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Les captifs de Rissani, roman historique, Pierre Bonin

Autre livre du même auteur

 

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Les captifs de Rissani

 

PIERRE BONIN

 

Roman historique, 366 pages, Fondation littéraire Fleur de Lys,

Montréal, 2007.

ISBN 2-89612-210-9

Papier : 24.95$
Numérique : gratuit

 

Un deuxième roman québécois sur

la Légion étrangère au Maroc

 

Présentation

Communiqué de presse

Couverture de presse

Blogue

Rencontre avec Roger Bosc

Table des matières

Extrait

Au sujet de l'auteur

Autre titre du même auteur

Communiquer avec l'auteur

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Présentation

 

Depuis son retour du Maroc, au printemps de 1928, à la suite de son départ de la Légion étrangère, le sergent Tanguay croyait avoir réintégré la vie civile dans la sérénité. Toutefois, il n’avait jamais vraiment réussi à faire le deuil de son engagement légionnaire, après cinq années de bons et loyaux services. La réception d’une lettre d’outre-mer, lui annonçant quatre années plus tard la mort du lieutenant Perrier, a fait ressurgir les vieux démons qui le hantaient. Accablé par le chagrin, le sergent Tanguay s’est réfugié dans l’alcool, au point de provoquer l’éclatement de sa famille.
 

L’arrivée à l’improviste du brigadier-chef Miller va plonger le sergent dans ses souvenirs. Son vieux frère d’armes va lui faire revivre à rebours les événements précédant son départ, jusqu’à la chute de Bel Kacem N’Gadi, le roi des pirates du Tafilalet. Avec ce recul dans le passé, le sergent pourra enfin tourner la dernière page du livre de son aventure africaine, espérant ainsi apaiser pour toujours son âme tourmentée.

 

Communiqué de presse

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Les captifs de Rissani

 

Second roman québécois sur la Légion étrangère

 

 

Montréal, le 16 mai 2007 La Fondation littéraire Fleur de Lys vous invite à découvrir Les captifs de Rissani, le deuxième roman québécois écrit sur la Légion étrangère au Maroc, signé Pierre Bonin, retraité de la Ville de Montréal et diplômé de l’UQAM, promotion 1976.

 

Le récit se déroule de 1927 à 1932, et met en scène une galerie de personnages dont l’un des principaux est un Québécois de la Beauce. L’intrigue s’inspire d’événements réels survenus au Maroc à cette époque alors que des Québécois ont combattu dans les oasis du Sud sous l’uniforme de ce prestigieux corps d’armée.

 

Comme le souligne l’historien Carl Pépin : « Ce nouveau roman que nous présente Pierre Bonin est loin d’être un autre récit sur la Légion étrangère. La Légion est à la limite un prétexte dans son récit. J’oserais avancer que le cœur de l’intrigue de l’auteur, au-delà des paroles et des gestes des personnages, c’est le Maroc en lui-même, vu et vécu à travers l’infinie connaissance que possède l’auteur de ses mentalités, ses dialectes et expressions, sa géographie, sa toponymie, etc. »

 

Depuis son retour du Maroc, au printemps de 1928, à la suite de son départ de la Légion étrangère, le sergent Tanguay croyait avoir réintégré la vie civile dans la sérénité. Toutefois, il n’avait jamais vraiment réussi à faire le deuil de son engagement légionnaire, après cinq années de bons et loyaux services. La réception d’une lettre d’outre-mer, lui annonçant quatre années plus tard la mort du lieutenant Perrier, a fait ressurgir les vieux démons qui le hantaient. Accablé par le chagrin, le sergent Tanguay s’est réfugié dans l’alcool, au point de provoquer l’éclatement de sa famille.

 

L’arrivée à l’improviste du brigadier-chef Miller va plonger le sergent dans ses souvenirs. Son vieux frère d’armes va lui faire revivre à rebours les évènements précédant son départ, jusqu’à la chute de Bel Kacem N’Gadi, le roi des pirates du Tafilalet. Avec ce recul dans le passé, le sergent pourra enfin tourner la dernière page du livre de son aventure africaine, espérant ainsi apaiser pour toujours son âme tourmentée.

 

Et l’historien Carl Pépin de conclure : « De son premier roman Le trésor du Rif jusqu’à Les captifs de Rissani, Pierre Bonin nous transporte dans un décor, dans un monde qui autorise l’Extrême. En ce sens, je comprends un peu mieux maintenant ce que voulait dire dans l’esprit de mon grand-oncle, Jean-Cléophas Pépin, sergent au 4e Régiment étranger d’infanterie, la devise Honneur et Fidélité. »

 

Dans le but d’assurer l’authenticité du récit même s’il est le fruit de son imagination, l’auteur a consulté des témoignages et documents de l’époque et a séjourné au Maroc à l’automne 2005, pour s’imprégner de la culture berbère, de l’islam, du vécu quotidien de ses habitants et visiter les lieux qui servent de décor à l’intrigue du roman. Le livre inclut aussi une section documentaire avec des photos d’époque.

 

Le livre est disponible dans la librairie en ligne de la Fondation littéraire Fleur de Lys (papier : 24.95$, numérique : 7.00$), à l’adresse suivante :

 

http://manuscritdepot.com/a.pierre-bonin.2.htm

 

 

- 30 –

 

 

SOURCE :

 

Serge-André Guay, président éditeur

Fondation littéraire Fleur de Lys

 

514-680-1211 (Montréal, Québec, Canada)

 

info@manuscritdepot.com 
 
http://www.manuscritdepot.com 

 

 

Couverture de presse

 

Aventuriers et aventurières    No 90 - Été 2007
CES QUÉBÉCOIS QUI ONT FAIT LA LÉGION ÉTRANGÈRE

PAR PIERRE BONIN, PAGE 28

 

 

Source

 

 

Les captifs de Rissani

 

 

 

Les captifs de Rissani de Pierre Bonin
Second roman québécois sur la Légion étrangère

 

 

 

Les captifs de Rissani : roman québécois sur la Légion étrangère au Maroc

 

 

 

 

Blogue

 

Participez au blogue sur le site de l'hebdomadaire

Pierre Bonin, un auteur de Villeray à découvrir

 

 

Rencontre avec Roger Bosc
 

Rencontre de deux passionnés

de la Légion étrangère

 

 

Photos de voyage en France de l'auteur Pierre Bonin

à la rencontre du lieutenant Roger Bosc

 

 

Monsieur Roger Bosc est un collectionneur réputé de cartes postales anciennes, dont certaines traitant de la Légion étrangère sont reproduites dans le roman «Les captifs de Rissani» signé par Pierre Bonin. Lors d'un voyage en France au cours de l'été 2007, monsieur Bonin a eu le privilège de rencontrer monsieur Bosc et de partager sa passion : la Légion étrangère, thème principal du roman de l'auteur et de la bibliothèque de monsieur Bosc. Cette dernière contient près de 600 livres dédiés à la Légion étrangère : récits biographiques, essais, romans, etc. Monsieur Bosc est l’un des six derniers survivants légionnaires qui ont combattu lors de la guerre 1939-1945.

 

Roger Bosc (à gauche), âgé de 82 ans, dans le jardin de sa propriété, en compagnie de Pierre Bonin (à droite). L’ironie dans cette photo, c’est que M. Bosc s’est délesté de sa canne pour adopter une pose camouflant son handicap à la suite de la perte d’une jambe lors de la bataille de Dien-Bien-Phu en 1954 (Indochine), aujourd’hui le Vietnam.

 

La maison de Roger Bosc, construite sur le flanc d’une colline, face au village de Gruissan en Languedoc-Roussillon.

 

Une vue superbe du village de Gruissan avec la tour Barberousse, à partir de la terrasse extérieure de la maison de Roger Bosc.

 

Une vue en plongée du jardin avec la présence de vieux canons pointés en direction du village : vestiges de l’époque où M. Roger Bosc avait aménagé sur sa propriété un musée sur l’histoire de la Légion étrangère et accueillait gratuitement 20 000 visiteurs par année.

 

 

 

Table des matières

 

Remerciements

Préface

Avant-propos

Lexique

Prologue

Chapitre 1 Le revenant

Chapitre 2 Retour à Ifri

Chapitre 3 Au rapport à Midelt

Chapitre 4 A l’enseigne du grec Kostavakis

Chapitre 5 Le nid de la Cigogne

Chapitre 6 Direction plein Sud

Chapitre 7 Les captifs de Rissani

Chapitre 8 Baroud à Erfoud

Chapitre 9 La sorcière Aïcha

Chapitre 10 La Roumi aux cheveux d’or

Chapitre 11 La baraka

Chapitre 12 Mektoub !

Chapitre 13 Les deux capitaines

Chapitre 14 L’année de la grande quiétude

Chapitre 15 Les braises de la révolte

Chapitre 16 Révélations

Chapitre 17 Déluge de feu sur le Tafilalet

Épilogue

Annexes

La conquête du Tafilalet

Ils ont vraiment existé

Album photos

Carte géographique du Maroc

Bibliographie

Au sujet de l’auteur

Communiquer avec l’auteur
 

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Extrait

 

Préface

 

par Carl Pépin,

historien, Université Laval
 


En sollicitant ma plume pour rédiger une préface à son nouveau roman, Pierre Bonin me demande en quelque sorte d’apporter ma caution à une œuvre empreinte de fictions, mais qui s’inspire d’un réel contexte historique des plus troubles et dramatiques.

 

Ce contexte, c’est celui de la pacification française du Maroc. Long processus fait d’intrigues, de batailles et d’entreprises économiques, la pénétration française dans cette contrée d’Afrique du Nord s’est déroulée sur plusieurs décennies, pour se terminer officiellement en 1934.

 

En me faisant l’insigne honneur de rédiger cette préface, mon ami Pierre m’autorise par le fait même à rendre hommage à ces hommes, mais aussi à ces femmes qui se sont lancés dans cette aventure coloniale aux lendemains souvent incertains. On peut questionner et mettre en doute toute entreprise coloniale. À titre d’exemple, au-delà de l’appât du gain, une puissance comme la France avait-elle raison d’imposer sa force et ses valeurs sur un territoire où les habitants firent savoir, par la bouche de leurs moukhalas et les lames de leurs yatagans, qu’eux aussi avaient une identité et une culture à protéger? Cette question, le brigadier Miller, d’origine américaine, l’avait posé au sergent Tanguay, un Québécois qui comme lui, portait le képi blanc sous le même soleil.

 

Certes, les réponses peuvent aller dans bien des sens, selon la perspective adoptée et le recul temporel. Chose certaine, bien des gens de part et d'autre n’eurent pas toujours le temps, ni le goût de réfléchir à ce genre de question dans le feu de l’action. Ce fut notamment le cas de mon grand-oncle Jean-Cléophas Pépin, né à Saint-Martin-de-Beauce, au Québec, et ayant servi jusqu’au grade de sergent dans le 4e Régiment Étranger d’Infanterie en Algérie et au Maroc, de 1923 à 1928.

 

Du bureau de recrutement de Lille, où il s’était engagé sur un coup de tête, jusqu’aux confins du Tafilalet, mon ancêtre a participé à cette grande œuvre de pacification et de colonisation du Maroc. C’est du moins ce que j’ai pu apprendre dans son récit intitulé Mes Cinq Ans à la Légion, que j’ai lu une douzaine de fois assurément.

 

Alors que peu de gens se souviennent aujourd’hui de la Guerre du Rif, celle-ci signifiait pour mon grand-oncle des affrontements avec les féroces guerriers d’Abdel-Krim. De jour comme de nuit, ses guerriers s’en prenaient aux postes isolés qu’occupaient les légionnaires et les soldats de l’armée française, dans cet environnement hostile où la gestion de la chaleur, de la vermine, du sable et de la soif occupait le quotidien des belligérants entre deux combats.

 

Ce nouveau roman que nous présente Pierre Bonin est loin d’être un autre récit sur la Légion. La Légion est à la limite un « prétexte » dans son récit. J’oserais avancer que le cœur de l’intrigue de l’auteur, au-delà des paroles et des gestes des personnages, c’est le Maroc en lui-même, vu et vécu à travers l’infinie connaissance que possède l’auteur de ses mentalités, ses dialectes et expressions, sa géographie, sa toponymie, etc.

 

N’eut été de la guerre que se livrèrent les Français et les tribus sous l’autorité de Bel Kacem N' Gadi, les décors, les saveurs et les odeurs du Tafilalet marocain auraient eu sans aucun doute une tout autre coloration. Or, le Tafilalet de la fin des années 1920 et du début des années 1930 se cherche. Qui devait-on écouter? Un Bel Kacem contestataire de l’autorité du Sultan et qui faisait régner la terreur dans la région, tout en mijotant son projet de prendre Marrakech? Ou encore, écouter les Français, pour qui la soumission à leur autorité serait signe de sécurité et de prospérité?

 

En contextualisant le problème de la sorte, Pierre Bonin raconte le Maroc et l’histoire de ses habitants. C’est l’histoire d’un peuple fier de sa culture et de son identité, tout comme à son attachement aux rites de l’islam. C’est en même temps l’histoire d’un peuple ouvert sur le monde, mais qui n’aime pas s’en laisser imposer.

 

Et c’est là ce qui fait toute la beauté et le charme du roman de Pierre Bonin, c’est qu’il est parvenu à cerner le Maroc non seulement comme décor, mais à la limite comme personnage. Dans cette optique, j’ai grandement reconnu en l’œuvre de l’auteur ce que mon grand-oncle avait tenté de faire de façon plus maladroite à une certaine époque, soit de capter ce Maroc vivant, pour ainsi donner un autre sens à son expérience de légionnaire.

De son premier roman Le Trésor du Rif jusqu’à Les captifs de Rissani, Pierre Bonin nous trans-porte dans un décor, dans un monde qui autorise l’Extrême. En ce sens, je comprends un peu mieux maintenant ce que voulait dire dans l’esprit de mon grand-oncle la devise Honneur et Fidélité.



Carl Pépin

Historien,
Université Laval

Avril 2007
 

 

 

 

Avant-propos

 

Le récit qui suit est une œuvre de fiction. Toutefois, elle s’inspire d’événements survenus au Maroc après la guerre du Rif (1921-1926) surnommée « La guerre oubliée » par les historiens.

 

La province du Tafilalet, située à proximité de l’Algérie occupée par la France, était littéralement ravagée par des bandes de pirates et de hors-la-loi qui semaient la terreur dans les oasis depuis de nombreuses années.

 

Le Sultan Moulay Youssef n’arrivait pas à y exercer son autorité légitime. De concert avec les autorités françaises assumant un rôle de Protectorat, par le traité de Fez depuis 1912, il avait été convenu, après la guerre du Rif, de pénétrer dans cette région pour la pacifier. En plus des troupes régulières du Sultan, constituées de goums et de partisans, la Légion étrangère a contribué à construire des routes, des forts, des lignes téléphoniques, tout en effectuant des opérations de police pour contrer le pillage des populations locales.

Tous ces efforts se sont poursuivis pendant cinq années jusqu’à la reddition des derniers pirates du désert. Parmi ceux-ci, Bel Kacem N’Gadi qui a tellement saigné la région qu’elle s’est vidée de la presque totalité de ses habitants. Ce seigneur du désert joue un rôle majeur dans le déroulement du présent récit dont l’intrigue se déroule durant cette période mouvementée de l’histoire du Maroc.

 

L’un des personnages principaux de ce roman est un Québécois, à l’époque, dans la Légion étrangère, il était inscrit sous la nationalité canadienne. Ce livre se veut un clin d’œil en hommage à nos compatriotes qui ont fait la Légion. En effet, de 1923 à 1928, des Québécois ont combattu sous l’uniforme de ce prestigieux corps d’armée lors de la guerre du Rif, et par la suite dans les oasis du Sud. Parmi ces légionnaires, l’un de la région de Québec et l’autre de la Beauce, ont laissé des témoignages écrits de leur séjour au Maroc. Des récits captivants qui ont été publiés respectivement en 1931 et 1932.

 

Par ailleurs, la Légion étrangère a dénombré 74 officiers, 158 sous-officiers et 1 264 légionnaires du rang qui ont trouvé la mort au Maroc, de 1920 à 1935. Pour la même période, des milliers de Marocains ont aussi perdu la vie tant dans la guerre du Rif que lors des affrontements armés qui ont découlé de la Pacification.

 

Je me suis rendu en pèlerinage à l’automne 2005 dans ce pays, sur les lieux où nos compatriotes ont battu la semelle dans les sables du désert et sur les pistes rocailleuses des djebels. C’est là, qu’a pris forme cette histoire, sous le ciel d’une nuit constellée d’étoiles de l’Erg Chebbi.

Enfin, pour faciliter la compréhension du récit, le lecteur est invité à consulter le lexique lui permettant de se familiariser avec les mots arabes ou berbères présents dans le texte.


Pierre Bonin
 

 

 

Prologue

 

Dans le livre intitulé « Le trésor du Rif », le lieutenant Charles Perrier, commandant une compagnie de la Légion étrangère, pénétrait dans la vallée du Ziz, aux confins de la frontière algérienne, pour y construire un fort et aménager une route. Il était accompagné dans son expédition par l’archéologue Solange Briand, veuve de son état, dont il était tombé éperdument amoureux. Au ksar d’Ifri, le capitaine Pierre Dessanges du bureau des Affaires indigènes, a avisé Perrier de la présence dans les environs, d’un précieux chargement d’armes et de munitions volées, dans les derniers jours de la guerre du Rif, par Khalil le fils du caïd Aziz ben Abdou.

 

Déterminés à mettre la main sur le trésor du Rif, Dessanges et Perrier ont livré bataille pour empêcher Bel Kacem dit la Cigogne ou le boiteux sanguinaire, de s’emparer de ce précieux butin qu’il convoitait. Celui-ci voulait poursuivre impunément le pillage des oasis dans la province du Tafilalet et défier l’autorité légitime du Sultan du Maroc.

 

Dans cet affrontement armé, le capitaine Pierre Dessanges est mort avant de réaliser son rêve ultime de prendre pour épouse Raïssa la fille du caïd Aziz.

 

Par ailleurs, la compagnie de légionnaires du lieutenant Perrier, occupant une position stratégique difficile, a offert une résistance acharnée à l’armée du boiteux sanguinaire du Tafilalet, encourant ainsi des pertes sévères en hommes et matériel. Le sergent Tanguay, seul sous-officier survivant de cette confrontation sanglante, a décidé de ne pas renouveler son engagement dans la Légion et de revenir au Canada pour épouser sa promise.

 

Le lieutenant Perrier a abandonné son poste après avoir appris la disparition de Solange Briand, de Raïssa ainsi que de son amie Nora, capturées toutes les trois par un djich en maraude de Bel Kacem. Il s’est lancé avec Hassan, melazen des moghaznis, à la recherche des prisonnières. Pour ne pas demeurer en reste, le lieutenant Bertrand, commandant de la compagnie montée des légionnaires venue en renfort, a accepté d’accompagner Perrier dans son périple vers les oasis du Sud. La colonne du lieutenant Bertrand a fait demi-tour près d’Erfoud, laissant Perrier et Hassan poursuivre leur route vers Rissani…

 

 

 

CHAPITRE 1

 

Le revenant

 

En cette mi-temps du mois d’avril 1932, l’hiver tardait à céder sa place au printemps. Il y avait encore de la neige au sol dans les sous-bois. Seuls les champs de labour exposés aux timides rayons du soleil laissaient apparaître le couvert végétal à peine verdoyant de la Beauce. Le temps des sucres battait son plein et les érables pleuraient leur précieux nectar. Il était près de deux heures de l’après-midi quand le train du Quebec Central Railway, en provenance de la ville de Québec, s’arrêta à Saint-Georges, chef-lieu de la région. Tous les voyageurs qui descendaient du train étaient des habitués qui faisaient régulièrement la navette entre les deux villes.

 

Toutefois, ce jour-là, un étrange passager doté d’une carrure imposante, vêtu d’une capote de couleur kaki moutarde et coiffé d’un képi blanc descendit lui aussi du train. Il transportait un havresac pour tout bagage. Vraisemblablement, l’homme qui revêtait un uniforme de la Légion étrangère avait piqué la curiosité des autres voyageurs et des badauds flânant sur le quai. Sans tenir compte des regards inquisiteurs ou des commentaires formulés à son endroit, le légionnaire quitta son wagon et se dirigea d’un pas alerte vers le chef de gare qui le regardait avec étonnement. Arrivé à sa hauteur, le militaire salua le chef de gare et se mit à lui poser des questions. Il parlait français avec l’accent d’un américain de la Nouvelle-Angleterre. L’officiel du chemin de fer répondit de bonne grâce et le voyageur, visiblement satisfait des réponses obtenues, tira une pièce de monnaie de sa poche et la remit à son interlocuteur. Le chef de gare la fit disparaître promptement dans sa vareuse, craignant sans doute que ce manège engendre des reproches d’un quelconque passager ayant pu voir la scène.

 

Le militaire prit congé et entra dans le bâtiment de la gare à la recherche d’un bon samaritain qui le conduirait vers sa destination. Ce fut son jour de chance. Un type plutôt costaud, s’offrit pour l’amener à Saint-Prosper. Il exigea en retour un coup de main pour charger dans sa charrette une caisse dont il prenait livraison à l’arrivée du train. Le marché fut conclu rapidement et les deux hommes, après avoir échangé les boniments de circonstances, se mirent à l’ouvrage. En deux temps, trois mouvements, le précieux chargement fut monté à bord de la charrette. Le légionnaire prit place avec son barda à côté du conducteur. Celui-ci donna le signal du départ à son cheval plutôt fringuant. L’équipage s’engagea alors sur une route cahoteuse, victime du phénomène de gel et de dégel affligeant sévèrement les chemins de la région en cette période de l’année. Tout le long du trajet qui dura près de trois heures pour franchir la distance de 26 kilomètres, le légionnaire répondit avec parcimonie aux questions du conducteur, visiblement curieux d’en savoir plus sur cet étranger qui débarquait d’un autre monde.

 

 

* * *

 

 

L’homme de taille moyenne et plutôt costaud, portant des salopettes et une chemise rouge à carreaux tel un bûcheron, avait terminé sa corvée de ramassage de bois de chauffage. Il avait cordé soigneusement les bûches, appuyées sur un mur de sa maison de campagne. La demeure était construite avec des planches de bois de grange et la toiture en pignon était revêtue de tôle galvanisée. De la fumée sortait de la cheminée. Il faisait encore frisquet à cette période de l’année. La façade de la maison était enjolivée par une véranda ouverte surmontée d’une marquise. La maison était isolée au fond d’un rang et située à moins de deux kilomètres du village de Saint-Prosper.

 

La nuit s’apprêtait déjà à s’installer quand notre homme entendit arriver une charrette avec deux visiteurs qui se dirigeait en ligne droite sur sa maison. Il crut discerner de loin une silhouette familière mais songea plutôt qu’il s’agissait d’une hallucination comme un mirage dans le désert. Il en avait l’habitude. N’avait-il pas séjourné cinq ans en Afrique du Nord et battu la semelle dans le désert et les djebels ! Des mirages, il en avait été régulièrement le témoin et parfois ça lui avait joué de mauvais tours. Le crépuscule était maintenant tombé. La charrette s’arrêta sur le chemin à moins de vingt mètres de sa maison. Un homme en descendit et d’un pas ferme s’avança dans sa direction.

 

L’ex-sergent Clifford Tanguay de la Légion étrangère comprit qu’il n’avait pas rêvé tout éveillé. Un homme portant un képi blanc et vêtu d’une capote, tout en transportant son barda, se rapprochait de lui. Il n’arrivait pas à distinguer correctement les traits du visage de ce visiteur à cause de la pénombre, mais il lui semblait que le légionnaire avait une démarche qui lui rappelait un vieux frère d’armes. Toutefois, il boitait légèrement de la jambe droite.

 

– Sergent Tanguay, cria le visiteur, c’est moi… Miller.

– Sacramant ! s’exclama Tanguay visiblement pris au dépourvu par cette visite impromptue. Miller en personne qui retontit chez moi. Ben voyons donc, j’vas m’en rappeler longtemps !

 

Tanguay examina son vieux compagnon de pied en cap et reconnut les insignes du grade de brigadier-chef, cousues sur les manches de la capote.

 

– Content de vous revoir sergent ! Fallait que je vous vois avant de m’en aller par chez nous à Portland, au Maine.

 

Sans attendre plus longtemps que Miller n’ajoute une parole, Tanguay l’empoigna pour lui donner fermement l’accolade et le serrer dans ses bras.

 

– Miller, Miller, comme j’suis content de te revoir après toutes ces années, lui dit-il, les yeux mouillés.

 

– Et moi donc sergent, d’ajouter Miller, tout ému de ces retrouvailles qu’il appréhendait.

 

– Viens, rentre à la maison, tu vas souper et tu resteras à coucher. On a plein de souvenirs à se raconter, pis j’vois que t’as fini dans la cavalerie comme brigadier-chef, faut que tu me racontes tout ça, conclut Tanguay en invitant son vieux pote à le suivre dans sa modeste demeure.

 

 

* * *

 

 

Avant d’entrer dans la maison, le sergent Tanguay mit en garde Miller sur son passé de légionnaire. Il lui expliqua n’avoir jamais raconté à sa femme Madeleine les événements importants de son séjour à la Légion malgré son insistance. Il s’était contenté de livrer des détails ou des anecdotes de la vie quotidienne. En réalité, il n’était pas capable de raconter toutes les épreuves et les tourments qu’il avait endurés. Son passé était comme un lourd secret qu’il n’arrivait pas à se débarrasser. Mais ce soir, le temps et le hasard l’avaient rattrapé avec la visite surprise de son vieux camarade. Pour la première fois depuis son retour du Maroc, voilà près de quatre ans, la Providence se manifestait en la personne du brigadier-chef Miller et lui permettrait enfin d’accéder au repos de son âme angoissée. Il comptait sur Miller pour casser la glace en favorisant le contexte pour se livrer à des confidences qu’il gardait pour lui tout seul, depuis trop longtemps déjà.

 

Son mutisme avait provoqué un froid dans la communauté. Tous les habitants du village lui avaient réservé un accueil triomphal à son retour du Maroc. Tous le considéraient comme un héros qui faisait la fierté du village. N’avait-il pas été décoré de la médaille coloniale et obtenu deux citations pour sa conduite héroïque et exemplaire ? Malgré les considérations légitimes de ses concitoyens et l’admiration prodiguée à son endroit, l’ex-sergent Tanguay avait gardé le silence absolu sur son vécu de légionnaire. Il refusait systématiquement de répondre à toutes les questions et faisait tout lors des conversations pour éviter le sujet. Son attitude et son comportement avaient choqué nombre de villageois, au point qu’il avait quitté le village pour s’installer dans cette maison perdue au fond du rang.

 

Madeleine, sa belle rousse aux yeux verts, avait accepté d’unir sa destinée à la sienne, malgré les reproches des membres de sa famille. C’était la seule personne qui respectait son silence. Dans le fond d’elle-même, elle se disait qu’un jour viendrait où son Clifford adoré se dévoilerait. Elle l’avait attendue cinq longues années espérant avec ferveur son retour. Son intuition ne l’avait pas trompée. Elle avait relevé le défi d’apprivoiser un homme au parcours exceptionnel. La seule ombre au tableau : la cérémonie de mariage avait été boudée par plusieurs invités qui ne pardonnaient pas à son mari sa soi-disant arrogance. Madeleine avait été blessée par la mesquinerie de gens qu’elle croyait capables de faire preuve de discernement. Malgré toutes les critiques, son sentiment pour Clifford n’avait pas faibli.

 

De leur union sont nés deux enfants : un garçon et une fille, Jacques et Hélène. Le couple était fier de sa progéniture et lui consacrait l’amour et les soins nécessaires pour que la famille vive en harmonie. Clifford Tanguay en homme fier et résolu avait déniché un emploi de foreman (contremaître) dans l’état voisin du Maine. Son expérience comme sous-officier à la Légion étrangère lui avait servi pour diriger une équipe de bûcherons. L’ambiance du chantier lui rappelait le bon vieux temps quand lui et ses légionnaires construisaient des routes au Maroc. Il aimait cette atmosphère marquée par la camaraderie et la solidarité des hommes éloignés de leur famille. Il se sentait moins seul et plus fort pour affronter l’adversité. Il y séjournait des mois d’octobre à mars, et du printemps à l’automne, il louait ses bras à un cultivateur du rang.

 

Clifford était un bon père et lorsque ses gages le permettaient, il n’hésitait pas à offrir à son épouse et aux enfants des petites gâteries, des objets ou des douceurs qui sortaient de l’ordinaire du quotidien. Madeleine et les enfants ne manquaient de rien.

 

La famille vivait en autarcie. Tanguay avait aménagé un vaste jardin contigu à sa maison. Grâce aux bons soins de Madeleine, le potager regorgeait de pommes de terre, choux, carottes, navets, laitues, concombres, oignons et de fines herbes. Madeleine utilisait le surplus de la récolte pour fabriquer des conserves de légumes marinés qu’elle vendait au village. Cette activité procurait à la famille un revenu d’appoint permettant d’affronter les jours plus difficiles. Pour le plus grand plaisir des enfants, Clifford et Madeleine avait acheté des poules, des lapins, des cochons et un chien de berger baptisé Taza, en souvenir d’un sloughi, un type de lévrier marocain. Un fidèle auxiliaire de la compagnie de légionnaires qui avait sauvé bien des vies lors des attaques des insurgés. Toute cette ménagerie égayait les jeux des enfants.

 

La maison étant isolée dans le rang, les enfants n’avaient pas de compagnons de leur âge avec lesquels ils pouvaient partager les petites joies de leur vie quotidienne. A part une visite de temps à autre du frère aîné de Clifford s’amenant à l’improviste avec sa marmaille. Faut dire que le frère avait hérité de la ferme familiale située à moins d’un kilomètre de distance. Clifford et Madeleine aimaient bien recevoir Anselme et Suzanne, les seuls parents de leur famille respective qu’ils fréquentaient de façon irrégulière.

 

A toute médaille, il y avait cependant son revers. Malgré le bonheur apparent dans lequel évoluait la petite famille, des nuages noirs planaient régulièrement au-dessus de leurs têtes. Tanguay était en proie parfois à des crises d’angoisse subites, au point de piquer des colères sans raison apparente ou de se mettre à pleurer à chaudes larmes, le soir, avant d’aller au lit. Madeleine attribuait ces sautes d’humeur à des souvenirs qui hantaient son époux.

 

Mais, il y a deux semaines, à son retour du Maine, Madeleine remit à Clifford une enveloppe cachetée en provenance d’outre-mer. Après la lecture de la lettre, il s’effondra en larmes et pour se ressaisir, il déboucha la bouteille de gros gin qui traînait sur la table de cuisine.

 

– Écoute mon Clifford, t’es quand même pas pour boire devant les enfants. Ca te rend méchant, implora Madeleine, soucieuse d’éviter une querelle avec son mari.

 

– Sacramant ! C’est tout ce qui me reste pour oublier. T’as pas à me faire la morale, qu’il lui répondit sur un ton cassant.

 

– Tu ferais mieux d’aller travailler dans le Maine. Quand t’es pas là, c’est plus vivable dans la maison, lui dit-elle.

 

– Tu veux que je m’en aille ? C’est ça que tu veux ? insista Clifford sur un ton agressif.

 

– Oui, c’est ça que j’ veux si t’es pas capable de te prendre en mains. Moi, j’en peux plus de vivre en enfer, clama-t-elle, en mettant fin abruptement à la conversation.

 

Malgré les supplications de Madeleine, Clifford avait bu goulûment au point de s’enivrer et de faire pleurer les enfants avec ses cris et ses pleurs. Il avait littéralement perdu la tête. Madeleine avait mal réagi à la situation et lui avait refusé l’accès du lit conjugal. Elle avait aussi suggéré à Clifford de consulter le médecin du village. Il avait rejeté du revers de la main cette proposition, alléguant qu’il n’avait pas besoin de voir le docteur parce qu’il n’était pas physiquement malade. Mais il savait que son cœur était rongé par le chagrin et qu’il n’arrivait pas à faire entièrement son deuil depuis son départ de la Légion.

 

Le lendemain, Madeleine excédée par le comportement de son mari, plia bagages avec les enfants et partit se réfugier chez ses parents à Saint-Georges. Elle n’était pas revenue depuis, au grand déplaisir de Clifford qui tournait en rond dans la maison comme un fauve en cage.

 

 

* * *

 

 

Un silence de mort régnait dans la modeste demeure, éclairée ça et là par les lueurs des lampes à huile. Le chien Taza se mit à aboyer quand les deux hommes entrèrent dans la pièce principale qui servait de cuisine et de salle à manger. Le mobilier était plutôt rustique : la table et les chaises avaient été fabriquées par un ébéniste ignorant les dernières trouvailles en la matière. De la vaisselle sale était empilée dans l’évier. Une pompe à traction vissée sur le comptoir laissait couler par son bec un mince filet d’eau. Les murs étaient revêtus de papier peint représentant des motifs champêtres. Le décor était sobre et trahissait une certaine pauvreté. En examinant l’état des lieux, Miller en conclut que son camarade ne roulait pas sur l’or.

 

Le sergent Tanguay flatta la tête du chien. Le calme revint. Tanguay invita Miller à s’asseoir à la table, plus précisément sur la chaise réservée aux invités de marque. Miller obtempéra et déposa son bagage par terre. Ensuite, l’ex-sergent se dirigea vers une armoire. Il l’ouvrit et en saisit une bouteille de gros gin et deux verres qu’il déposa sur la table. Il alla vérifier sur le poêle à bois si la marmite mijotait encore. Il avait préparé un ragoût pour le souper. Il savait que le plat ne serait pas aussi savoureux que celui préparé par Madeleine mais qu’importe ! L’important c’était de se remplir l’estomac. Miller ne ferait sûrement pas d’histoires dans les circonstances.

 

Il versa le précieux liquide dans les deux verres et, regardant Miller droit dans les yeux, il porta un toast :

 

– Vive la Légion ! En souvenir des camarades tombés au champ d’honneur !

 

– Vive la Légion ! Gloire et honneur à nos camarades disparus, rétorqua Miller.

 

Sans plus attendre, les deux compères vidèrent leur verre d’un seul trait.
 

– Hé ! Sergent ! C’est pas du pinard mais c’est bon en sacramant ! s’écria Miller tout excité. Ça réchauffe le gosier en passant. Un autre verre sergent ?

 

Tanguay ne se fit pas prier, il remplit les deux verres vides et avant de boire il s’adressa à Miller sur un ton sans équivoque :

 

– Asteure, tu vas me raconter ce qui s’est passé depuis que j’suis parti. Tu vas tout me dire. Oublie pas un seul détail si tu veux continuer à boire et manger. C’est un ordre brigadier-chef !

 

– Oui sergent ! Ça risque d’être long !

 

– J’m’en sacre ! On a tout notre temps, de conclure Tanguay sur un ton impératif comme au bon vieux temps du service actif dans la Légion.

 

– Un détail m’achale, demanda le sergent. Comment t’as fait pour quitter la Légion avec ton uniforme ? Moi, j’suis revenu avec mon linge comme le veut le règlement !

 

– J’ai réussi sans effort à convaincre le caporal en charge du magasin de me laisser partir avec. J’avais fondu au point de flotter dans mes vêtements civils que je portais au moment de m’enrôler. En me voyant, il a bien rigolé et m’a pris en pitié. Après toutes ces années de marches forcées et de singe à manger, pas étonnant que j’ sois devenu maigre comme un clou !

 

– Pis, tu vas me raconter comment ça se fait que tu boites. Une sale blessure attrapée dans le bled, j’ suppose ? demanda Clifford, anxieux de connaître au plus vite les péripéties de son vieux camarade.

 

Le sergent Tanguay se sentait revivre, l’arrivée impromptue de Miller le sortait de sa torpeur des derniers jours. Toute sa fierté légionnaire refaisait surface et il en était bien heureux.

 

 

Au sujet de l'auteur

 

 

Il s’agit d’une première expérience littéraire majeure pour Pierre Bonin. En effet, celui-ci réalise un vieux rêve de jeunesse. Il vient tout juste d’accéder au statut de retraité après 30 années de service dans la fonction publique montréalaise. Au cours des quinze dernières années, il a occupé successivement des postes d’agent d’information, de rédacteur relationniste et de chargé de communication pour différents services municipaux.

Dans l’exercice de ses fonctions, il a collaboré activement à la tenue de campagne de promotion, sensibilisation et d’information auprès des citoyens, notamment dans les secteurs des sports et loisirs, de l’aménagement des parcs, de la culture et des travaux publics. Il a terminé sa carrière comme gestionnaire pour le Service des travaux publics de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.

Il a obtenu certains prix dont celui du meilleur directeur de campagne au sein des municipalités pour l’organisme Centraide en 1989, et le Mérite municipal émis par le ministère des Affaires municipales en 1997, pour la mise en place du service téléphonique et de références «Info-travaux-Montréal».

Diplômé en animation culturelle de l’Université du Québec à Montréal, l’auteur a aussi suivi des cours en journalisme et en relations publiques à l’Université de Montréal. L’auteur a également réalisé à titre semi professionnel des courts métrages en cinéma et en vidéo au cours des années 70/80.

Pour écrire ce roman dont l’intrigue se déroule au Maroc au début du XXe siècle, l’auteur a procédé à des recherches exhaustives sur le sujet en consultant des documents et témoignages de cette époque et en allant visiter les lieux qui servent de décor à l’intrigue du récit.

 

Autre titre du même auteur

 

Le trésor du Rif

Exemplaire numérique gratuit

 

Le lieutenant Charles Perrier, commandant une compagnie de la Légion étrangère au Maroc, était loin de se douter que sa mission de pacification dans la vallée de l’oued Ziz, à l’automne 1927, prendrait une tournure différente de celle qu’il avait prévue. C’était sans compter sur la présence dans son expédition de l’archéologue Solange Briand, de sa rencontre fortuite avec le capitaine Pierre Dessanges du Bureau des Affaires indigènes, et de sa confrontation avec Bel Kacem le boiteux sanguinaire.

Ce dernier, surnommé la Cigogne par la population de la province du Tafilalet qu’il terrorise depuis quelques années, veut conserver à tout prix son emprise sur son territoire et poursuivre le pillage des oasis. Il n’hésitera pas à déployer les grands moyens pour parvenir à ses fins et empêcher les Français de s’installer à demeure dans la région.
 

Perrier et ses hommes, dont le sergent Tanguay, un Canadien français engagé volontaire, vont opposer une lutte sans merci au roi des pirates du désert. Le trésor du Rif, c’est un butin inestimable que convoite Bel Kacem pour accroître sa puissance et empêcher le Sultan de Rabat d’exercer son autorité légitime sur cette province.

 

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