Me Guy Bertrand a lutté toute sa vie pour
que le Québec devienne autre chose qu’un pays
inachevé. Dans cette foulée, il présente ici son
Guide d’accès à l’indépendance, un essai dans
lequel le lecteur est invité à se pencher sur le
véritable motif justifiant le projet d’indépendance
nationale pour les Québécois, soit le maintien et la
valorisation de la langue française et de la culture
québécoise.
Me Bertrand démontre que le seul moyen
qui s’offre aux gens du Québec pour protéger et
promouvoir le Québec français est de parachever le
pays québécois, qui, affirme-t-il, existe déjà dans
les faits, même s’il n’existe pas encore en droit.
Pour l’auteur, il n’y a plus de temps à perdre, il
faut reprendre notre destinée en main, car le Québec
français est menacé de toutes parts non seulement
par la force gigantesque de la langue anglaise, en
particulier à Montréal, mais également par le
multiculturalisme canadien présenté faussement comme
mode d’intégration des immigrants, ainsi que par
l’utilisation du jargon québécois.
L’auteur rappelle que si Montréal est la deuxième
plus grande ville française du monde, elle est
également la troisième plus grande ville anglaise du
Canada! Or, les faits démontrent que le Montréal
anglais empiète de plus en plus sur le Montréal
français et que d’ici 10 ans les francophones seront
minoritaires sur l’île. Il est donc temps de se
réveiller!
Guide d’accès à l’indépendance est une
invitation à reprendre possession de notre langue et
à retrouver le courage de créer un pays indépendant.
* * *
Avocat, libre-penseur et activiste politique, Me
Guy Bertrand pratique le droit depuis plus de 45
ans. Ardent défenseur de la langue française, il a
représenté en 1976 les Gens de l’Air devant les
tribunaux lorsque le gouvernement canadien a
suspendu l’usage du français. En 1979, il a fait
reconnaître par la Ligue nationale de Hockey le
droit pour les joueurs francophones de signer leurs
contrats en français. Membre fondateur du Parti
québécois en 1968, il s’est porté candidat à la
présidence de ce parti en 1985.
* * *
Conférence à la Société St-Jean Baptiste de
Montréal
Me Guy Bertrand a commencé à s’impliquer activement
en politique dès l’âge de dix-sept ans alors qu’il
prononçait des discours aux côtés de l’Honorable
Antoine Rivard, député du comté de Montmagny et
ministre dans le gouvernement de l’Union nationale
et, plus tard, juge à la Cour d’appel du Québec.
Me Bertrand se plait à répéter que l’Honorable
Rivard fut son maître en politique et son mentor en
droit.
Me Bertrand consacra toute sa vie à promouvoir avec
passion et acharnement l’indépendance du Québec. Il
s’est battu sur toutes les tribunes et de toutes les
manières, jour après jour, pour convaincre ses
compatriotes de l’importance de parachever le pays
québécois.
Il regretta amèrement son infidélité à l’égard de la
cause de sa vie, alors qu’il décida de 1996 à 2001,
de présenter publiquement l’envers de la médaille
indépendantiste.
Plan d’affaires pour
réaliser l’indépendance du Québec
tout en conservant notre part du Canada
Me Guy Bertrand, Fondation littéraire Fleur de Lys,
Lévis, Québec, 2011, environ 500 pages.
Note de l’éditeur
Dans la première version de son « Plan d’affaires
pour réaliser l’indépendance du Québec tout en
conservant notre part du Canada », Me Guy Bertrand,
à l’instar de la très grande majorité des
indépendantistes, concentrait tous ses efforts sur
les différentes options nationales pouvant sortir de
l’impasse le projet de pays. Son plaidoyer met de
l’avant des propositions très intéressantes dont le
sort demeurait exclusivement entre les mains des
partis politiques provinciaux et de l’Assemblée
nationale.
À titre d’éditeur, il me revenait de soulever une
question, une seule : comment le redémarrage du
projet d’indépendance pouvait-il provenir des
instances politiques nationales compte tenu du
manque de crédibilité dont elles souffrent dans
l’opinion publique ? Fonder la relance de
l’indépendance du Québec sur une basse nationale
vertement critiquée par une majorité au sein de la
population ne nous apparut plus aussi logique qu’à
la première lecture.
La recherche d’une base plus solide et plus libre
s’imposait. D’où pouvait bien provenir la relance du
projet d’indépendance ? Qui pouvait bien inciter nos
partis politiques provinciaux et notre Assemblée
nationale à se pencher à nouveau sur le projet ?
La réponse saute aux yeux : les régions ! Lorsque la
politique du haut vers le bas a atteint ses limites,
il faut révolutionner la situation, c’est-à-dire
procéder du bas vers le haut. Quoi de plus logique
que de revenir à la base même du Québec, à ses
régions.
Le plan d’affaires pour réaliser l’indépendance du
Québec proposé dans ce livre par Me Guy Bertrand ne
sera réalisable que si les régions en assument
pleinement le leadership. Ainsi et seulement ainsi
pourront-elles lier à jamais l’indépendance du
Québec au développement régional et obtenir tous les
pouvoirs et les ressources nécessaires pour ce
mandat.
L’appel de Me Bertrand se résume en ces mots : «
Pour les instances nationales, l’heure n’est plus à
parcourir le Québec à la sauvette. Elles doivent
plutôt se préparer à partager la gouvernance du
Québec indépendant avec les régions. Et pour nous
tous, simples citoyens, l’heure est venue de nous
impliquer dans nos régions respectives pour
parachever le pays québécois sur une base stable et
solide capable de supporter toutes nos aspirations
régionales sur laquelle reposera notre destiné
nationale, notre pays. »
Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys
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