. « C’est sûrement lui », se dit-il en ne cherchant pas à interrompre ce moment magique. Il n’ouvre même pas les yeux.


Monsieur Ziggy pense fort. Peut-être que le pommier recevra ses réflexions? Il a cette foi. Face au végétal, il tente de disculper la majorité des humains pour le dérèglement de la nature. Il radie le prêt-à-penser condamnant avec véhémence l’humain.


— Crois-moi pommier, ceux qui ont fait ça sont minoritaires sur la planète et n’ont plus de cervelle, déclara monsieur Ziggy.


Il ajouta encore, la tête basse et le regard découragé :


— Ils sont chevauchés par plus fort qu’eux c’est-à-dire le profit, toujours le profit et toute leur existence se déploie pour en assurer la survie.


Monsieur Ziggy refuse d’appesantir le remord. Le blâme est inutile. En digne citoyen ordinaire, il accepte la conscientisation et se résigne à la responsabilité. Il composte, recycle, adopte les transports en commun et respecte son environnement. Si la planète se détériore et la survie de l’humanité reste incertaine, la faute ne lui appartient plus. Il préfère au blâme s’égosiller à dénoncer la minorité riche, libre d’obligation et de la morale citoyenne, agissant au nom d’un seul dogmatisme, le profit.

— Je te le dis Antoine, il faut dénoncer l’élite jonchée au sommet du monde, la pointer du doigt, l’identifier, confia Ziggy à son vieux copain Antoine, ancien as de la finance, aujourd’hui retraité, un jour de grisaille estivale, attablé au bistro du coin et un peu ivre d’un vin de pays.


— Tu as raison mon ami, rétorqua Antoine habitué au bavardage engagé de Ziggy.


— Tu sais Antoine, l’élite, j’ai bien essayé de la cerner. Je ne comprends toujours pas sa motivation. Faire passer le profit avant la vie ne sert aucun intérêt humain ou je n’ai rien saisi, ajouta Ziggy, le geste extravagant.


— Peut-être que l’élite est inhumaine ? osait dire Antoine.


— Que dis-tu là mon ami? Ne va pas trop loin. Je garde espoir. L’élite est encore humaine, seulement asservie par le capital, dit encore Ziggy en faisant signe à la serveuse de lui apporter une autre bouteille de vin.


Il était comme ça, monsieur Ziggy. Il aimait bien de temps en temps picoler en refaisant le monde comme pour se convaincre de sa propre importance. Élever sa voix rouillée d’homme ordinaire pour compromettre l’autosatisfaction d’une élite débilitée par le profit, lui donne la sensation de participer à un ultime enjeu planétaire. Il croit que son action alimente la réflexion du populo et éveil son potentiel créatif.


Monsieur Ziggy ne se méfie pas du vent d’automne et de ses écarts. Le vent rage, souffle sa casquette. Il tente un geste mécanique pour la rattraper, l’arracher au vent, mais sa maladresse d’homme un peu mûr l’envoie embrasser la terre. Le choc brutal le secoue. Le harfang des neiges bat de l’aile. Un spasme de souffrance au bras gauche se manifeste. « Ça va passer comme le reste », dit Monsieur Ziggy en se relevant avec peine.


Une voix issue de son cerveau l’invite à retourner à la maison se concocter une tisane. Son cerveau entre souvent en conflit avec sa volonté de vivre. Monsieur Ziggy préfère régir sa décrépitude à sa façon c’est-à-dire, en la combattant le plus possible. « C’est encore moi le patron », aimait-il rétorquer à sa conscience. Il récupère la casquette que le vent échappa et éclata de rire comme pour se sortir de l’embarras.


Monsieur Ziggy choisit de s’asseoir aux pieds de son pommier sur l’herbe encore verte et humide. Son manteau de toile bourgogne se mouille. Il le sent bien se mouiller et devine l’empreinte d’une terre noire, salissante à souhait. Il ne bouge pas. Il se béatifie. Le soleil lui fait maintenant faux bond. Des nuages noirs chargés se pointent. Le vent persiste, les feuilles se retournent, il va pleuvoir. « Tant pis », se dit Ziggy.


Adossé à son pommier, il dépose ses mains derrière la tête. Les nuages se meuvent à grande vitesse. Il s’exalte encore comme un gamin devant une telle exhibition. Toute cette splendeur l’incite aux souvenirs. La plupart d’entre eux le font sourire, d’autres poignent. Le souvenir de l’automne de ses douze ans décuple l’intensité des phénomènes habituels de l’émotivité.

 

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Petit pommier, roman, Isabelle Couture Vézina,
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AU SUJET DE L'AUTEUR
 

Isabelle Couture Vézina

 

Née à Montréal, Isabelle C. Vézina a complété des études universitaires à la faculté des Sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal (1987-1990). Elle se spécialisa dans le domaine des relations internationales en 1992 et suivit jusqu’en 1997 diverses formations notam­ment en sociologie (mass-médias, société nord-américaine), en psychologie (psychologie de l’immigration), en journalisme et en langues (espa­gnol et italien). Elle écrivit régulièrement durant son séjour universitaire des articles politiques dans un journal citadin : Contre-Courant, tiré à 30 000 exemplaires, et acheva aussi la rédaction d’un essai politique.

 

Isabelle C. Vézina se consacra ensuite, pendant quelques années, au commerce international. En tant que conseillère en relations internationales, la recherche de la documentation pertinente, l’établissement de contacts, l’ouverture de marchés et la négociation d’ententes commerciales se sont avérés les principales activités effectuées. En 1999, elle décida de s’associer juridiquement. SEIA, une société canadienne d’expertise en relations internationales, fut ainsi mise en opération. Isabelle C-Vézina effectua alors divers travaux de rédaction (rapports, recherches, discours…) et ce, pour son plus grand plaisir.

 

En l’an 2000, Isabelle C. Vézina s’est mariée et installée en France pour une période de trois ans. Elle donna naissance à son premier enfant, assouvit sa passion des voyages à travers le monde et, son attrait prononcé pour les activités littéraires l’incita à participer à divers ateliers d’écriture. De retour à Montréal, elle devient chef d’entreprise puis donne naissance à un deuxième enfant en 2005. Elle termine alors la rédaction de son premier roman : « Encore un ragot de femme », construit à partir de sa propre conception de la réalité. Cet écrit concerne le pouvoir le plus mythique de notre époque : le pouvoir des femmes.

 

À l’automne 2011, de retour d’un séjour en sol américain, énergisée par la nature luxuriante d’Hawaii, des villes de San Diego, Los Angeles et Philadelphie, Isabelle Couture Vézina ose un second roman. Elle nous présente cette fois, Petit pommier, un roman dédié à son père. Avec le goût de l’écriture, Isabelle Couture Vézina, s’assure encore de communiquer son espoir.

 

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BIBLIOGRAPHIE

 

Isabelle Couture Vézina

 

Encore un ragot de femme


ISABELLE COUTURE VÉZINA


Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2007, 188 pages.
ISBN 78-2-89612-243-1


http://manuscritdepot.com/a.isabelle-couture-vezina.1.htm

Petit pommier


ISABELLE COUTURE VÉZINA


Roman,
Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2012, 190 pages.
ISBN 978-2-89612-400-8


http://manuscritdepot.com/a.isabelle-couture-vezina.2.htm

COUTURE Isabelle,
Chine Hong-Kong 1997, un pays, deux peuples,
Editions Quebecor, Montréal, 1994

 

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Isabelle Couture Vézina

 

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