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L’arrivée à l’improviste du brigadier-chef Miller va
plonger le sergent dans ses souvenirs. Son vieux
frère d’armes va lui faire revivre à rebours les
événements précédant son départ, jusqu’à la chute de
Bel Kacem N’Gadi, le roi des pirates du Tafilalet.
Avec ce recul dans le passé, le sergent pourra enfin
tourner la dernière page du livre de son aventure
africaine, espérant ainsi apaiser pour toujours son
âme tourmentée.
Communiqué de presse
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Les captifs
de Rissani
Second
roman québécois sur la Légion étrangère
Montréal, le 16 mai 2007
– La Fondation littéraire Fleur
de Lys vous invite à découvrir Les captifs de Rissani, le
deuxième roman québécois écrit sur la Légion étrangère au Maroc, signé
Pierre Bonin, retraité de la Ville de Montréal et diplômé de l’UQAM,
promotion 1976.
Le
récit se déroule de 1927 à 1932, et met en scène une galerie de
personnages dont l’un des principaux est un Québécois de la Beauce.
L’intrigue s’inspire d’événements réels survenus au Maroc à cette époque
alors que des Québécois ont combattu dans les oasis du Sud sous
l’uniforme de ce prestigieux corps d’armée.
Comme
le souligne l’historien Carl Pépin : « Ce nouveau roman que nous
présente Pierre Bonin est loin d’être un autre récit sur la Légion
étrangère. La Légion est à la limite un prétexte dans son récit.
J’oserais avancer que le cœur de l’intrigue de l’auteur, au-delà des
paroles et des gestes des personnages, c’est le Maroc en lui-même, vu et
vécu à travers l’infinie connaissance que possède l’auteur de ses
mentalités, ses dialectes et expressions, sa géographie, sa toponymie,
etc. »
Depuis
son retour du Maroc, au printemps de 1928, à la suite de son départ de
la Légion étrangère, le sergent Tanguay croyait avoir réintégré la vie
civile dans la sérénité. Toutefois, il n’avait jamais vraiment réussi à
faire le deuil de son engagement légionnaire, après cinq années de bons
et loyaux services. La réception d’une lettre d’outre-mer, lui annonçant
quatre années plus tard la mort du lieutenant Perrier, a fait ressurgir
les vieux démons qui le hantaient. Accablé par le chagrin, le sergent
Tanguay s’est réfugié dans l’alcool, au point de provoquer l’éclatement
de sa famille.
L’arrivée à l’improviste du brigadier-chef Miller va plonger le sergent
dans ses souvenirs. Son vieux frère d’armes va lui faire revivre à
rebours les évènements précédant son départ, jusqu’à la chute de Bel
Kacem N’Gadi, le roi des pirates du Tafilalet. Avec ce recul dans le
passé, le sergent pourra enfin tourner la dernière page du livre de son
aventure africaine, espérant ainsi apaiser pour toujours son âme
tourmentée.
Et
l’historien Carl Pépin de conclure : « De son premier roman Le trésor
du Rif jusqu’à Les captifs de Rissani, Pierre Bonin nous
transporte dans un décor, dans un monde qui autorise l’Extrême. En ce
sens, je comprends un peu mieux maintenant ce que voulait dire dans
l’esprit de mon grand-oncle, Jean-Cléophas Pépin, sergent au 4e
Régiment étranger d’infanterie, la devise Honneur et Fidélité. »
Dans le
but d’assurer l’authenticité du récit même s’il est le fruit de son
imagination, l’auteur a consulté des témoignages et documents de
l’époque et a séjourné au Maroc à l’automne 2005, pour s’imprégner de la
culture berbère, de l’islam, du vécu quotidien de ses habitants et
visiter les lieux qui servent de décor à l’intrigue du roman. Le livre
inclut aussi une section documentaire avec des photos d’époque.
Le
livre est disponible dans la librairie en ligne de la Fondation
littéraire Fleur de Lys (papier : 24.95$, numérique : 7.00$), à
l’adresse suivante :
http://manuscritdepot.com/a.pierre-bonin.2.htm
- 30 –
SOURCE :
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
514-680-1211 (Montréal, Québec,
Canada)
info@manuscritdepot.com
http://www.manuscritdepot.com
Couverture de presse

Aventuriers et aventurières No 90 - Été
2007
CES QUÉBÉCOIS QUI ONT FAIT LA LÉGION ÉTRANGÈRE
PAR PIERRE BONIN, PAGE 28


Source

Les captifs de Rissani

Les captifs de Rissani de Pierre Bonin
Second roman québécois sur la Légion étrangère

Les captifs de Rissani :
roman québécois sur la Légion étrangère au Maroc
Blogue
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de l'hebdomadaire

Pierre Bonin, un auteur de Villeray à découvrir
Rencontre avec Roger Bosc
Rencontre de deux passionnés
de la Légion étrangère
Photos de
voyage en France de l'auteur Pierre Bonin
à la
rencontre du lieutenant Roger Bosc
Monsieur Roger Bosc
est un collectionneur réputé de cartes postales anciennes,
dont certaines traitant de la Légion étrangère sont
reproduites dans le roman «Les captifs de Rissani» signé par
Pierre Bonin. Lors d'un voyage en France au cours de l'été
2007, monsieur Bonin a eu le privilège de rencontrer
monsieur Bosc et de partager sa passion : la Légion
étrangère, thème principal du roman de l'auteur et de la
bibliothèque de monsieur Bosc. Cette dernière contient près
de 600 livres dédiés à la Légion étrangère : récits
biographiques, essais, romans, etc. Monsieur Bosc est l’un
des six derniers survivants légionnaires qui ont combattu
lors de la guerre 1939-1945.

Roger Bosc (à gauche), âgé de 82 ans, dans le jardin de sa
propriété, en compagnie de Pierre Bonin (à droite). L’ironie
dans cette photo, c’est que M. Bosc s’est délesté de sa
canne pour adopter une pose camouflant son handicap à la
suite de la perte d’une jambe lors de la bataille de
Dien-Bien-Phu en 1954 (Indochine), aujourd’hui le Vietnam.

La maison de
Roger Bosc, construite sur le flanc d’une colline, face au
village de Gruissan en Languedoc-Roussillon.

Une vue superbe du village de Gruissan avec la tour
Barberousse, à partir de la terrasse extérieure de la maison
de Roger Bosc.

Une vue en plongée du jardin avec la présence de vieux
canons pointés en direction du village : vestiges de
l’époque où M. Roger Bosc avait aménagé sur sa propriété un
musée sur l’histoire de la Légion étrangère et accueillait
gratuitement 20 000 visiteurs par année.
Table des matières
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Remerciements
Préface
Avant-propos
Lexique
Prologue
Chapitre 1 Le revenant
Chapitre 2 Retour à Ifri
Chapitre 3 Au rapport à Midelt
Chapitre 4 A l’enseigne du grec Kostavakis
Chapitre 5 Le nid de la Cigogne
Chapitre 6 Direction plein Sud
Chapitre 7 Les captifs de Rissani
Chapitre 8 Baroud à Erfoud
Chapitre 9 La sorcière Aïcha
Chapitre 10 La Roumi aux cheveux d’or
Chapitre 11 La baraka
Chapitre 12 Mektoub !
Chapitre 13 Les deux capitaines
Chapitre 14 L’année de la grande quiétude
Chapitre 15 Les braises de la révolte
Chapitre 16 Révélations
Chapitre 17 Déluge de feu sur le Tafilalet
Épilogue
Annexes
La conquête du Tafilalet
Ils ont vraiment existé
Album photos
Carte géographique du Maroc
Bibliographie
Au sujet de l’auteur
Communiquer avec l’auteur
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349
351
353
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Extrait
Préface
par
Carl Pépin,
historien, Université Laval
En sollicitant ma plume pour rédiger une préface à son nouveau roman,
Pierre Bonin me demande en quelque sorte d’apporter ma caution à une
œuvre empreinte de fictions, mais qui s’inspire d’un réel contexte
historique des plus troubles et dramatiques.
Ce contexte, c’est celui de la
pacification française du Maroc. Long processus fait d’intrigues, de
batailles et d’entreprises économiques, la pénétration française dans
cette contrée d’Afrique du Nord s’est déroulée sur plusieurs décennies,
pour se terminer officiellement en 1934.
En me faisant l’insigne
honneur de rédiger cette préface, mon ami Pierre m’autorise par le fait
même à rendre hommage à ces hommes, mais aussi à ces femmes qui se sont
lancés dans cette aventure coloniale aux lendemains souvent incertains.
On peut questionner et mettre en doute toute entreprise coloniale. À
titre d’exemple, au-delà de l’appât du gain, une puissance comme la
France avait-elle raison d’imposer sa force et ses valeurs sur un
territoire où les habitants firent savoir, par la bouche de leurs
moukhalas et les lames de leurs yatagans, qu’eux aussi avaient une
identité et une culture à protéger? Cette question, le brigadier Miller,
d’origine américaine, l’avait posé au sergent Tanguay, un Québécois qui
comme lui, portait le képi blanc sous le même soleil.
Certes, les réponses peuvent
aller dans bien des sens, selon la perspective adoptée et le recul
temporel. Chose certaine, bien des gens de part et d'autre n’eurent pas
toujours le temps, ni le goût de réfléchir à ce genre de question dans
le feu de l’action. Ce fut notamment le cas de mon grand-oncle
Jean-Cléophas Pépin, né à Saint-Martin-de-Beauce, au Québec, et ayant
servi jusqu’au grade de sergent dans le 4e Régiment Étranger
d’Infanterie en Algérie et au Maroc, de 1923 à 1928.
Du bureau de recrutement de
Lille, où il s’était engagé sur un coup de tête, jusqu’aux confins du
Tafilalet, mon ancêtre a participé à cette grande œuvre de pacification
et de colonisation du Maroc. C’est du moins ce que j’ai pu apprendre
dans son récit intitulé Mes Cinq Ans à la Légion, que j’ai lu une
douzaine de fois assurément.
Alors que peu de gens se
souviennent aujourd’hui de la Guerre du Rif, celle-ci signifiait pour
mon grand-oncle des affrontements avec les féroces guerriers d’Abdel-Krim.
De jour comme de nuit, ses guerriers s’en prenaient aux postes isolés
qu’occupaient les légionnaires et les soldats de l’armée française, dans
cet environnement hostile où la gestion de la chaleur, de la vermine, du
sable et de la soif occupait le quotidien des belligérants entre deux
combats.
Ce nouveau roman que nous
présente Pierre Bonin est loin d’être un autre récit sur la Légion. La
Légion est à la limite un « prétexte » dans son récit. J’oserais avancer
que le cœur de l’intrigue de l’auteur, au-delà des paroles et des gestes
des personnages, c’est le Maroc en lui-même, vu et vécu à travers
l’infinie connaissance que possède l’auteur de ses mentalités, ses
dialectes et expressions, sa géographie, sa toponymie, etc.
N’eut été de la guerre que se
livrèrent les Français et les tribus sous l’autorité de Bel Kacem N'
Gadi, les décors, les saveurs et les odeurs du Tafilalet marocain
auraient eu sans aucun doute une tout autre coloration. Or, le Tafilalet
de la fin des années 1920 et du début des années 1930 se cherche. Qui
devait-on écouter? Un Bel Kacem contestataire de l’autorité du Sultan et
qui faisait régner la terreur dans la région, tout en mijotant son
projet de prendre Marrakech? Ou encore, écouter les Français, pour qui
la soumission à leur autorité serait signe de sécurité et de prospérité?
En contextualisant le problème
de la sorte, Pierre Bonin raconte le Maroc et l’histoire de ses
habitants. C’est l’histoire d’un peuple fier de sa culture et de son
identité, tout comme à son attachement aux rites de l’islam. C’est en
même temps l’histoire d’un peuple ouvert sur le monde, mais qui n’aime
pas s’en laisser imposer.
Et c’est là ce qui fait toute
la beauté et le charme du roman de Pierre Bonin, c’est qu’il est parvenu
à cerner le Maroc non seulement comme décor, mais à la limite comme
personnage. Dans cette optique, j’ai grandement reconnu en l’œuvre de
l’auteur ce que mon grand-oncle avait tenté de faire de façon plus
maladroite à une certaine époque, soit de capter ce Maroc vivant, pour
ainsi donner un autre sens à son expérience de légionnaire.
De son premier roman Le Trésor du Rif jusqu’à Les captifs de Rissani,
Pierre Bonin nous trans-porte dans un décor, dans un monde qui autorise
l’Extrême. En ce sens, je comprends un peu mieux maintenant ce que
voulait dire dans l’esprit de mon grand-oncle la devise Honneur et
Fidélité.
Carl Pépin
Historien,
Université Laval
Avril 2007
Avant-propos
Le récit qui suit est une
œuvre de fiction. Toutefois, elle s’inspire d’événements survenus au
Maroc après la guerre du Rif (1921-1926) surnommée « La guerre oubliée »
par les historiens.
La province du Tafilalet,
située à proximité de l’Algérie occupée par la France, était
littéralement ravagée par des bandes de pirates et de hors-la-loi qui
semaient la terreur dans les oasis depuis de nombreuses années.
Le Sultan Moulay Youssef
n’arrivait pas à y exercer son autorité légitime. De concert avec les
autorités françaises assumant un rôle de Protectorat, par le traité de
Fez depuis 1912, il avait été convenu, après la guerre du Rif, de
pénétrer dans cette région pour la pacifier. En plus des troupes
régulières du Sultan, constituées de goums et de partisans, la Légion
étrangère a contribué à construire des routes, des forts, des lignes
téléphoniques, tout en effectuant des opérations de police pour contrer
le pillage des populations locales.
Tous ces efforts se sont poursuivis pendant cinq années jusqu’à la
reddition des derniers pirates du désert. Parmi ceux-ci, Bel Kacem N’Gadi
qui a tellement saigné la région qu’elle s’est vidée de la presque
totalité de ses habitants. Ce seigneur du désert joue un rôle majeur
dans le déroulement du présent récit dont l’intrigue se déroule durant
cette période mouvementée de l’histoire du Maroc.
L’un des personnages
principaux de ce roman est un Québécois, à l’époque, dans la Légion
étrangère, il était inscrit sous la nationalité canadienne. Ce livre se
veut un clin d’œil en hommage à nos compatriotes qui ont fait la Légion.
En effet, de 1923 à 1928, des Québécois ont combattu sous l’uniforme de
ce prestigieux corps d’armée lors de la guerre du Rif, et par la suite
dans les oasis du Sud. Parmi ces légionnaires, l’un de la région de
Québec et l’autre de la Beauce, ont laissé des témoignages écrits de
leur séjour au Maroc. Des récits captivants qui ont été publiés
respectivement en 1931 et 1932.
Par ailleurs, la Légion
étrangère a dénombré 74 officiers, 158 sous-officiers et 1 264
légionnaires du rang qui ont trouvé la mort au Maroc, de 1920 à 1935.
Pour la même période, des milliers de Marocains ont aussi perdu la vie
tant dans la guerre du Rif que lors des affrontements armés qui ont
découlé de la Pacification.
Je me suis rendu en pèlerinage
à l’automne 2005 dans ce pays, sur les lieux où nos compatriotes ont
battu la semelle dans les sables du désert et sur les pistes
rocailleuses des djebels. C’est là, qu’a pris forme cette histoire, sous
le ciel d’une nuit constellée d’étoiles de l’Erg Chebbi.
Enfin, pour faciliter la compréhension du récit, le lecteur est invité à
consulter le lexique lui permettant de se familiariser avec les mots
arabes ou berbères présents dans le texte.
Pierre Bonin
Prologue
Dans le livre intitulé « Le
trésor du Rif », le lieutenant Charles Perrier, commandant une
compagnie de la Légion étrangère, pénétrait dans la vallée du Ziz, aux
confins de la frontière algérienne, pour y construire un fort et
aménager une route. Il était accompagné dans son expédition par
l’archéologue Solange Briand, veuve de son état, dont il était tombé
éperdument amoureux. Au ksar d’Ifri, le capitaine Pierre Dessanges du
bureau des Affaires indigènes, a avisé Perrier de la présence dans les
environs, d’un précieux chargement d’armes et de munitions volées, dans
les derniers jours de la guerre du Rif, par Khalil le fils du caïd Aziz
ben Abdou.
Déterminés à mettre la main sur le trésor du Rif,
Dessanges et Perrier ont livré bataille pour empêcher Bel Kacem dit la
Cigogne ou le boiteux sanguinaire, de s’emparer de ce précieux butin
qu’il convoitait. Celui-ci voulait poursuivre impunément le pillage des
oasis dans la province du Tafilalet et défier l’autorité légitime du
Sultan du Maroc.
Dans cet affrontement armé, le capitaine Pierre
Dessanges est mort avant de réaliser son rêve ultime de prendre pour
épouse Raïssa la fille du caïd Aziz.
Par ailleurs, la compagnie de légionnaires du lieutenant
Perrier, occupant une position stratégique difficile, a offert une
résistance acharnée à l’armée du boiteux sanguinaire du Tafilalet,
encourant ainsi des pertes sévères en hommes et matériel. Le sergent
Tanguay, seul sous-officier survivant de cette confrontation sanglante,
a décidé de ne pas renouveler son engagement dans la Légion et de
revenir au Canada pour épouser sa promise.
Le lieutenant Perrier a abandonné son poste après avoir
appris la disparition de Solange Briand, de Raïssa ainsi que de son amie
Nora, capturées toutes les trois par un djich en maraude de Bel Kacem.
Il s’est lancé avec Hassan, melazen des moghaznis, à la recherche des
prisonnières. Pour ne pas demeurer en reste, le lieutenant Bertrand,
commandant de la compagnie montée des légionnaires venue en renfort, a
accepté d’accompagner Perrier dans son périple vers les oasis du Sud. La
colonne du lieutenant Bertrand a fait demi-tour près d’Erfoud, laissant
Perrier et Hassan poursuivre leur route vers Rissani…
CHAPITRE
1
Le
revenant
En cette mi-temps du mois d’avril 1932, l’hiver tardait
à céder sa place au printemps. Il y avait encore de la neige au sol dans
les sous-bois. Seuls les champs de labour exposés aux timides rayons du
soleil laissaient apparaître le couvert végétal à peine verdoyant de la
Beauce. Le temps des sucres battait son plein et les érables pleuraient
leur précieux nectar. Il était près de deux heures de l’après-midi quand
le train du Quebec Central Railway, en provenance de la ville de
Québec, s’arrêta à Saint-Georges, chef-lieu de la région. Tous les
voyageurs qui descendaient du train étaient des habitués qui faisaient
régulièrement la navette entre les deux villes.
Toutefois, ce jour-là, un étrange passager doté d’une
carrure imposante, vêtu d’une capote de couleur kaki moutarde et coiffé
d’un képi blanc descendit lui aussi du train. Il transportait un
havresac pour tout bagage. Vraisemblablement, l’homme qui revêtait un
uniforme de la Légion étrangère avait piqué la curiosité des autres
voyageurs et des badauds flânant sur le quai. Sans tenir compte des
regards inquisiteurs ou des commentaires formulés à son endroit, le
légionnaire quitta son wagon et se dirigea d’un pas alerte vers le chef
de gare qui le regardait avec étonnement. Arrivé à sa hauteur, le
militaire salua le chef de gare et se mit à lui poser des questions. Il
parlait français avec l’accent d’un américain de la Nouvelle-Angleterre.
L’officiel du chemin de fer répondit de bonne grâce et le voyageur,
visiblement satisfait des réponses obtenues, tira une pièce de monnaie
de sa poche et la remit à son interlocuteur. Le chef de gare la fit
disparaître promptement dans sa vareuse, craignant sans doute que ce
manège engendre des reproches d’un quelconque passager ayant pu voir la
scène.
Le militaire prit congé et entra dans le bâtiment de la
gare à la recherche d’un bon samaritain qui le conduirait vers sa
destination. Ce fut son jour de chance. Un type plutôt costaud, s’offrit
pour l’amener à Saint-Prosper. Il exigea en retour un coup de main pour
charger dans sa charrette une caisse dont il prenait livraison à
l’arrivée du train. Le marché fut conclu rapidement et les deux hommes,
après avoir échangé les boniments de circonstances, se mirent à
l’ouvrage. En deux temps, trois mouvements, le précieux chargement fut
monté à bord de la charrette. Le légionnaire prit place avec son barda à
côté du conducteur. Celui-ci donna le signal du départ à son cheval
plutôt fringuant. L’équipage s’engagea alors sur une route cahoteuse,
victime du phénomène de gel et de dégel affligeant sévèrement les
chemins de la région en cette période de l’année. Tout le long du trajet
qui dura près de trois heures pour franchir la distance de 26
kilomètres, le légionnaire répondit avec parcimonie aux questions du
conducteur, visiblement curieux d’en savoir plus sur cet étranger qui
débarquait d’un autre monde.
* * *
L’homme de taille moyenne et plutôt costaud, portant des
salopettes et une chemise rouge à carreaux tel un bûcheron, avait
terminé sa corvée de ramassage de bois de chauffage. Il avait cordé
soigneusement les bûches, appuyées sur un mur de sa maison de campagne.
La demeure était construite avec des planches de bois de grange et la
toiture en pignon était revêtue de tôle galvanisée. De la fumée sortait
de la cheminée. Il faisait encore frisquet à cette période de l’année.
La façade de la maison était enjolivée par une véranda ouverte surmontée
d’une marquise. La maison était isolée au fond d’un rang et située à
moins de deux kilomètres du village de Saint-Prosper.
La nuit s’apprêtait déjà à s’installer quand notre homme
entendit arriver une charrette avec deux visiteurs qui se dirigeait en
ligne droite sur sa maison. Il crut discerner de loin une silhouette
familière mais songea plutôt qu’il s’agissait d’une hallucination comme
un mirage dans le désert. Il en avait l’habitude. N’avait-il pas
séjourné cinq ans en Afrique du Nord et battu la semelle dans le désert
et les djebels ! Des mirages, il en avait été régulièrement le témoin et
parfois ça lui avait joué de mauvais tours. Le crépuscule était
maintenant tombé. La charrette s’arrêta sur le chemin à moins de vingt
mètres de sa maison. Un homme en descendit et d’un pas ferme s’avança
dans sa direction.
L’ex-sergent Clifford Tanguay de la Légion étrangère
comprit qu’il n’avait pas rêvé tout éveillé. Un homme portant un képi
blanc et vêtu d’une capote, tout en transportant son barda, se
rapprochait de lui. Il n’arrivait pas à distinguer correctement les
traits du visage de ce visiteur à cause de la pénombre, mais il lui
semblait que le légionnaire avait une démarche qui lui rappelait un
vieux frère d’armes. Toutefois, il boitait légèrement de la jambe
droite.
– Sergent Tanguay, cria le visiteur, c’est moi… Miller.
– Sacramant ! s’exclama Tanguay visiblement pris au
dépourvu par cette visite impromptue. Miller en personne qui retontit
chez moi. Ben voyons donc, j’vas m’en rappeler longtemps !
Tanguay examina son vieux compagnon de pied en cap et
reconnut les insignes du grade de brigadier-chef, cousues sur les
manches de la capote.
– Content de vous revoir sergent ! Fallait que je vous
vois avant de m’en aller par chez nous à Portland, au Maine.
Sans attendre plus longtemps que Miller n’ajoute une
parole, Tanguay l’empoigna pour lui donner fermement l’accolade et le
serrer dans ses bras.
– Miller, Miller, comme j’suis content de te revoir
après toutes ces années, lui dit-il, les yeux mouillés.
– Et moi donc sergent, d’ajouter Miller, tout ému de ces
retrouvailles qu’il appréhendait.
– Viens, rentre à la maison, tu vas souper et tu
resteras à coucher. On a plein de souvenirs à se raconter, pis j’vois
que t’as fini dans la cavalerie comme brigadier-chef, faut que tu me
racontes tout ça, conclut Tanguay en invitant son vieux pote à le suivre
dans sa modeste demeure.
* * *
Avant d’entrer dans la maison, le sergent Tanguay mit en
garde Miller sur son passé de légionnaire. Il lui expliqua n’avoir
jamais raconté à sa femme Madeleine les événements importants de son
séjour à la Légion malgré son insistance. Il s’était contenté de livrer
des détails ou des anecdotes de la vie quotidienne. En réalité, il
n’était pas capable de raconter toutes les épreuves et les tourments
qu’il avait endurés. Son passé était comme un lourd secret qu’il
n’arrivait pas à se débarrasser. Mais ce soir, le temps et le hasard
l’avaient rattrapé avec la visite surprise de son vieux camarade. Pour
la première fois depuis son retour du Maroc, voilà près de quatre ans,
la Providence se manifestait en la personne du brigadier-chef Miller et
lui permettrait enfin d’accéder au repos de son âme angoissée. Il
comptait sur Miller pour casser la glace en favorisant le contexte pour
se livrer à des confidences qu’il gardait pour lui tout seul, depuis
trop longtemps déjà.
Son mutisme avait provoqué un froid dans la communauté.
Tous les habitants du village lui avaient réservé un accueil triomphal à
son retour du Maroc. Tous le considéraient comme un héros qui faisait la
fierté du village. N’avait-il pas été décoré de la médaille coloniale et
obtenu deux citations pour sa conduite héroïque et exemplaire ? Malgré
les considérations légitimes de ses concitoyens et l’admiration
prodiguée à son endroit, l’ex-sergent Tanguay avait gardé le silence
absolu sur son vécu de légionnaire. Il refusait systématiquement de
répondre à toutes les questions et faisait tout lors des conversations
pour éviter le sujet. Son attitude et son comportement avaient choqué
nombre de villageois, au point qu’il avait quitté le village pour
s’installer dans cette maison perdue au fond du rang.
Madeleine, sa belle rousse aux yeux verts, avait accepté
d’unir sa destinée à la sienne, malgré les reproches des membres de sa
famille. C’était la seule personne qui respectait son silence. Dans le
fond d’elle-même, elle se disait qu’un jour viendrait où son Clifford
adoré se dévoilerait. Elle l’avait attendue cinq longues années espérant
avec ferveur son retour. Son intuition ne l’avait pas trompée. Elle
avait relevé le défi d’apprivoiser un homme au parcours exceptionnel. La
seule ombre au tableau : la cérémonie de mariage avait été boudée par
plusieurs invités qui ne pardonnaient pas à son mari sa soi-disant
arrogance. Madeleine avait été blessée par la mesquinerie de gens
qu’elle croyait capables de faire preuve de discernement. Malgré toutes
les critiques, son sentiment pour Clifford n’avait pas faibli.
De leur union sont nés deux enfants : un garçon et une
fille, Jacques et Hélène. Le couple était fier de sa progéniture et lui
consacrait l’amour et les soins nécessaires pour que la famille vive en
harmonie. Clifford Tanguay en homme fier et résolu avait déniché un
emploi de foreman (contremaître) dans l’état voisin du Maine. Son
expérience comme sous-officier à la Légion étrangère lui avait servi
pour diriger une équipe de bûcherons. L’ambiance du chantier lui
rappelait le bon vieux temps quand lui et ses légionnaires
construisaient des routes au Maroc. Il aimait cette atmosphère marquée
par la camaraderie et la solidarité des hommes éloignés de leur famille.
Il se sentait moins seul et plus fort pour affronter l’adversité. Il y
séjournait des mois d’octobre à mars, et du printemps à l’automne, il
louait ses bras à un cultivateur du rang.
Clifford était un bon père et lorsque ses gages le
permettaient, il n’hésitait pas à offrir à son épouse et aux enfants des
petites gâteries, des objets ou des douceurs qui sortaient de
l’ordinaire du quotidien. Madeleine et les enfants ne manquaient de
rien.
La famille vivait en autarcie. Tanguay avait aménagé un
vaste jardin contigu à sa maison. Grâce aux bons soins de Madeleine, le
potager regorgeait de pommes de terre, choux, carottes, navets, laitues,
concombres, oignons et de fines herbes. Madeleine utilisait le surplus
de la récolte pour fabriquer des conserves de légumes marinés qu’elle
vendait au village. Cette activité procurait à la famille un revenu
d’appoint permettant d’affronter les jours plus difficiles. Pour le plus
grand plaisir des enfants, Clifford et Madeleine avait acheté des
poules, des lapins, des cochons et un chien de berger baptisé Taza, en
souvenir d’un sloughi, un type de lévrier marocain. Un fidèle auxiliaire
de la compagnie de légionnaires qui avait sauvé bien des vies lors des
attaques des insurgés. Toute cette ménagerie égayait les jeux des
enfants.
La maison étant isolée dans le rang, les enfants
n’avaient pas de compagnons de leur âge avec lesquels ils pouvaient
partager les petites joies de leur vie quotidienne. A part une visite de
temps à autre du frère aîné de Clifford s’amenant à l’improviste avec sa
marmaille. Faut dire que le frère avait hérité de la ferme familiale
située à moins d’un kilomètre de distance. Clifford et Madeleine
aimaient bien recevoir Anselme et Suzanne, les seuls parents de leur
famille respective qu’ils fréquentaient de façon irrégulière.
A toute médaille, il y avait cependant son revers.
Malgré le bonheur apparent dans lequel évoluait la petite famille, des
nuages noirs planaient régulièrement au-dessus de leurs têtes. Tanguay
était en proie parfois à des crises d’angoisse subites, au point de
piquer des colères sans raison apparente ou de se mettre à pleurer à
chaudes larmes, le soir, avant d’aller au lit. Madeleine attribuait ces
sautes d’humeur à des souvenirs qui hantaient son époux.
Mais, il y a deux semaines, à son retour du Maine,
Madeleine remit à Clifford une enveloppe cachetée en provenance
d’outre-mer. Après la lecture de la lettre, il s’effondra en larmes et
pour se ressaisir, il déboucha la bouteille de gros gin qui traînait sur
la table de cuisine.
– Écoute mon Clifford, t’es quand même pas pour boire
devant les enfants. Ca te rend méchant, implora Madeleine, soucieuse
d’éviter une querelle avec son mari.
– Sacramant ! C’est tout ce qui me reste pour oublier.
T’as pas à me faire la morale, qu’il lui répondit sur un ton cassant.
– Tu ferais mieux d’aller travailler dans le Maine.
Quand t’es pas là, c’est plus vivable dans la maison, lui dit-elle.
– Tu veux que je m’en aille ? C’est ça que tu veux ?
insista Clifford sur un ton agressif.
– Oui, c’est ça que j’ veux si t’es pas capable de te
prendre en mains. Moi, j’en peux plus de vivre en enfer, clama-t-elle,
en mettant fin abruptement à la conversation.
Malgré les supplications de Madeleine, Clifford avait bu
goulûment au point de s’enivrer et de faire pleurer les enfants avec ses
cris et ses pleurs. Il avait littéralement perdu la tête. Madeleine
avait mal réagi à la situation et lui avait refusé l’accès du lit
conjugal. Elle avait aussi suggéré à Clifford de consulter le médecin du
village. Il avait rejeté du revers de la main cette proposition,
alléguant qu’il n’avait pas besoin de voir le docteur parce qu’il
n’était pas physiquement malade. Mais il savait que son cœur était rongé
par le chagrin et qu’il n’arrivait pas à faire entièrement son deuil
depuis son départ de la Légion.
Le lendemain, Madeleine excédée par le comportement de
son mari, plia bagages avec les enfants et partit se réfugier chez ses
parents à Saint-Georges. Elle n’était pas revenue depuis, au grand
déplaisir de Clifford qui tournait en rond dans la maison comme un fauve
en cage.
* * *
Un silence de mort régnait dans la modeste demeure,
éclairée ça et là par les lueurs des lampes à huile. Le chien Taza se
mit à aboyer quand les deux hommes entrèrent dans la pièce principale
qui servait de cuisine et de salle à manger. Le mobilier était plutôt
rustique : la table et les chaises avaient été fabriquées par un
ébéniste ignorant les dernières trouvailles en la matière. De la
vaisselle sale était empilée dans l’évier. Une pompe à traction vissée
sur le comptoir laissait couler par son bec un mince filet d’eau. Les
murs étaient revêtus de papier peint représentant des motifs champêtres.
Le décor était sobre et trahissait une certaine pauvreté. En examinant
l’état des lieux, Miller en conclut que son camarade ne roulait pas sur
l’or.
Le sergent Tanguay flatta la tête du chien. Le calme
revint. Tanguay invita Miller à s’asseoir à la table, plus précisément
sur la chaise réservée aux invités de marque. Miller obtempéra et déposa
son bagage par terre. Ensuite, l’ex-sergent se dirigea vers une armoire.
Il l’ouvrit et en saisit une bouteille de gros gin et deux verres qu’il
déposa sur la table. Il alla vérifier sur le poêle à bois si la marmite
mijotait encore. Il avait préparé un ragoût pour le souper. Il savait
que le plat ne serait pas aussi savoureux que celui préparé par
Madeleine mais qu’importe ! L’important c’était de se remplir l’estomac.
Miller ne ferait sûrement pas d’histoires dans les circonstances.
Il versa le précieux liquide dans les deux verres et,
regardant Miller droit dans les yeux, il porta un toast :
– Vive la Légion ! En souvenir des camarades tombés au
champ d’honneur !
– Vive la Légion ! Gloire et honneur à nos camarades
disparus, rétorqua Miller.
Sans plus attendre, les deux compères vidèrent leur
verre d’un seul trait.
– Hé ! Sergent ! C’est pas du pinard mais c’est bon en
sacramant ! s’écria Miller tout excité. Ça réchauffe le gosier en
passant. Un autre verre sergent ?
Tanguay ne se fit pas prier, il remplit les deux verres
vides et avant de boire il s’adressa à Miller sur un ton sans
équivoque :
– Asteure, tu vas me raconter ce qui s’est passé depuis
que j’suis parti. Tu vas tout me dire. Oublie pas un seul détail si tu
veux continuer à boire et manger. C’est un ordre brigadier-chef !
– Oui sergent ! Ça risque d’être long !
– J’m’en sacre ! On a tout notre temps, de conclure
Tanguay sur un ton impératif comme au bon vieux temps du service actif
dans la Légion.
– Un détail m’achale, demanda le sergent. Comment t’as
fait pour quitter la Légion avec ton uniforme ? Moi, j’suis revenu avec
mon linge comme le veut le règlement !
– J’ai réussi sans effort à convaincre le caporal en
charge du magasin de me laisser partir avec. J’avais fondu au point de
flotter dans mes vêtements civils que je portais au moment de m’enrôler.
En me voyant, il a bien rigolé et m’a pris en pitié. Après toutes ces
années de marches forcées et de singe à manger, pas étonnant que j’ sois
devenu maigre comme un clou !
– Pis, tu vas me raconter comment ça se fait que tu
boites. Une sale blessure attrapée dans le bled, j’ suppose ? demanda
Clifford, anxieux de connaître au plus vite les péripéties de son vieux
camarade.
Le sergent Tanguay se sentait revivre, l’arrivée
impromptue de Miller le sortait de sa torpeur des derniers jours. Toute
sa fierté légionnaire refaisait surface et il en était bien heureux.
Au sujet de
l'auteur

Il s’agit d’une première expérience littéraire
majeure pour Pierre Bonin. En effet, celui-ci
réalise un vieux rêve de jeunesse. Il vient tout
juste d’accéder au statut de retraité après 30
années de service dans la fonction publique
montréalaise. Au cours des quinze dernières années,
il a occupé successivement des postes d’agent
d’information, de rédacteur relationniste et de
chargé de communication pour différents services
municipaux.
Dans l’exercice de ses fonctions, il a collaboré
activement à la tenue de campagne de promotion,
sensibilisation et d’information auprès des
citoyens, notamment dans les secteurs des sports et
loisirs, de l’aménagement des parcs, de la culture
et des travaux publics. Il a terminé sa carrière
comme gestionnaire pour le Service des travaux
publics de l’arrondissement de Rosemont-La
Petite-Patrie.
Il a obtenu certains prix dont celui du meilleur
directeur de campagne au sein des municipalités pour
l’organisme Centraide en 1989, et le Mérite
municipal émis par le ministère des Affaires
municipales en 1997, pour la mise en place du
service téléphonique et de références «Info-travaux-Montréal».
Diplômé en animation culturelle de l’Université du
Québec à Montréal, l’auteur a aussi suivi des cours
en journalisme et en relations publiques à
l’Université de Montréal. L’auteur a également
réalisé à titre semi professionnel des courts
métrages en cinéma et en vidéo au cours des années
70/80.
Pour écrire ce roman dont l’intrigue se déroule au
Maroc au début du XXe siècle, l’auteur a procédé à
des recherches exhaustives sur le sujet en
consultant des documents et témoignages de cette
époque et en allant visiter les lieux qui servent de
décor à l’intrigue du récit.
Autre titre du même auteur
 |
Le trésor du Rif
Exemplaire numérique gratuit
Le lieutenant Charles
Perrier, commandant une compagnie de la
Légion étrangère au Maroc, était loin de se
douter que sa mission de pacification dans
la vallée de l’oued Ziz, à l’automne 1927,
prendrait une tournure différente de celle
qu’il avait prévue. C’était sans compter sur
la présence dans son expédition de
l’archéologue Solange Briand, de sa
rencontre fortuite avec le capitaine Pierre
Dessanges du Bureau des Affaires indigènes,
et de sa confrontation avec Bel Kacem le
boiteux sanguinaire.
Ce dernier, surnommé la Cigogne par la
population de la province du Tafilalet qu’il
terrorise depuis quelques années, veut
conserver à tout prix son emprise sur son
territoire et poursuivre le pillage des
oasis. Il n’hésitera pas à déployer les
grands moyens pour parvenir à ses fins et
empêcher les Français de s’installer à
demeure dans la région.
|
Perrier et ses hommes, dont le sergent
Tanguay, un Canadien français engagé
volontaire, vont opposer une lutte sans
merci au roi des pirates du désert. Le
trésor du Rif, c’est un butin inestimable
que convoite Bel Kacem pour accroître sa
puissance et empêcher le Sultan de Rabat
d’exercer son autorité légitime sur cette
province.
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plus
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et de répondre personnellement à vos courriels.
Voici son adresse électronique :
pierrebonin33@sympatico.ca
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