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La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil, roman fantastique,

Laurent Boisclair, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

 
La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil

Voir aussi : La restauration - Tome 2 - La saga de l'éveil

LAURENT BOISCLAIR

Roman fantastique,

Fondation littéraire Fleur de Lys,

Laval, Québec, 2009, 302 pages.

ISBN 978-2-89612-274-5

 

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Laurent Boisclair

Valcartier, Québec

 

 

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La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil, roman fantastique,
Laurent Boisclair, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

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PRÉSENTATION

La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil, roman fantastique,
Laurent Boisclair, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Dans un monde soumis par le destin
et déchiré par les conflits
les sauveurs peuvent être
des destructeurs

 

La roue du destin commence à tourner.

 

La terre s’assombrit sur Aeria. Le Saint Empire de Neathar, la plus grande puissance du Vieux Monde, part vers de nouvelles conquêtes afin de gouverner le monde entier. Des rebelles profitent de cette situation pour mettre en marche leurs plans de soulever les vaincus contre la tyrannie impériale. Dans cette tourmente se tient Damien, un demi-elfe errant au passé flou et autrefois le plus terrible assassin connu durant la Grande Guerre, responsable de la mort de centaines de personnes. Il fera face à maints ennemis pour découvrir qu’il possède en lui un pouvoir ancien capable d’anéantir des cités entières. Un pouvoir que tous les partis présents convoitent pour leurs sombres projets.
 

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EXTRAIT

La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil, roman fantastique,
Laurent Boisclair, Fondation littéraire Fleur de Lys

 

Prologue


Le Cycle de la Vie s’écoule tandis que les races mortelles viennent et disparaissent, ne laissant derrière elles que des souvenirs pour devenir des légendes. Puis, les légendes s’éclipsent pour n’être que des mythes. Sur une planète que les habitants ont baptisée Aeria, dans une période de leur histoire qu’ils ont compilée sous le nom de l’Âge de la Guerre, quelque chose s’y leva. Bien qu’il n’y avait aucun début et aucune fin dans le Cycle, c’était ce qu’on pouvait appeler un commencement.


Il existe sur Aeria un continent que ses habitants ont appelé le Vieux Monde, car il a été habité par maintes races et il a connu maints empires. Tandis que les nains et les elfes, les premières races, s’isolent et laissent le pouvoir vacant à la race des hommes, ceux-ci se battent entre eux pour savoir qui d’entre eux les gouvernera sous une seule bannière.


La Grande Guerre, un conflit mondial qui avait duré pendant vingt longues années entre l’empire magique de Neathar et les royaumes du Vieux Monde s’achevait par la victoire de ceux venant du nord qui s’assirent sur les trônes des vaincus. Les troupes de Neathar faisaient la guerre d’une façon totalement différente à celle des royaumes du Vieux Monde, où la chevalerie dominait encore les champs de bataille. Ce fut pour cela que les royaumes ne connurent que de rares victoires face aux envahisseurs. Avec le support de la religion humaine la plus répandue dans le Vieux Monde, l’Église, le Saint Empire de Neathar vit le jour et régna sur ses sujets d’une main de fer. Cinq ans ont passé depuis et nombreux sont ceux qui se préparent à renverser le trône impérial alors qu’ils sont pourchassés sans relâche et persécutés par les autorités. Leur espoir est mince, mais ils sont prêts à lutter jusqu’à leur fin en l’honneur de leurs idéaux et de leurs principes.


Mais tous ces événements ne perturbaient pas Ardan Palan, qui se souciait davantage que ses moutons suivent le sentier cheminant sur la plaine vers sa maison. Honnêtement, il n’avait pas trop à s’en faire, car les bêtes savaient parfaitement où elles devaient aller. À vrai dire, dans la région, tout le monde ne faisait pas grand cas des problèmes des contrées éloignées. Protégés par la Lumière qui les avait tenus loin des horreurs de la Grande Guerre, peu de gens se souciaient de ce qui pouvait se passer ailleurs. Regroupés en de petites communautés parsemées dans le sud de la péninsule d’Estalie, les gens de la province d’Ennis étaient trop occupés par leur quotidien pour s’intéresser à autre chose. Seul le passage d’un voyageur, d’un missionnaire, d’un colporteur ou d’un ménestrel y rompait la monotonie par leurs nouvelles de l’extérieur qu’ils apportaient avec eux. Bien que les fermiers étaient courtois et de bons hôtes, ils éprouvaient un soulagement à leur départ. Des gens qui passaient leur temps à voyager sans arrêt, cela n’était pas normal pour eux. Pourquoi iraient-ils ailleurs alors qu’ils pouvaient fonder une famille et vivre paisiblement de la terre?


C’était là qu’Ardan se différenciait de ses voisins. Le monde immense en dehors d’Ennis le fascinait continuellement. Chaque fois, depuis qu’il était un enfant, il se trouvait toujours une place dans l’auberge de son village pour nourrir son esprit d’aventures et de héros. Étant fils unique, sa mère se faisait beaucoup de soucis pour lui et ses étranges idées. Ardan aurait déjà quitté le foyer familial si ce n’était que sa mère était veuve. Son père était mort dans les derniers combats de la Grande Guerre, engagée de force par les hommes du roi d’Estalie. À l’époque, une victoire était impossible à gagner, mais le roi avait continué à lutter jusqu’à ce qu’il soit tué durant le siège d’Estalie même. Pour cette raison, sa mère refusait qu’il parte et les larmes lui venaient aux yeux à la moindre mention. Ardan n’aimait pas la voir dans cet état, mais c’était de son âge de vouloir quitter la maison et de se prendre en main. À peine dix-huit ans, Ardan avait déjà la musculature d’un travailleur. Avec ses cheveux noirs coupés courts et sa mâchoire ferme, il paraissait plus vieux. S’il se fiait à l’opinion de sa mère, il était assez beau pour enfin se trouver une petite amie. Ce sujet avait justement ramené son désir de partir avec un empressement qu’il n’avait jamais eu auparavant.


Par le temps que le soleil commença à se coucher sur l’horizon, il avait enfin ramené le troupeau dans son enclos et il avait donné aux moutons assez de foin pour qu’ils ne meurent pas affamés durant la nuit. Il entra dans la maison après avoir terminé ses derniers travaux routiniers. C’était l’habitat d’un humble fermier dans les alentours, fait de pierre pour les murs, de paille pour la toiture et de bois pour la structure. Dès qu’il entra, sa mère le reçut, une lanterne dans les mains. À la quarantaine, elle restait une belle femme. Quelques rares rides creusaient son visage, mais elles accentuaient son humeur joyeuse. Elle le questionna comme à son habitude sur sa journée, puis elle lui parla de sa visite de la communauté proche de chez eux. Avec la fin de l’hiver, le sentier redevenait praticable pour marcher à Braille.


— Maître Domon est arrivé à Braille, annonça-t-elle.


Ardan connaissait cet homme. La guerre avait tellement à peine touché la péninsule d’Estalie que son commerce local était encore existant. Domon était un commerçant qui passait de communauté en communauté pour leur vendre des produits de Bordeaux, la principale ville à l’ouest de la province d’Ennis.


— Il est là bien tôt, répondit-il. Cela fait à peine une semaine qu’il n’y a plus de neige.

 
— Mais l’hiver a commencé plus tôt que prévu aussi, dit-elle, et il a fini bien tard. Il a même dû attendre que la neige commence à fondre avant de partir.


En effet, l’hiver avait pris les fermiers un peu par surprise et il avait été le plus rude depuis bien des années. Plusieurs fermiers avaient eu affaire à des bandes de loups affamés s’attaquant aux troupeaux. Certains malheureux avaient connu le même sort que leurs bêtes en essayant de les protéger. On ne pouvait pas dire que l’hiver avait été tranquille pour les fermiers.


Ardan devint tendu. La mention de la communauté lui rappela que les festivités pour l’arrivée du printemps allaient avoir lieu ce soir. Il avait tellement envie d’y assister et de s’amuser avec ses amis, mais sa mère ne partagerait pas son avis. En fait, pour ce qui était en dehors du travail, elle était contre.


— Je m’en vais à Braille, osa-t-il dire enfin.


— Mais le souper t’attendait, protesta sa mère. Il ne sera plus chaud à ton retour.


— Ce ne sera pas long, grogna Ardan. Le souper peut attendre tandis…


— Ton père aurait pris son repas avant de partir. En fait, il ne serait même pas allé à Braille. Lui, au moins, passait ses responsabilités avant ses désirs.


Cela en venait toujours à son père. À la mort du paternel, Ardan était devenu l’homme de la maison sans le vouloir. Par obligation, il avait dû remplir son rôle et il n’y réussissait pas assez au goût de sa mère. Avec le temps, il avait fini par en vouloir à sa mère pour être si exigeante et à son père pour être mort. Sourd aux remontrances de sa mère, rempli de rancœur, Ardan fit volte-face et sortit sans un mot. À l’extérieur, il commença à courir dans le sentier qui allait vers Braille. Pourquoi sa mère ne comprenait-elle rien? Pour elle, il n’y avait rien de plus important que la ferme et les travaux comptaient plus que ses rêves. Comment pouvait-elle comprendre, voire même soupçonner, ce qu’il pensait et ce qu’il désirait? Savait-elle seulement qu’il avait le cœur brisé?


Ardan avait toujours été amoureux de la fille du forgeron de Braille depuis qu’il était petit. Avec le temps, ils étaient devenus presque inséparables et on ne doutait pas, malgré l’opposition du paternel, que les deux tourtereaux finiraient par vivre ensemble et se marier convenablement quand ils seraient en âge.


La Grande Guerre, bien qu’elle ne vint jamais à Braille, avait affecté la vie des deux amoureux. Afin de gérer la ferme, il avait fini par passer plus de temps au travail qu’avec elle. Finalement, elle avait fini par se trouver d’autres occupations et leur relation amoureuse s’écroula. En fait, il avait perdu sa chance de lui dire le plus important, car elle allait bientôt se marier. Pour oublier sa peine, Ardan ne pensait plus qu’à une seule chose; partir à l’aventure, loin de la source de tous ses malheurs.
 


* * *



La jeune femme marchait avec confiance à travers la plaine qui s’étendait dans le sud de la péninsule d’Estalie. Selon les informations qu’elle avait acquises avant son départ, la région ne possédait que quelques denses forêts, car la population locale avait défriché la terre pour la rendre cultivable. À part une colline ou deux, le terrain restait plat sur des dizaines de lieux. Sans de promontoire pour scruter autour d’elle, sa recherche allait devenir très ardue. Heureusement, elle possédait d’autres moyens.


Depuis des années, elle étudiait une étrange immigration de la part des races humanoïdes, la plupart encore non civilisées, vers l’ouest. Les orques et gobelins, les races les plus dominantes des humanoïdes, régnaient de l’autre côté des Montagnes du Bord du Monde qui protégeait le Vieux Monde de ces races sauvages. D’une façon alarmante, ceux-ci quittaient leur terre natale en petits groupes pour des terres plus paisibles et encore cultivables. Elle traquait en ce moment un de ces groupes, de loin le plus nombreux. En fait, ce groupe avait attiré son attention, car ils semblaient marcher avec un but précis et ils faisaient de grands efforts pour passer inaperçus aux impérialistes qui essayaient de repousser les infiltrations de plus en plus agressives des humanoïdes.


Et une de ces communautés si éloignées des montagnes semblait être l’objectif de ce groupe d’orques.

 

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SUIVI MÉDIAS ET INTERNET

La rébellion - Tome I - La saga de l'éveil, roman fantastique,
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Communiqué de presse

Communiqué de presse

Article de Luc fournier

 

 

 

 

BIOGRAPHIE

Laurent Boisclair

 

Né en 1983 à Montréal, Laurent Boisclair possède maints passe-temps tels le dessin, la lecture et l’écriture, ce dernier commencé à quinze ans et qu’il continue de faire encore aujourd’hui.


À la suite de maintes études, il s’engagea dans les Forces Canadiennes en 2005. Il accomplira son entraînement de base, puis sa formation de sapeur de combat. Ce métier consiste en autres à bâtir des fortifications, des voix d’accès et de détruire celles de l’ennemi à l’aide d’explosifs ou de tous autres moyens. Il sera affecté par la suite au 5e Régiment du Génie de Combat, basé à Valcartier.


À peine sa formation terminée en 2006, il sera assigné au 53e Escadron de Génie Léger dépêché en Afghanistan après un an d’entraînement intensif. Il participa à l’Opération Athéna en Afghanistan durant la FOI 3-07 en 2007-2008. Il reçut la Pièce offerte par le Commandant de la Force Opérationnelle pour ses actions sur le terrain, notamment pour l’identification de sept engins explosifs improvisés.


Il est actuellement basé à Valcartier.

 

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Laurent Boisclair

 

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